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  (Avril  2007)

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Pourquoi continuer d'occulter l'histoire d'imazighen?

Par: oulghazi hsaine occulter

Si l’histoire du peuple amazigh est injustement ignorée ou insaisissable dans sa totalité, cela ne signifie pas que les études historiques sont dépourvues d’objectivité. Faut-il donc lancer un appel urgent aux chercheurs pour mettre en quête tous les moyens documentaires dans l’intention d’enrichir la connaissance sur notre passé et attirer l’attention du commun des mortels pour une nouvelle réflexion sur une histoire tumultueuse mais authentique qui nous échappe?

Si on ignore beaucoup de chose sur Imazighen, nous n’oublions jamais que le peuple Amazigh est le premier peuple de l’Afrique du Nord: Tamazgha, son origine est amazighe. Il a laissé des impressions et des empreintes séculaires que l’on peut admirer pour toujours. Et conjointement l’histoire officielle qui ne déchiffre pas la série d’envahisseurs qui se sont succédés sur notre territoire (les Romains, les Vandales, les Byzantins, les conquérants musulmans etc...) se désintéresse absolument à tout ce qui définit l’histoire et la civilisation des imazighen. D’habitude j’écoute les émissions de la radio amazighe, certains programmes semblent très intéressants mais ces deniers jours je n’entends parler à tout moment que du Maghreb arabe. S’agit-il du début du compte à rebours pour la disparition de l’amazighité? Ou bien, s’agit-il d’un itinéraire vers la double identité des Imazighen? En effet, je lance un appel urgent aux responsables pour œuvrer en faveur de l’unité et l’intégrité territoriale marocaine au lieu de s’enliser dans des affaires délicates; véritablement, il n’y a pas question de s’engager dans une unité utopique aménagée avec le gouvernement algérien qui cherche par tous les moyens à asphyxier le Maroc ni avec le gouvernement libyen principal fondateur du virus qui a infecté le peuple et l’intégrité territoriale du royaume, et, l’unité avec la Mauritanie a été avortée en 1979. Ces pays cherchent à créer une unité artificielle dans le territoire où chacun constitue la partie intégrante de: Tamazgha.

L’idéal pour une véritable unité basée sur l’intérêt général est Tamazgha. Il faut le savoir, le roi amazigh Massinissa avait unifié Imazighen, il avait doté le nouvel Etat d’une administration efficace, il avait entretenu une armée régulière et redoutable, il attachait une grande importance au respect des traités passés avec les peuples voisins. Malheureusement, après sa mort, les romains trouvaient un appétit conquérant vers l’Afrique du nord. Saint augustin le philosophe amazigh qui recevait l’illumination divine s’était converti au christianisme, il avait mené des combats contre les donatistes qui se reposaient sur le mensonge et traitaient imazighen avec mépris. Vous le savez tous sûrement, la reine des Imazighen Dihya avait lutté, courageusement avec endurance, pour l’indépendance et la liberté de Tamzgha. Elle était l’âme de la résistance, elle combattait énergiquement et tenait en échec les conquérants. Mais sa politique de la terre brûlée l’avait rendue impopulaire chez les arabes qui la qualifiaient arbitrairement de sorcière et la surnommaient: la Kahena!! Au fil des jours, elle voit que son peuple est à bout. Elle s’adresse à lui une dernière fois et dit: «Frères Imazighen, même si le destin exige que nous baissions les armes et que dans les temps futures je ne serais plus là pour vous guider, je vous en supplie, en souvenir de moi, ne laissez jamais notre pays, nos terres, à l’envahisseur. Prenez soin de notre culture, de notre langue tamazight et de nos croyances. Si vous abdiquez devant l’ennemi, nos sacrifices n’auront servi à rien et ce sera la fin de notre civilisation.». C’est considérablement regrettable, après la disparition de la reine, les soldats arabes pillaient le territoire amazigh. Et, jusqu’à nos jours, Imazighen sont humiliés, marginalisés et dépréciés par les arabo-musulmans. Les autorités n’accordent aucune assistance aux imazighen qui vivent en difficulté.

Certainement, vous le savez aussi, la vaillance et la bravoure du leader amazigh Koceila dans les nombreux combats l’opposant aux conquérants du territoire amazigh; malheureusement, il est tombé entre les mains d’Oqba. Ce dernier qui se voit maître de l’Afrique du Nord n’agit plus avec discernement, il trouve la mort au cours du combat.

Ibn Khaldoune, l’amazigh de la dynastie mérinide, est le premier théoricien de l’histoire des civilisations, il a mis en évidence la spécificité de la civilisation amazighe qu’il distingue clairement de la civilisation arabe, il a écrit une véritable analyse à l’histoire du Maghreb: les prolégomènes. Il a écrit sur l’histoire des berbères. Malheureusement, il a été assassiné à Tlémcen en 1406.

Incontestablement, nul encore n’ignore que nos parents et nos grands-parents avaient mené une guerre farouche pour l’indépendance et la liberté contre deux armées organisées et lourdement équipées. Et, le mouvement nationaliste apocryphe «Principal héritier du protectorat français et espagnol» s’oppose catégoriquement à l’inscription des héros amazighs, qui se sont sacrifiés pour l’indépendance de la patrie, dans l’histoire officielle du pays, tels que: Mohamed ben Abdelkrim Khattabi, Moha ou Hammou Azayan, Assou ou Baslam, Ahmed Ahansal, et je m’excuse pour ceux que je ne cite pas, la liste est longue… Souvenez-vous des batailles d’Isli, Anoual, Lahri, Bougafer, Ait Baâmrane etc… Quel est leur degré d’importance dans l’histoire officielle du Maroc? Habituellement le rôle historique des imazighen passe sous silence dans les manuels scolaires de l’Etat de droit musulman; Imazighen se trouvent toujours isolés dans leur combat et les nationalistes sont solidaires par dissimulation de bénéfice au peuple palestinien. Mais, sachez surtout que l’histoire ne se limite pas aux activités officielles qui ne représentent, en faite, que le reflet intelligemment inventé pour une histoire authentique qui se déroule en dehors du champ privilégié.

