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La Jemâa: Catalyseur du développement endogène ou structure rationnelle d’intermédiation?

Par: Mohammed BENIDIR (Winwadilne Saghrou)

Les dynamiques associatives se présentent dans les dernières années à l’échelle locale comme de véritables concurrents des élus locaux dans le champ du développement. Elles sont de nouvelles «élites locales» modernisatrices, concertantes et militantes œuvrant de manière à produire un changement au sein d’une collectivité (1). Plusieurs facteurs, ayant conduit à concrétiser certes leur poids inévitable en matière de gouvernance territoriale et du développement local (notamment le désengagement de l’Etat, la crise de la démocratie représentative, le niveau d’instruction, la flexibilité qu’offre la jemaa comme capital social et humain, l’apparition du revenu non agricole, la détérioration écologique, etc.), favorisent par conséquent la floraison des associations villageoises de développement (AVD). En bref, toutes ces mutations reflètent grossièrement le changement des structures sociales et «l’interdépendance des groupes au-delà du village lui-même» (Desroche et al, 1971).

À ce titre, le village s’est considéré comme un auto-référentiel majeur de la communauté rurale dans la promotion sociale par différents projets du développement local intégré. C’est au sein des communautés qu’émergent territorialement divers acteurs ou pour reprendre Max weber deux «agirs» sociaux. L’un repose sur une appartenance comme subjectivement (ressentie et traditionnelle) – la solidarité mécanique, tandis que l’autre s’appuie sur l’identité des intérêts ou sur la liaison d’intérêts (matériels ou des valeurs) – solidarité organique, rationnellement motivée. Mais cette distinction weberienne entre ces deux types idéaux, la communauté et l’association, s’échoue empiriquement devant la réalité sociologique du Sud-Est marocain, eu égard à la toute somme juxtaposition entre tradition et modernité dans le processus de mise en œuvre des projets de développement par les acteurs associatifs émergents. Les institutions ancestrales et coutumières constitueraient, à juste titre, un appendice auquel les élites associatives villageoises se réfèrent dans la promotion d’un prétendant développement local viable et fiable.

Quelle qu’en soit la catégorie d’élite (acteurs instruits, jemaa, femmes-leaders), leur action est alimentée de façon concomitante par la logique binaire de dedans et de dehors. Tous ces acteurs sont simultanément des principaux leviers de la «bonne gouvernance», processus qui suggèrent, dans cette perspective, «la lutte pour la «participation» des acteurs locaux pour leur propre développement dans le respect de leurs «traditions» (Atlani-Duault, 2003-a : 183). Compte tenu d’ancrage des AVD (Associations villageoises de développement) dans les cultures des populations que les projets de développement en nieraient spécificités et dynamiques, celles-ci seraient de nouvelles formes de «résistances» et constitueraient ainsi la voie d’une alternative au développement conventionnel (Atlani-Duault, 2003-b : 176). Les discordances que génère l’approche classique de ce processus inciteraient les élites issues de ce secteur principalement non lucratif à la prise en compte de nouvelles méthodes du développement social intégré.

Malgré leur dépendance à l’Administration ou à l’autorité locale, la gestion des parcours, l’hydraulique villageoise, la gestion de l’eau potable sont autant des champs dans lesquels interviennent encore la jemaa. «Les promoteurs du développement rural contractuel et participatif et, plus récemment, ceux de la société en milieu rural essaient de tirer profit de son efficacité pratique et de son caractère flexible (Rachik, 2001: 151). À ce niveau, la formation historique, le type du lien social, la répartition du pouvoir social (Leca, 1997) sont tellement des paramètres embryonnaires de la société civile en milieu rural. Quoique impulsées par les facteurs exogènes, les associations villageoises confèrent aux nouvelles élites rurales la faculté de s’intégrer dans la multiplicité des associations, et de «tisser du lien social» (2), entre l’individu et la communauté, propriétés sous-jacentes de la jemaa. Par le biais de ce capital social qui en résulte, «le processus d’intégration, conforte «l’effet-territoire», autorise les choix de préférence identitaire et, d’une manière générale, encourage les comportements d’auto-référencement qui constituent incontestablement des atouts pour un territoire en termes d’attractivité» (Teisserenc, 1994 : 166 et 215).

