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Est-il possible de promouvoir tamazight?

Par: Oulghazi Hsaine

 

L’amazighité dans ses dimensions linguistique, culturelle, historique, anthropologique, sociale, etc. constitue incontestablement le fond marocain. La langue tamazight est le système d’une communication doté des propriétés qui entrent dans la définition scientifique des langues naturelles vivantes. Néanmoins, la pratique politique intransigeante de l’Etat de droit «dit : musulman» et des organisations politiques unitaires avait conduit à l’exclusion de la langue, de l’identité, de la civilisation et de la culture amazighes. Cette vision idéologique chauvine a faussé illégalement l’identité nationale, elle a éliminé l’amazighité dans la constitution de l’Etat marocain et s’oppose à toute action favorable à la culture amazighe!

Devant cette situation imméritée, l’émergence du mouvement culturel amazigh devient un renforcement pour la renaissance et la conservation de notre culture et de notre civilisation séculaires. La création, par la plus haute autorité du pays, de «l’institut royal pour la culture amazighe», l’introduction de la langue amazighe dans l’école publique du pays semble être une victoire pour le peuple marocain. Mais pour promouvoir cette langue millénaire il serait très indispensable de l’introduire surtout dans les médias nationaux et dans les institutions de l’Etat. Tamazight est relativement reconnue dans certains pays de Tamazgha et menacée dans les autres où la ségrégation raciale atteint le point culminant. Au Maroc, conformément aux directives royales, la langue amazighe est enseignée dans certaines écoles de l’enseignement public. Mr le ministre de l’enseignement marocain avait saisi cette occasion pour dire : « nous n’avons pas le droit à l’échec ». Mr le ministre de la communication a promu une meilleure intégration de l’amazigh dans les médias publics et il s’est engagé, dans plus d’une déclaration officielle, de mettre en service la chaîne de la télévision en langue amazighe, mais, seul le bon dieu sait quand est-ce qu’elle verra le jour. Malheureusement, c’est déjà dit : « bien dire ne dispense pas de bien faire ». Il s’agit parfois de promesse sans sincérité, notre langue amazighe, frappée par l’ostracisme, demeure humiliée dans les multiples chaînes de télévision arabophones, on parle encore de dialecte et du folklore! Sans aucun raisonnement, la politique de l’autruche des vrais racistes fait naître le vrai problème amazigh, certains médias arabophones qualifient abusivement les défenseurs des droits légitimes amazigh: d’activiste séditieux!! Par une réflexion haineuse, les arabophones radicaux, qui prétendent bouleverser tout en profondeur, expriment leur solidarité avec Gaza par la condamnation de l’amazighité! Au moment ou Imazighen ne disposent pas d’avions bombardiers ni de lance missiles et ils n’ont aucun intérêt pour attaquer les territoires arabes; ils n’ont pas un pouvoir d’opposition au conseil de sécurité de l’ONU pour paralyser ou arrêter les agressions. Quelle politique odieuse!? Stopper la marginalisation de notre culture, cessez cet inutile bavard intarissable! C’est encore regrettable, le discours officiel, inconvenant, de l’Etat et des organisations politiques panarabes chauvines soutiennent arbitrairement leur opiniâtre attachement au monolinguisme du pays!! Décidément, pour réprimer la voix du peuple libre, le pouvoir autoritaire de l’Etat condamne à de lourdes peines les détenus politiques amazighs! Il faut souligner qu’en réalité, les forcenés du nationalisme xénophobe nourrissent un culte exagéré pour la nation et portent atteinte aux intérêts extrêmes du pays. Dans son discours équivoque et en relation avec la cause amazighe, le porte parole du gouvernement marocain juge que la lettre adressée par des membres du CMA au parlement européen porte atteinte aux intérêts de la nation alors qu’Imlazighen encouragent la diversité culturelle et la politique d’ouverture sur les autres. En fait, le véritable intérêt de la nation est le respect des droits humains et la satisfaction immédiate des revendications légitimes amazighes. Le pouvoir politique de l’Etat marocain fait toujours deux poids deux mesures, il interdit les prénoms amazighs, il marginalise tout être humain amazigh, il refuse la réforme des programmes éducatifs qui falsifient notre histoire et nient notre amazighité, il rattache arbitrairement la civilisation marocaine aux origines orientales, il refuse de reconnaître toute caractéristique africaine à la civilisation amazighe etc.! Les forces de l’ordre répriment violemment toutes les manifestations pacifiques du comité de soutien qui dénonce la répression et réclame la libération des militants légitimes de la cause amazighe arbitrairement incarcérés dans les établissements pénitenciers du Maroc!