Toutefois, aucun envahisseur n’est parvenu à soumettre les hommes libres. Le peuple amazigh n’a jamais oublié le dernier message de la reine Dihya qui incarnait les valeurs de son peuple amazigh qui garde à sa mémoire l’héroïsme de la courageuse reine. En effet, l'aire linguistique amazighe reste importante dans l’Afrique subsaharienne, dans les montagnes et dans le désert, où les conditions géographiques s’opposent à l’Arabisation, la langue amazighe est accentuée.

Si Imazighen ont leurs particularités culturelles, ils ont un rituel fixé par un ensemble de règles et d’habitudes consolidées par la tradition et la convention, ils ont leur mode de vie spécifiquement: l’habillement, l’habitat, l’artisanat, l’agriculture, l’art culinaire etc… Ils doivent ainsi former une unité solide pour pouvoir confronter toute éventuelle absurdité, contrecarrer les agissements aberrants, rejeter toutes les propositions aussi flatteuses que soient-elles et acquérir le droit légitime sur le plan économique, social, politique, identitaire, culturel, linguistique etc… Ils doivent s’abstenir de s’adhérer aux rangs des salafistes ou wahhabistes venus d’ailleurs pour être impliqué immédiatement dans une affaire du terrorisme. Depuis l’antiquité, Imazighen étaient monothéistes, ils ont des dispositions innées pour s’adapter à l’islam du coran et non pas l’Islam politique fondé sur des bases politiques et des intérêts narcissiques et égoïstes. Imzighen sont plus démocratiques, ils refusent les inégalités parmi les hommes, ils ont l’esprit ouvert, ils admettent la convivialité mais ils ne renoncent jamais à leur langue, à leur propre culture et à leur civilisation. Ce sont exactement les vertus enviées par les anti-amazighs qui, finalement, enflamment des diatribes contre notre amazighité et indûment ils refusent cette conception raisonnable. Je lance aussitôt un appel urgent aux Imazighen pour qu’ils soient sûrs de leur fait et passer en action pour lever toutes les diverses formes d'avilissement imposées à la cause amazighe qui demeure consciencieusement perspicace. Il faut que notre glorieuse histoire, le parcours du mouvement culturel amazigh, la déclaration de l’Organisation des Nation Unies sur les droits des peuples autochtones et le célèbre discours royal d’Ajdir servent de référence ferme et stratégique pour permettre aux militants amazighs d’aboutir au résultat satisfaisant attendu et les amazighophobes peuvent patauger en pleine politique-fiction!

Avant de terminer, je me trouve obligé de dire qu’en écoutant fortuitement à la télévision RTM qui diffuse son programme courant ‘’HIWAR’’ le 13.02.2007 à partir de 21H00, Mr Lachgar qui parle au nom de l’USFP a été interrogé: comment son parti peut se fier au peuple marocain afin de voter pour lui aux prochaines élections? La réponse était: «Nous allons présenter le bilan durant la période du mandat». En ce moment j’ai préjugé qu’il s’agit du lourd bilan des victimes du violent tremblement de terre qui a avait frappé la région d’Al hoceima, des enfants amazighes victimes de la vague du froid glacial, de la maladie et de la pauvreté dans la région de Khnifra et les sans abri victimes des fortes pluies et inondations dans les région de Ouarzazate et Errachidia. Mais j’ai pris conscience de la réalité en lisant un «Chouf t’Chouf» de Mr Rachid Nenni qui a dressé le bilan conformément à la déclaration d’un haut responsable USFP: «avant de prendre le pouvoir, tout ceux qui insultent le gouvernement ont été cités à comparaître devant la justice et ils sont immédiatement incarcérés; aujourd’hui, l’USFP a pris le pouvoir on peut insulter le gouvernement sans crainte d’aller à la prison, c’est une grande réalisation, dit-il!!». Et pourtant, je lis rouge sur blanc la déclaration de Mr le ministre de la communication en pages 26 et 27 de Maroc Hebdo n° 731 du 09 au 15 février 2007: «Il y’aura toujours de la prison dans le code de la presse».

Conformément aux exigences de la situation conjoncturelle, je lance un appel urgent surtout aux partis politiques pour qu’ils sachent que le discours démagogique à la veille des élections législatives est devenu caduc et le fait de pratiquer la politique du pire, d’humilier les innocents, de faire des promesses en l’air en plus du mutisme du gouvernement devant les doléances du peuple sont les plus grandes et les plus graves insultes. L’adage amazigh dit: «our yaksoul ouanna g yagh d ouanna iss irqqan» (celui qui se brûle n’est pas comme celui qui se chauffe).

Je conclus encore par un appel urgent à tous les marocains pour mettre fin aux luttes fratricides, cesser de fronder les uns les autres et s’investir dans la lutte pour l’édification d’un Maroc démocratique où le respect des droits de l’homme et la justice sociale règnent sans tabou et sans haine.


 

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