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  (Septembre  2008)

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Soumettre ou détruire

Par Anarouz SAADANI (Khénifra)

L’Amazigh, de par la malédiction géographique qui le guette, est exposé aux multiples bouleversements cataclysmiques entraînés par les différentes vagues d’envahisseurs qui ont déferlé sur son territoire. Garder son âme malgré les aléas de l’histoire relève d’un effort pharaonique. Cependant, l’Amazigh n’est pas arrivé au bout de ses peines. Car, privé de tous les moyens de résistance, il subit au vu et su du monde entier un foudroyage intégral mené ses dernières décennies par les régimes totalitaires panarabes détenteurs du pouvoir absolu en Afrique du Nord.

La folie diabolique de violence et de répression dont ces régimes font preuve, éteint le cri amazigh dans le sang: écrasement du peuple touareg, répression des imazighns de Libye et d’Algérie, exactions infligées aux militants amazighs au Maroc, marginalisation et mépris des imazighns de Tunisie… et toute cette «guerre sainte» est soutenu par le pétrodollar arabique.

En parallèle à ce travail de «pacification» interminable, le peuple amazigh est soumis, surtout avec l’essor de l’audio-visuel à une harangue démagogique qui bâtit ses palais idéologiques avec les gravats d’un discours monolithique obsolète. Une guerre sémiotique est engagée par les institutions médiatiques et autres pour stigmatiser les symboles amazighs ou les réduire à un folklore sans âme. Ces propagandes œuvrent inlassablement à mythifier le système de valeurs et la pensée arabes au détriment du patrimoine amazigh précieux parce que authentique, millénaire et ouvert à tous les vents et à toutes les cultures. L’endoctrinement idéologique forcé est intensif et vise à dompter l’amazigh et à le réduire à l’esclavage. Les Etats panarabes en place imposent les symboles de la pensée mythique arabe pour jeter l’amazigh hors de lui et le vider de son âme.

On l’a vu, au mépris de la vérité historique et de notre intelligence, le Makhzen fête le 1200e anniversaire de l’Etat marocain. Notre histoire, d’après la propagande officielle, remonte à l’arrivée énigmatique d’un certain Idris fuyant l’enfer de l’Arabie. Il s’agit ici d’une quête fébrile d’un mythe fondateur et d’une légitimité historique tout en écartant toutes les vérités à connotations amazighes. C’est un acte de dénégation du fait et de l’histoire amazighs. C’est dans le sillage de ce mythe fondateur que s’inscrit la non reconnaissance officielle de l’amazighité et son bannissement de la sphère institutionnelle et publique. Tout ce travail laborieux qui se fait à tous les niveaux a pour objectif de mythifier cette mémoire officielle qui n’a de fondements que ceux inventés et montés de toutes pièces.

Il n’y a rien d’extravagant aujourd’hui que de vouloir promulguer des lois pour mener une politique d’arabisation forcenée pour transformer intégralement l’identité d’un peuple qui refuse de devenir un autre. Ce genre de lois sont l’une des armes de destruction massive qui sera le dernier recours des valets du panarabisme pour parachever l’œuvre coloniale des «saints ancêtres» qui avaient fait semblant de propager «les lumières» de leur «sainteté» alors qu’ils avaient apporté des pioches pour nous déraciner. S’il est une histoire inondée de sang, d’indignités et d’injustices, c’est bien l’histoire de cet arabo-islamisme qui n’a jamais cessé de martyriser le peuple amazigh indomptable.

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