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Entre racisme et nationalisme.

Par: oulghazi hsaine

 

Dans les pays démocrates en avance de leurs concurrents, les citoyens professent les idées avancées et le nationalisme affirme la prééminence de la nation sur l’individu. Le régime politique est fondé sur la liberté et l’égalité de chacun. Chez nous, où la loi ne protège pas les pauvres démunis qui la respectent, la manifestation du racisme est le reflet de l’époque. L’idéologie du nationalisme prône la supériorité des uns et l’élimination des autres! L’Etat obéit aux principes du régime d’inspiration radicale purement arabe, il monopolise tout, il impose un pouvoir charismatique sur le peuple!

Au Maroc, les représentants des partis politiques arabistes véhiculent une idéologie dangereuse, ils briguent des postes au gouvernement et ils prétendent traîtreusement leur attachement à un nationalisme accompagné de l’exaltation du sentiment de la supériorité de la nation arabe. Sans se soucier de l’intérêt général du peuple, ils refusent tout ce qui est en rapport avec l’identité amazighe! Généralement, au nom du nationalisme aveuglément intolérant, les gouvernements arabes dits: «musulmans» mènent la politique du pire contre les peuples autochtones. La bourgeoisie citadine se préoccupe exclusivement du souci de ses propres intérêts, elle dépossède les paysans amazighs de leur terre ancestrale sous prétexte de l’intérêt général de l’Etat! Le pouvoir politique arabo-musulman marginalise exagérément le peuple amazigh, il refuse la reconnaissance constitutionnelle de l’amazighité, il interdit aux parents amazighs de prénommer leurs progénitures des prénoms amazighs, il prive le peuple amazigh de ses droits politique, culturel, économique etc. Le lobby arabiste apparatchik qui prend soin des siens et bloque toute possibilité de changement veut gommer l’amazighité de l’histoire, il s’accapare du pouvoir, il entrave le projet de l’introduction de la langue amazighe dans l’enseignement public et met en service la 07eme chaîne de la télévision en langue arabe et aucune chaîne en langue amazighe! Dans le monde entier, tous les pays démocratiques ont ratifié la charte des langues régionales, en fin la France est l’un des derniers pays à reconnaître ses langues régionales, plusieurs français ont exprimé la satisfaction de ceux qui ont mené le combat depuis longtemps pour les langues régionales; chez nous, le SG du PI, (aujourd’hui chef du gouvernement), promet de lutter contre la reconnaissance constitutionnelle de la langue amazighe!! S’agit-il du «nationalisme» ou du «racisme»? En mettant en parallèle le système du gouvernement des Etats arabes et celui de l’Etat d’Israël, on conclut que l’Etat hébreux qui respecte la diversité est plus démocratique: malgré que l’hébreu et l’anglais soient les langues les plus pratiquées, l’arabe est aussi une langue officielle du pays en Israël. A l’occasion de la fête du travail commémorée cette année 2009, la devise des amazighs est: «la revendication du droit à la reconnaissance officielle de l’amazighité»! La devise des arabes marocains est: «Un peu de colère Ô la nation arabe, Jérusalem vous appelle» et les arabes du 2eme rang manifestants au défilé traditionnel du 1er mai ont incinéré le drapeau d’Israël et des USA! Oui Ô les arabes, vous pouvez rejoindre le mouvement islamiste palestinien «Hamas» qui prône l’élimination de l’Etat d’Israël par la lutte armée en vue de libérer la Palestine et l’établissement d’un Etat islamique palestinien! S’agit-il d’un acte du «nationalisme» ou d’un acte du «racisme»?