Pour une bonne raison, l’art de gouverner un pays requiert d’agir avec un esprit très prudent et prendre en considération l’intérêt général du peuple. Chez nous, l’abnégation fait défaut et la politique de l’insouciance du danger l’emporte! Le gouvernement qui décrète, en dépit du bon sens, le projet de la loi de la route sans tenir compte de l’intérêt général du pays a porté sur les nerfs et impatienté les professionnels du secteur des transports routiers et les syndicalistes qui défendent leurs intérêts communs. Le déclenchement de la grève nationale allait susciter la colère populaire et il a failli conduire notre pays vers une crise sans précédent. Il faut en conséquence accorder le temps de réflexion avant de décider ; il fallait agir avec un comportement très raisonnable et avec une conception irréprochable du dialogue social pour trouver un accord consensuel et clair entre les associations professionnelles du secteur du transport et le gouvernement. « Il faut tondre ses brebis et non pas les écorcher » et « il faut rendre à César ce qui appartient à César et à dieu ce qui est à dieu », dit-on!

En effet, la 6ème année de l’introduction de tamazight dans le système éducatif national marocain touche à sa fin. Je m’arroge le droit de demander le bilan ; effectivement, la première année a été accueillie avec une grande ferveur. La 2eme et la 3eme année ont éveillé la méfiance quant aux chances du succès de cette résolution. Finalement, à la fin de la 4eme et la 5éme année j’oublie que ma langue maternelle est introduite dans le système éducatif du pays! Je n’ai pas une mémoire courte comme l’ambitionnent certains répréhensibles mais je ne vois pas le résultat convenablement souhaité. Cela rentre incontestablement dans le cadre de l’irrégularité de l’Etat marocain et de ses gouvernements panarabistes unitaires. Le destin donnera-t-il la chance pour une issue favorable aux années à venir de l’enseignement de notre langue maternelle? Je ne nie pas les efforts louables des enseignants mais je regrette beaucoup les énormes difficultés qu’ils rencontrent à la suite de la négligence (sur le plan administratif et technique) du ministère de l’enseignement public, le manque de la distribution des manuels scolaires, l’insouciance de certains délégués régionaux de l’enseignement public, l’incoordination entre le ministère de l’enseignement et l’Ircam malgré l’approbation du partenariat pour faire réussir cet irréfutable projet crucial… Qui s’oppose donc à la promotion de la langue tamazight? Eh bien, ce sont les imprégnés de l’idéologie totalitaire ségrégationniste et, malheureusement, certaines brebis galeuses qui se trouvent étrangères à elles mêmes et mènent aveuglément la guerre d’usure contre l’Amazighité. Ces dévoyés qui ne suivent pas les règles de la morale et de la bonne conduite sont égarés, ils écartent la doctrine reçue, ils s’éloignent de la discipline à suivre et ils n’attachent aucune importance à la culture, à la langue ni même à l’identité amazighe! Pubililius Syrsus disait : « Il faut appeler méchant celui qui n’est bon que pour soi ».

