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mrayur  2005

(Octobre  2005)

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Pour la formation de grands pôles socioculturels amazighs mobilisateurs
Par: Ouachrine Lhoussaine

Si Les arguments de cette chronique de réflexions sur le constat de nos réalités controversées manqueraient de pertinence ou de justificatifs pour certains lecteurs, ceux-ci seraient bien aimables de me convaincre de leur éventuelle inopportunité et allègeront quelque peu le poids du pessimisme perdurant que secrète un environnement trouble, provocateur et inquiétant qui étouffe l'expression naturelle de la culture entitaire marocaine, l'amputant à chaque époque d'importants pans de sa richesse plurielle pour l'affaiblir, un travail ingrat de mécréants sournois qui mutilent la mémoire du peuple.
La provocation insidieuse, éhontée, outrageante est l'usage constant de la ruse grossière par les gouvernants et tous leurs supports politiques qui persistent à dénier aux communautés amazighes les moyens modernes où se dérouleront les débats autour des thèmes favorisant l'éveil culturel populaire que suscite le besoin pressant et manifeste du peuple amazigh. Un peuple revendiquant par le biais d'importants réseaux associatifs son histoire réelle et la valorisation de sa culture où mûriront en s'enrichissant par l'échange et le dialogue directs les orientations devant rendre cohérentes et complémentaires ses vastes composantes majoritaires qui couvrent chacune une partie du territoire national et qui auraient pu former de grands pôles au lieu du maillage régional actuel qui émiettent inutilement la nation: Le sud du Maroc,
le Maroc central et le nord du Maroc qui constituent
des espaces géographiques distincts. Débats où pourront s'étendre et s'analyser les champs lexicaux, poétiques, historiques, patrimoniaux... pour asseoir enfin la grande plateforme de l'entité nationale. poles regionaux et grands receptacles populaires diffuseurs de savoirs et rapprocheurs indeniables des populations par des moyens audiovisiuels qui devaient etre crees avant meme l’institution de l ‘ircam (institut royal de la culture
amazighe) et dès les années 60.
L'on ne pourrait à présent douter de la mauvaise volonté de responsables politiques incapables de gérer et de valoriser les potentialités vigoureuses
Nationales, car égoïstes dédaigneux et insensibles
aux aspirations et aux traditions vivaces des marocains. Au lieu de s'engager dans une politique réaliste qui aurait pu restituer au Maroc sa noblesse et ses élans solidaires légendaires, les pouvoirs et leurs supports partisans optaient à chaque fois pour des rapiéçages accouchant à chaque détour de ratages aux sinistres engendrements que la conscience humaine abhorre et qui endeuillaient et endeuillent de nos jours des milliers de familles
marocaines: Des centaines de prisonniers militaires ont vieilli à Tindouf. Localité qui dépendait du Maroc et qui était dirigée en 1939 par le Caid Mimoun d'Azrou. Elle faisait partie de la Région militaire de Meknès. Localité légitimement marocaine qui devint par la mollesse des dirigeants la honteuse prison des fils du Maroc. Il appartient aujourd'hui à nos concepteurs politiques d'expliquer au peuple les causes d'un tel sectionnement d'un territoire qu'avait toujours préservé la tradition patriotique amazighe; viennent ensuite les drames de milliers de jeunes marocains que jettent le hasard et l'absence d'amour du pays ainsi que la misère les aggravant dans les bras des mers qui les emportent; viennent les drames de milliers d'escroqués en plein jour et sous les chaudes promesses de gouvernants leur offrant d'errants châteaux sur LES OCEANS où ils gagneront des liasses de dollars en dansant; viennent les détournements de deniers de l'Etat et ses banques... L'on ne saurait énumérer tous les scandales révoltants qui finissaient par faire des marocains un peuple septique et indifférent aux discours de politiciens délustrés et inconséquents qui osent même déclarer à la TV et face aux millions de familles perplexes et désabusées qu'ils ENCADRENT LE PEUPLE....
Sûr qu'on se demandera quel rapport peut lier la culture amazighe et les ratages politiques de ceux qui présidaient depuis l'indépendance à la destinée du vieil empire... Alors quiconque aime ce pays et écoute ses pulsions profondes, sera confronté à l'amère vérité de la rupture flagrante qui intervint à
Partir des années 60 et qui s'aggravait le longs de décevantes années entre le marocain et son milieu ou son terroir, nid affectif qu'on allait extraire de la mémoire du marocain et de ses sentiments à coups de matraquages idéologiques d'importation qui l'assommaient en pleuvant partout sur son existence et dont on peut présenter brièvement les facteurs générateurs:
-Certes, TAMAZIGHT qui est comme toutes les langues humanisantes une langue née du livre sublime du monde qu'est la NATURE, émanation des milieux terrestres, harmonisant les rapports entre les groupes humains et entre ceux-ci et la terre a toujours rendu fort les facteurs psychosociologiques d'ancrage des populations dans leur TAMAZIRT N TLALIT (pays natal) où s'ennoblit affectueusement l'infrangible lien de socialité entre l'homme et son milieu, formant en lui par l'ascendance tellurique les sentiments de patriotisme. predispositions determinantes qui dinstingaient les dignes rois patriotes amazighs dont l’ancetre dynaste fut mas nsen (massinissa). quiconque, penseur intègre ou simple lecteur, qui lirait les guerres de YOUGUERTEN (Jugurtha) contre les romains, aura les cheveux hérissés sur le crâne et pleurerait même d'émotion.
Mais hélas, le travail de dissipation acharné, de mutations accélérées des mentalités, de lessivages et de gommages de tout indice pouvant révéler l'amazigh à lui-même, l'homme libre, a commencé avant le protectorat français et le colonialisme espagnol par des tolba "mauvais prêtres de l'islam" qui interprétaient les préceptes religieux selon leurs intérêts et au gré de leurs humeurs de prosélytes
ignorantins: la mythification de personnages très lointains qui n'avaient jamais mis le pied en Afrique du Nord, le charlatanisme, la fabulation, en bref une somme de procédés qui mettaient le taleb au centre de l'imaginaire populaire car détenteur de la clef du paradis. La taleb, surtout en pays montagnard où la sève virile est dense, se sentait diminué et réduit au statut de simple scribe devant uniquement consigner quelques clauses dans le registre des transactions et d'apprendre le coran aux jeunes enfants dans l'école dite Timzguida (école coranique) qui était souvent une tente chez les éleveurs transhumans ou une salle en dur dans les igherman (quartiers). Le taleb ou fkih n'avait aucune prérogative sur les Izerfan (lois) qui régissaient les rapports entre les communautés ou tribus, lois étendues aux tribus arabophones et connues sous le nom de BOULARBAA?, nom emprunté et légèrement déformé à Agraw n'ait rbaîne (le sénat des quarante).
(à suivre)

 

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