Il est clair d’emblée que la jemaa comme signe précurseur et pierre angulaire de toutes les institutions (Amahan, 1992, 1999) en matière de gestion des biens collectifs, puisant ses sources dans la coutume (Izerf), a évolué vers l’acteur du développement local et de la démocratie à la base. Face à la société civile officielle, elle représente pour une part une société civile non officielle fonctionnant à l’oral et à une écologie sociale authentique. Comme ce qui est désigné en apparence comme société civile dans la mesure où des jemaas seraient constituées en associations légales afin de réaliser des actions collectives (Rachik, 2001; Chaker, 2004). On assiste, dans ces circonstances, à l’hypothèse de récupération par les élites rurales de l’esprit associatif et coopératif traditionnel dans une association moderne. Les unités sociales traditionnelles constituent progressivement le prolongement perceptible du mouvement associatif moderne (Bergeret et Combaz-Fauquel, 1971).

En effet, le caractère flexible de la jemaa conduit volens nolens à l’amorce des élites de la société civile en milieu rural, l’habitude de ses leaders aux actions collectives, la disposition des outils sociaux et juridiques pour les mener à terme constituent, très souvent, les germes de la transformation des institutions dites traditionnelles voire informelles, en organisations modernes de la société civile. En terme de démocratie locale et du micro-gouvernement, la jemaa, incontestable institution authentique désuète ou dépouillée, selon d’aucuns, (Pascon, 1986 ; Taghbaloute, 1992) de ses prérogatives originales, se mue en une simple institution intermédiaire ou de régulation entre les populations, les pouvoirs publics et les responsables des projets ou les bailleurs de fonds. Elle se présente toujours comme un dispositif d’intermédiation (3), fût-il rationnel, et non pas comme une institution légitimement autonome quant à ses structures et ses élites. Plus trivialement, la jemaa dont parlait Ange Koller est fort bien différente avec celle qui se manifeste actuellement dans les actions de vulgarisation et dans les circuits de développement local. Le lien entre elle et le groupe d’élites associatives ou communales a des effets à géométrie variable au prorata des règles qui s’y jouent. Parfois, la jemaa s’allie avec l’élite instruite qui à son tour profite de cette position au sein de l’écologie traditionnelle afin de prendre parti dans les arènes politiques locales. Dans d’autres cas, les règles du jeu entre ces acteurs dans le terrain du développement génèrent tantôt affrontement tantôt chevauchement, tout en laissant à vrai dire aux élites officielles des grandes marges de manœuvre. D’où tous les phénomènes de surpersonnalisation et de sites de patronage en termes de gestion de développement local dont le principe en est non plus : «les plus capables dominent, c’est la loi de sélection de l’élite par elle-même», un principe auquel A. Koller faisait désormais référence (Koller, 1954 : 43).

Bien que les associations des usagers des eaux agricoles et, dans un moindre degré, les associations des usagers de l’eau potable soient un champ où s’exprime fréquemment la dynamique endogène de la jemaa via les élites rurales traditionnelles en pleine recomposition, leur action reste liée à l’Etat, aux responsables de projets et aux bailleurs de fonds. Elles sont le fait d’une conditionnalité certaine de ceux-ci et non pas une revendication exprimée par leurs élites à la base. Certes, la prolifération de ce genre d’associations techniques s’explique par les exigences qu’imposent les bailleurs aux services de l’Etat de créer des interlocuteurs locaux circonstanciels dans le domaine de participation au développement (Ait Hamza, 2002: 37). À l’ère du désengagement de l’Etat et de la prolifération de l’aide humanitaire au développement, les phénomènes de courtage et d’intersection n’apparaissent pas ex-nihilo dans la relation triade leaders associatifs-élus locaux-communautés rurales, mais aussi et surtout au niveau de l’Etat lui-même. Celui-ci «assume en effet un nouveau rôle: celui d’intermédiaire entre bailleurs de fonds et ONG locales» (Denoeux, 2004). Dans ces conditions, le local n’est pas pour autant un territoire apprenant (Jambes, 2001) et construit (4) enclin à s’autogérer et à s’autogouverner, mais un organisme dûment prompt à toute surveillance, contrôle, orientation et encadrement par le haut. La jemaa et toutes les institutions corollaires qui en sont liées ont besoin, il est vrai, de déposer un papier légalisé chez l’Administration pour être reconnues et pour avoir crédibilité (Ait Hamza, 2002).

Dans un tel contexte, la quasi-totalité des associations AUEA et AUEP a être créée dans le cadre d’un projet financé par un bailleur de fonds, le PNUD en l’occurrence. La majorité des associations d’irrigants est fondée selon une démarche descendante (PNUD, ORMVA, et autres) à l’occasion de différents projets à savoir, le projet du développement du bassin de Oued Dades, le projet de développement communautaire dans le Haut Atlas central (Le massif M’goun), le projet de conservation de la biodiversité par la transhumance dans le versant Sud du Haut Altas (PCBTHA) et bien d’autres.