Pour sauver notre langue, notre identité, notre civilisation et permettre aux imazighen de révéler leur être au monde, le centre de l’aménagement linguistique de l’Ircam doit communiquer avec le tissu associatif culturel et les intellectuels amazighs avec la participation des parties et des composantes de tous les courants de la pensée présents dans le paysage culturel et politique des pays de Tamazgha et de la diaspora pour désigner un comité ad hoc capable de remplir la mission de faire une étude étymologique et élaborer une stratégie qui vise d’abord à standardiser la langue amazighe puis agir pour son introduction effective dans tous les domaines, même si cela parait pénible, avec le sens du devoir tout est réalisable. Ensuite, il faut s’arranger pour mettre à la portée du public le lexique, ‘’AMAOUAL’’, qui réunit de façon synthétique les éléments aussi divers du vocabulaire et des principaux noms propres de l’espace culturel que connaisse la langue tamazight dans sa perspective la plus large en vue de faciliter la tâche à tous ceux qui veulent perfectionner l’emploi de cette langue amazighe très riche en synonymes et capable de devenir la langue nationale et officielle dûment reconnue par les constitutions adoptées par les Etats de Tamazgha ; impérativement soutenue, développée et enseignée à tous les niveaux et pour tous les citoyens. Les conventions signées entre l’Ircam et les institutions publiques doivent être rigoureusement respectées, autrement dit, il faut tirer la sonnette d’alarme! L’Ircam n’est pas une entreprise lucrative, c’est une institution académique qui doit œuvrer pour les droits naturels de l’amazighité, favoriser son développement, son expansion et son succès. Il faut le savoir, l’Ircam n’a pas été créé pour apprivoiser l’élite amazighe. Tous imazighen doivent inévitablement s’unir pour contribuer à la vulgarisation de l’héritage authentique amazigh, collaborer pour une véritable réussite de l’enseignement de la langue amazighe et son intégration dans les institutions de l’administration publique et dans la vie quotidienne de tout le peuple. Sachez surtout que toutes les lois à caractère xénophobe qui ne cessent de bafouer imazighen, qui font preuve d’un patriotisme borné ou fermé aux autres cultures et qui ne défendent pas l’intérêt supérieur du peuple doivent être immédiatement abrogées ; elles ne méritent pas le respect du peuple longuement victime de l’injustice sociale. « Ce n’est pas parce qu’une chose est loi qu’elle est juste mais parce elle est juste qu’elle doit devenir loi » dit-on.

« Ainsi, en s’acquittant de ses missions de sauvegarde, de promotion et de renforcement de la place de la culture amazighe dans l’espace éducatif, socio-culturel et médiatique national, l’institut Royal de la culture Amazighe lui donnera une nouvelle impulsion en tant que richesse nationale et source de fierté pour tous les marocains ». Extrait du discours royal d’Ajdir.

Pour mette fin au scandale qui secoue l’opinion publique et le milieu intellectuel et dans le cadre de se doter d’une constitution vigoureusement démocratique, l’Etat du Maroc doit lever toutes les mesures qui visent à exclure tamazight dans la vie quotidienne des institutions publiques et œuvrer pour agencer une révision constitutionnelle en vue de reconnaître la langue amazighe en sa qualité de langue nationale et officielle du pays. J’évoque aux responsables que la politique de la langue unique est un moyen concret qui masque la volonté de domination de la pensée unique et ségrégationniste.

A l’occasion de la visite royale à Anefgou qui a donné le sourire aux âmes des habitants de ce village, SM le roi a donné le coût d’envoi à plusieurs projets bénéfiques pour renforcer l’infrastructure dans cette région que l’Etat marocain a absolument oubliée il y’a 12 siècles pour que la ville de Fez puisse monopoliser toutes les faveurs et tous les droits!! Malheureusement, le pouvoir politique raciste va débloquer le budget suffisant pour arabiser les habitants amazighs de la localité d’Anefgou et des villages avoisinants qui vivent dans la précarité et qui perdent leurs enfants à cause du froid glacial qui frappe leur région! Rappelons (avec regret) les 40 innocents enfants décédés à cause du froid en 2006! Le pouvoir amazighophobe va priver les populations amazighes de leur langue et de leur identité comme il les prive d’exploiter leur terre ancestrale! Les gardes forestiers interdisent les pauvres démunis amazighs à ramasser le bois de chauffage malgré qu’ils en soient les propriétaires légaux. De ce fait, l’enseignement de la langue amazighe à l’école d’Anefgou et des localités avoisinantes incite à une extrême urgence. C’est ainsi que les responsables à tous les niveaux doivent se pencher sur les problèmes délicats des populations frustrées pour leur assurer une vie digne.

