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Emprisonnement et vengeance: L’amazighité en captivité

Par: Anarouz SAADANI – Khénifra.

 

16 octobre 2008, la Cour d’appel de Mekhnès a prononcé un sévère verdict à l’encontre des détenus politiques amazighs pour une affaire de meurtre montée de toutes pièces, et qui remonte au mois de mai 2007. A l’issue d’un procès des plus scandaleux, de lourdes peines ont été infligées surtout à Mustapha Oussaya et Hamid Adouch (12 ans de prison ferme et 80000 dhs d’amende). C’est le dénouement pour lequel le Makhzen a opté pour mette fin à un feuilleton judiciaire unique en son genre et qui a débuté à Mekhnès en mai 2007 lorsque des milices basistes ont déclaré les hostilités contre les militants amazighs au sein et à l’extérieur de l’université.

Ce feuilleton judiciaire qui a duré plus d’une année et demi doit être l’un des procès les plus spectaculaires de ce pays-ogre qui n’a jamais su protéger ses enfants contre les injustices, la misère et la détresse. La machine judiciaire infernale qui n’est qu’une boîte de résonance du pouvoir n’a pas tremblé en infligeant un sort cruel à de jeunes militants pacifistes dont le seul tort est de crier haut et fort leur amazighité et leur détermination à se libérer du joug d’une idéologie oppressive.

Par ces peines condamnables et odieuses, le Makhzen entend ruiner ces jeunes militants et les condamner à répéter sous forme d’un chant funèbre un vers de Breton: «adieu le ciel et la maison [et l’horizon] ». Car dilapider les plus beaux jours de sa vie dans des cellules exiguës, encombrées et obscures et en compagnie d’une engeance d’ivrognes, d’assassins et de bandits de grands chemins aura l’effet d’un chamboulement tellurique capable de réduire à néant les ambitions d’un homme convaincu.

C’est aussi un message clair que la Makhzen, encouragé par l’impérialisme arabe pétro-dollarien, compte transmettre à tout amazigh conscient de ses origines, fier de son identité et déterminé à défendre son exception et sa particularité. C’est un sort tragique qu’on lui réserve. Il faut le dire, les détenus politiques amazighs ont été jugés et condamnés sur la base de leurs idées et de leurs convictions.

On le sait depuis toujours, le discours tenu par la propagande officielle qui prône la différence, la tolérance et la pluralité n’est qu’illusion et poudre aux yeux. Dans la réalité des faits, l’amazighité est abhorrée et considérée comme un fléau dangereux capable de miner l’empire arabe bâti sur le sang des autres.

Malgré les guerres sans limites que le Makhzen livre aux imazighns dans ses institutions, ses medrasas, ses médias et ses mosquées, malgré les prisons qu’on leur prépare et les incertitudes dans lesquelles on les projette, imazighns ne manqueront jamais à leur devoir ancestral. A la manière de Gandhi, chacun dira incessamment dans les profondeur de son âme: «vous aurez mon corps mais vous n’aurez jamais mon âme».

 

 

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