Dans le cadre du deuxième projet, concernant le développement communautaire dans le Haut Atlas central (Le massif M’goun), six associations de bénéficiaires de l’eau potable et une pour la gestion des bains parasiticides. Elles étaient créées au fur et à mesure de la réalisation des aménagements suite aux réunions de sensibilisation menées par le projet. Points d’appui dans toute politique du développement rural, comme l’a été démontré, la composition, la compensation et la synergie, par les services sectoriels, entre les usagers et leurs intérêts immédiats, sont toujours des conditions obligatoires (Fay, 1976). Du point de vue des responsables du projet, ces formes sont une sorte d’adaptation, dans leur fonctionnement, aux méthodes de gestion moderne toujours dans l’esprit communautaire et d’entraide largement enracinées dans la zone. Tous les membres de chaque association sont à la fois usagers et décideurs. Les membres sont des hommes représentant chaque foyer comme la jemaa traditionnelle. Et Les organes de chaque association sont de deux catégories de décision et d’exécution.

Le PCBTHA (5) en cours accorde dans le même registre une place de choix à la création de diverses organisations pastorales, les impliquant dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans intégrés. Mais, comme déjà prouvé, les dépits qui planent sur ce projet, quant aux résistances, aux oppositions des tribus non impliquées et aux phénomènes de récupération, de détournement sociologiques, échappent à la durabilité de ces organisations pastorales fussent-elles créées dans ce cadre (Benidir, 2007).

La gouvernance associative chez ces élites a démontré à maints égards ses imperfections. Les pouvoirs et les contre-pouvoirs sont déséquilibrés, les risques ne sont pas évalués ou prévenus, et la transparence et la responsabilisation, ingrédients indispensables de la «bonne gouvernance», sont, il est vrai, vidés de vitalité et d’essence. Dans la majorité des associations d’aménagements et de maintenance des équipements hydro-agricoles, de gestion de l’eau potable, rarissimes sont celles qui «se réunissent régulièrement, rédigent des procès verbaux, détiennent une comptabilité conforme aux règles et maintiennent l’équilibre entre les dépenses et les recettes. Les comités directeurs ne subissent pas de renouvellements périodiques. Les comités ne prennent pas l’initiative et la population se confine dans la critique et l’attente» (Ait Hamza, 2002). En plus, la nature de leadership de ce genre d’associations, où le traditionnel pèse énormément, correspond bel est bien à une sorte de leadership situationnel doué d’un âge mûr, ne serait-ce parce qu’il est difficile pour un individu de commencer à mobiliser ses subalternes. Les leaders associatifs sont très souvent incommodés avec les complexités de régulations bureaucratiques de droit positif que procurent à forte raison les textes régissant les AUEA, les AUEP ainsi que la loi 10-95 sur l’eau. Le management local est source de controverses, de rhétoriques, de mobilisations et protestations collectives à l’égard des élus locaux. La quasi-totalité des élites associatives refuse la participation par les craintes de récupération qui les déroutent. En un mot, le constat est que l’instauration d’un système autorégulé et durable, axé sur un bon leadership rural, par tous les acteurs ascendants ou les bailleurs de fonds et les services sectoriels, est fortement malaisé.

Pour fonctionner, un système irrigué a besoin, en revanche, d’un ensemble complexe, négocié, adaptable, de règles à différents niveaux d’organisations, il a besoin de dispositifs de contrôle et de sanctions, qui vérifient que les acteurs observent ces règles. IL a besoin d’un mécanisme de régulation de conflits, de procédures pour renégocier et modifier les règles de besoin s’en fait sentir. C’est un ensemble de règles et de procédures qui constituent les institutions de gestion du système, qui se veut autorégulé et durable. Au demeurant, pour promouvoir le développement de ce genre d’élites-associations (AUEA, AUEP), la bonne gouvernance associative est tributaire de la participation des usagers à la conception du projet, à la surveillance de la qualité du travail réalisé, à l’examen des comptes à partir desquels sont déterminées leurs responsabilités financières, protection des droits coutumiers et tous ceux existants ou définis par l’occasion, et se retournée contre les prestation de services si des malfaçons sont découvertes après la mise en œuvre du réseau (Orstom, 1992). Le respect de ces garanties par les nouvelles élites rurales, émergeantes du tissu associatif dans la gestion des biens collectifs, est d’une condition sine qua non de tout développement local.