Dans le cadre d’un humanisme généreux qui vise au développement moral du peuple marocain, une intervention urgente est impérieusement obligatoire pour protéger le patrimoine amazigh contre la disparition et la détérioration que l’on continue de lui faire subir et sauvegarder la langue et l’identité amazighe contre la disqualification et surtout activer le lancement de la chaîne de la télévision amazighe comme il a été promu. Sinon, les politiciens et les idéologues du nationalisme unitaire intolérant auront persuadé le peuple marocain crédule d’être issu de la péninsule arabique. La construction d’une mosquée et d’un dispensaire à Anefgou, a pu satisfaire tout le monde, mais, l’imam de la mosquée sera-t-il pratiquement tolérant et se limitera à accomplir le devoir religieux, ou bien, et il va aller au-delà pour procéder à la propagande idéologique qui vise à imposer l’idéologie arabiste et exclure la langue tamazighte au nom d’un islam politique intolérant!? La conquête arabo-musulmane en Afrique du Nord constitue un tournant historique sans précédent, elle n’engage pas l’avenir des Imazighen mais elle condamne leur passé à un effacement quasi-total ; l’image approximative des allusions que l’on peut dégager est : « accumuler les richesses et développer l’influence de l’idéologie arabe et du Makhzen, voir la politique des Zaouias.» Comment l’infirmier arabophone pourra-il recevoir un patient amazighophone? Comment une sage-femme pourra-t-elle surveiller la grossesse et assister les femmes pendant l’accouchement alors qu’elle ignore leur langue? Cette situation m’authentifie la réponse à l’épineuse question de Mr A. Ahitous dans Amadal Amazigh n° 95 du mois d’avril 2958 : « la langue amazighe disparaîtra-t-elle en l’an 2100? »

La langue tamazight n’est pas un produit importé, c’est le parler de la population autochtone qui constitue, sans conteste, la majorité marginalisée du peuple et offenser cette langue par une conduite indigne explique clairement la mauvaise volonté de l’Etat de droit (dit : musulman) de disposer d’une véritable démocratie. Pour promouvoir la langue amazighe il devient très utile que le mouvement politique cesse d’aliéner la masse pour maintenir le privilège d’une élite au détriment du peuple ; pour les racistes qui traduisent la pensée religieuse de l’islam à leur faveur et font de l’arabe une langue sacrée, ne vous donnez pas la peine pour justifier votre comportement cocardier et agressif, vous avez tort, puisque la pratique de l’islam différemment du fondement prôné par le bon dieu n’a pas de sens ; il est donc inutile de complimenter un faux choix. Pour se convaincre, il suffit de s’abstenir de l’idéologie qui défend la différence des races, qui prône la supériorité des uns et l’élimination des autres et il faut surtout renoncer au fanatisme religieux que l’islam lui-même refuse et il faut, en conclusion, recourir à la raison.

Du fait que l’avenir des peuples est tributaire de l’avenir de leur langue et de leur culture, Imazighen, qui connaissent parfaitement l’apport essentiel de tamazight dans le domaine du développement, requièrent la reconnaissance constitutionnelle de la langue amazighe, sa promotion par toutes les institutions de l’Etat, ils espèrent que les intellectuels (militants, chercheurs, linguistes…) aboutissent à un consentement mutuel pour élaborer diligemment le travail vivement souhaitable : aménager une langue standard amazighe, réaliser le manuel de la grammaire amazighe pour que les élèves puisse l’assimiler convenablement et mettre à la disposition du public le lexique de notre langue unifiée avec un vocabulaire riche en synonymes. Cela constituera inévitablement le point de départ pour le meilleur avenir de la langue tamazight et favorisera immédiatement sa promotion, son expansion et son succès.

 

 

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