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La politique de santé et l'amazighité

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Opinion pour débat
la politique de santé du point de vue de l’amazighité
Par: Dr Abdelkrim Moumen

Au lendemain de l'indépendance du Maroc, la politique de l 'État marocain tenait à conserver l'acquis du protectorat et administrer les structures héritées sans s'occuper du reste. La Santé pour tous, promise pour l'an 2000 n'eut pas lieu. Les politiques adoptées depuis 5 décennies au mépris de notre Amazighité, notre méditerranéenneité et de notre Africanité ont lamentablement échoué. Et l'échec dans le domaine de SANTE PUBLIQUE constitue un des aspects de l'échec général de la politique sociale (et les 14 ministres qui se sont succédés à la tête du Ministère de la Santé ont fait preuve dans leur action d'indigence et de peu d'imagination.)
Cet échec incombe à tous, certes, mais particulièrement à la classe politique et à l'État, en effet, les jérémiades des premiers et le désengagement de ce dernier d'un secteur éminemment social sont suspects et démoralisants.
La politique de l'accès aux soins de base par la généralisation et l'obligation de l'Assurance maladie traîne en longueur et ne verra probablement le jour avant longtemps, faute de texte d'application et de mode de financement nécessaire.
Dans le domaine de Santé, d'énormes tâches restent à résoudre et à surmonter et se résument essentiellement dans la modernisation et la réforme en profondeur du système de santé:
-Repenser  une Politique de santé tenant compte de l'élément humain dans toute sa dimension (culturelle, linguistique, psychologique, socio-économique.....)
-Promouvoir la Médecine Traditionnelle Nord-Africaine (remèdes et pharmacopée ancestraux foncièrement Amazighes) en la débarrassant, bien entendu, de toute velléité de charlatanisme afin qu'elle soit sûre, codifiée, efficace et abordable. Cette Médecine Traditionnelle marginalisée, une fois réhabilitée, doit s'insérer dans une stratégie de développement humain intégré conformément aux recommandations de l'OMS à cet égard.
 -Développer une politique de Santé de proximité par la création au sein des Facultés de Médecines et des centres de formation du personnel paramédical des unités d’apprentissage de la langue  Amazighe et la rendre obligatoire dans la cursus universitaire et professionnel.
-Élaboration de programmes d’Éducation sanitaire et la Médecine préventive et de la prévention routière en Langue Amazighe à travers des émissions radiophoniques et télévisées, des spots publicitaires... dans le but évident d’atteindre et d’intéresser un large public.
-Revendiquer l’augmentation du budget alloué à la Santé publique qui ne représente actuellement que 5% du budget général de l’État (contre 7% dans les années soixante); la dépense  globale de Santé étant faible dans un contexte de cherté des soins et de biens médicaux par rapport au pouvoir d’achat limité; il est à rappeler que ces iniquités ne sont pas liées uniquement au financement mais à l’accès des populations dans les régions reculées aux soins de base.
-Instaurer et étendre un mécanisme viable INSTITUTIONNEL et solidaire d’assistance médicale des populations économiquement faible se concentrant dans le sub-urbain des grandes agglomérations et dans les régions délaissées à majorité Amazighophone.
(Dr Abdelkrim Moumen)

 

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