Les rapports entre les projets initiés par le haut et les associations qui en constituent l’ossature indéniable – tels qu’ils sont analysés ci-dessus - dénotent avec justesse que les projets du développement sont la maxime fondatrice de ce genre d’organisation associative. Nécessairement liées aux projets, ces associations deviennent des fantômes qui dormiront une fois les travaux sont terminées, en attendant du nouveau financement un «interlocuteur local». La multiplication des projets, aussi épars et dispersés qu’ils puissent paraître, appliqués à Ouarzazate révèle, à bien des égards, ce jugement. Quel qu’en soit le domaine d’intervention, conservation de biodiversité, hydraulique villageoise, lutte contre la désertification et l’ensablement, intégration sociale, alphabétisation, etc. Tous ces projets impulsés depuis l’indépendance à nos jours se heurtent aux problèmes de dispersion quant à leurs unités éphémères et non durables. Chaque projet tend à se comporter en institution autonome et souveraine, étanche par rapport aux autres projets et par rapport à l’administration locale(6). La disparition d’un projet signifie à peu prés toujours la disparition des activités qu’il impulsait et l’érosion des structures qu’il créait. Ces structures associatives qu’elles soient coopératives ou comités apparaissent surtout comme des tickets d’accès aux ressources des projets. Elles sont perçues généralement comme des groupes d’intérêts particuliers, constituées par qui ont su se positionner comme des interlocuteurs locaux des projets. Finalement, ces structures sont la résultante des initiatives extérieures, et non pas des dynamiques endogènes.

En définitive, la mobilisation des nouvelles élites rurales issues du champ associatif dans le cadre du développement local pourrait conduire à deux chemins. Tantôt, elles confisqueraient le pouvoir appartenant aux élus locaux en appliquant une stratégie similaire à ceux-ci. Cette reconversion des élites associatives en élites communales tend à perdre «la légitimité des associations au profit des communes» (Lacroix, 2005 : 165) et à diluer par ailleurs l’action des organisations associatives. Tantôt, eu égard aux actions de requalification socioéconomique des territorialités aux prises avec les élus locaux et indépendamment de l’Etat, la relation entre les deux catégories d’élites et entre les groupes d’acteurs locaux et l’Etat pourrait endosser cette fois-ci, et ce, selon une action organisée, des cadres de mobilisation et de protestation collectives. Ceux-ci pèsent sur des discours de motifs puisant au fait dans le vocabulaire du mépris, de détresse et d’exclusion sociale. Ils prendraient un élan fort d’autant que leur construction s’arc-boute sur un design politico-identitaire. En termes de l’analyse des mouvements sociaux et d’action collective, les événements Tagrest Tabrekant de Boumanle Dades, de Safrou et très récemment de Sidi Ifni sont là. Ils nous interpelleront!

BIBLIOGRAPHIE

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Notes

1 (Teisserenc, 1994 : 161). À ce titre, Alain Touraine définit le changement comme étant « l’œuvre d’un agent qui impose à cette collectivité sa propre transformation en interprétant des pressions extérieures pour vaincre les résistances des systèmes de reproduction ». (Touraine, 1984: 236).

2 La question du lien social exige donc « de prendre la mesure de l’univers des signes où se meut l’esprit humain et qui tout à la fois le sépare de, et le relie à l’univers des choses ». (Supiot, 2004 : 4).

3 L’intermédiation fut jadis une fonction qui leur est dévolue par le par le dahir du 21 novembre 1916, modifié par celui du 11 mars 1924, instituant des jemaas administratives pour représenter juridiquement les tribus ou fractions de tribus qui constituaient à l’époque les véritables collectivités rurales sur les plans administratif, économique et juridique. Elles sont alors créées pour jouer le rôle d’intermédiation entre la population soumise et la nouvelle administration. ( Taghbaloute, 1992 : 206).

4 A l’inverse « du territoire donné ou institutionnel qui est la portion d’espace (le plus souvent d’un découpage infranational) constitué à travers l’objet de l’observation, le territoire construit est le résultat d’un processus de construction par les acteurs. Tandis que le territoire donné est un territoire préexistant et a priori par lequel on ne cherche pas à analyser la genèse et les contradictions d’élaboration, le territoire construit n’est pas postulé, il est constitué a posteriori ». (Pecqueur, 2005 : 299).

5 Projet de Conservation de la Biodiversité par la Transhumance dans le versant sud du Haut Atlas.

6 En termes d’anthropologie du projet, celui-ci, « bilatéral ou multilatéral, apparaît comme une sorte de petit îlot de bureaucratie fonctionnelle, bien doté, sous perfusion, avec une surveillance externe rapprochée dans un océan d’administration locale incapable, misérable et bondonnée à elle-même ». (J.- P Olivier De Sardan, 2002 : 13).

 

 

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