Nul n’ignore que dès l’occupation des pays de Tamazgha par le colonialisme occidental, la guerre contre les autochtones était soutenue par des alliés inattendus: au Maroc par exemple: Bouhmara, Laglaoui etc. Les résistants amazighs qui refusent toujours l’hégémonie étrangère, avaient fait la preuve d’abnégation et de loyalisme et ils recourent bénévolement à la résistance armée pour libérer le pays du joug de l’armée colonialiste. Les armées françaises et espagnoles avaient commis de graves erreurs dans l’histoire contemporaine en faisant l’usage des armes chimiques et du bombardement intensif aérien et terrestre pour exterminer le peuple autochtone amazigh! Une attaque atroce qui est la source de la paupérisation des familles paysannes innocentes dans les pays de Tamazgha. Malheureusement, la première déflagration atomique a été enregistrée sur le sol amazigh des Touaregs! Récemment, je ne me souviens pas de la date précise, j’ai entendu à la télévision arabophone marocaine l’information: «Monsieur Hassin Skalli (un istiqlalien) pratiquait le football en période du protectorat car c’est un moyen de lutter pour l’indépendance»! Et le secrétaire général du PI dit dans une chaîne de télévision de la SNRT: «nous avons lutté pour l’indépendance du pays»! (Avec le football bien entendu)! Alors qu’à l’époque du protectorat français au Maroc, l’un des fondateurs du PI Mr Allal Lfass se proclame le leader de la dictature arabe islamo-conservatrice, il propage largement un discours musclé et trompeur au sein de la communauté amazighe, il disait: «Celui qui envoie son fils à l’école française, celui-ci l’expulsera du paradis quand il mourra»! Au moment où le fils de ce prédicateur continue à suivre des études en France!! Il incite les populations arabophones à s’occuper largement des terres agricoles, il encourage les habitants andalous de Fez à suivre leurs études et s’occuper essentiellement de l’enseignement de leurs enfants pour assurer leur avenir professionnel! En collaboration avec le prétendu «mouvement nationaliste», en vue de consolider sa position dans le pays, il a profité des circonstances du protectorat pour préparer et signer «le manifeste de l’indépendance» qui marque le début d’un asservissement d’ethnie qui force le peuple autochtone à s’incliner devant une volonté extérieure; le Makhzen s’investit d’une mission culturelle, il se donne la nouvelle vocation idéologique à l’éducation religieuse des populations du pays injustement baptisé: «bled ssiba» ou pays de l’anarchie dont la culture est ignorée et vouée à la disparition. Parallèlement à cette duplicité politique, qui éprouve un sentiment agressif et haineux contre Imazighen et dans le but de les envoyer au massacre, le leader d’un nationalisme borné encourage bêtement Imazighen au combat armé pour libérer le pays! Est-il donc un vrai nationaliste ou un vrai raciste?? La complicité des partis politiques dits progressistes à l’épouvantable tuerie perpétrée contre le peuple innocent et sans défense durant les années de plomb, particulièrement en 1973, était un acte de nationalisme ou de racisme? On dirait que nos grands parents, nos parents et nous mêmes ignorent ce qui s’est passé au Maroc pour croire aux mensonges télévisés. Le pouvoir politique raciste prescrit ainsi un ignoble acte de discrimination raciale qui humilie tout le peuple amazigh, il défit les intellectuels, il froisse la mémoire des martyres et indigne leurs petits fils que nous sommes.

En vertu du traité selon lequel le pouvoir politique du Maroc suspend l’exercice autonome des attributs du pays et de sa souveraineté sous le contrôle du protectorat français, la bourgeoisie citadine représentée dont est issu le PI a ratifié la convention qui légitime l’occupation du Maroc par la France à partir de 1912! A l’insu du peuple résistant et de l’armée de libération, un arrangement politique a été conclu en 1955 à Aix-les-bains entre la France et une délégation du parti de l’Istiqlal présidée par Mr Mohamed Lyazidi dont Mehdi ben Barka était membre, d’où il a été permis de mettre en place à la fin du «protectorat» français en 1956 un Etat arabe, composé de politiciens trompeurs, dit: «musulman» xénophobe capable d’écraser les survivants des tribus amazighes! Aujourd’hui, le secrétaire général du PI promet de lutter contre l’officialisation de la langue amazighe, il dénonce les propos du SG de l’union général des travailleurs marocains, Mr Hamid Chabat, pour avoir évoqué la responsabilité de Mehdi Ben Barka dans l’assassinat du membre dirigeant de l’armée de libération nationale feu Abbas Messaâdi ! Et, certains médias précisent que Mehdi Ben Barka a commis des actes graves à l’époque sanglante qui précède les années de plomb, ils assurent que Ben Barka n’est pas et ne doit pas être un sujet Tabou, il est accusé de commettre des crimes politiques. On confirme qu’au début de l’indépendance, les membres du Parti de l’Istiqlal assassinaient les résistants: «Mehdi Ben Barka a donné l’ordre de tuer, l’Istiqlal a torturé, l’UNFP a comploté»! Dans l’ambition de monopoliser le pouvoir, le prétendu nationaliste Ben Barka en complicité avec son groupe agissait à l’aveuglette; il soutenait l’amazighophobie, il a lutté pour éradiquer la langue de la communauté autochtone, il avait faussement défini l’être berbère en disant que: «les berbères sont les personnes qui ne sont pas encore allées à l’école»! Monsieur H. Chabat étaye ses déclarations par la vérité historique, il revendique que la vraie histoire soit étudiée dans les écoles et les universités du pays, car nous mentons à nos enfants depuis 50 ans; je veux que mon fils sache qui a tué son grand père, c’est son droit dit-il! L’auteur de l’assassinat de Abbas Messaâdi est bien défini dans l’histoire, si l’Etat omet d’accorder l’importance à cet acte de crime, le peuple marocain doit faire la lumière sur cette affaire: «assassinat du leader de la résistance armée Abbas Messaâdi», et aussi sur les nombreuses affaires d’enlèvement, d’extermination des personnes qui échappent à l’aliénation (humaine, culturelle ou économique), de l’exécution des militants pour la liberté et la démocratie et du kidnapping meurtrier des mineurs dans des conditions confuses. En matière des droits de l’homme, les territoires amazighs ont beaucoup en commun et les populations sont victimes de: l’atteinte à la dignité humaine, l’injustice, l’inégalité sociale, la violation des droits de l’homme, les abus de pouvoir, l’humiliation, la marginalisation, les détentions arbitraires, l’expropriation des terres agricoles ancestrales, les torsions, les disparitions forcées etc. S’agit-il du «nationalisme» ou du «racisme»? En effet, le vrai nationalisme est de régler les problèmes de la nation, qui sont l’apanage du peuple et de ses hommes politiques, par un dialogue social fructueux et la satisfaction inconditionnelle de toutes les revendications légitimes du peuple amazigh:

-La reconnaissance officielle de l’identité, de la langue, de la culture, de la civilisation amazighe et la reconnaissance de la diversité linguistique et culturelle du pays.

-Le respect absolu et sans réserve des droits naturels du peuple amazigh en particulier le droit politique, économique, culturel, linguistique, social, civilisationnel etc.

-L’égalité entre les individus et la répartition juste et équitables des richesses.

-Il faut immédiatement éradiquer le fléau social de la corruption.

-Il faut blâmer la conduite répréhensible des racistes.

-Il faut restituer les terres des paysans amazighes prises illégalement ou détournées astucieusement au nom des amicales créées pour s’emparer des terres ancestrales amazighes.

-Il faut envisager une solution adéquate à la montée du chômage et à l’impact de la crise financière sur l’économie nationale.

-En conséquence, désavouer ces revendications et ces droits justifie le pur racisme.

Selon certaines ressources officieuses, la décision définitive de la direction centrale de l’USFP est prise pour soumettre le projet de la reforme constitutionnelle à SM le roi. Sera-t-il l’une des grandes occasions pour satisfaire les revendications populaires amazighes qui ne cessent d’accroître et qui souffrent depuis longtemps du mutisme total d’un pouvoir politique intransigeant, et reconnaître par une nouvelle constitution plus démocratique la langue amazighe en sa qualité de: langue officielle et nationale du pays avec sa graphie Tifinagh?

Lors de la conférence internationale organisée le mois d’avril 2009 à Genève par l’ONU contre le racisme, à base de la déclaration de 2001 à Durban qui stipule que: «tous les peuples et toutes les personnes forment une seule famille humaine riche en diversité». Le pape Benoît XVI a souligné que l’église réaffirme que seule la reconnaissance de la dignité de l’homme peut constituer le socle sur lequel sera construite une société respectueuse de la personne et des droits fondamentaux; le pape qualifie la conférence de : « une initiative importante » contre « le déplorable phénomène : le racisme », il ajoute qu’il faut une action ferme et concrète au niveau national et international pour parvenir à éliminer toutes les formes de discriminations et d’intolérance. Les Pays-Bas estiment ‘’inacceptable’’ le projet qui risque de détourner la conférence de ses buts. L’Australie annonce qu’elle ne pourra pas participer à la conférence en raison des opinions injurieuses qui pourraient y être exprimées, malheureusement, plusieurs autres pays démocratiques occidentaux ont suspendu leur participation. Et enfin, les arabes, qui reçoivent sous toutes réserves tout éventuel engagement des pourparlers USA/Iran, applaudissent la déclaration du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui qualifie l’holocauste de mythe et multiplie les déclarations hostiles qui placent uniquement Israël sur le banc des accusés.

Les pays aux régimes démocrates font de la diversité et du pluralisme culturel l’une des conditions primordiales pour le respect des droits humains et une condition nécessaire du respect de la dignité humaine dans la vie sociale collective. Ils font inscrire dans la législation des dispositions pour sanctionner les attitudes au fondement raciste. La politique de l’esprit de caste et la prosternation à la classe intouchable est révolue. Il faut donc mettre les choses en perspectives pour permettre un jugement objectif, loin de toute forme de violence et du rejet de l’autre. Le mouvement culturel amazigh reste disponible pour toute solution allant dans le sens du respect des droits des peuples.

 

 

 

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