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بيان تاماينوت

بيان جمعية أبريد

 

 

 

Politique médiatique discriminatoire

Par : Hassan Oulghazi

 

Les autorités politiques marocaines ont, finalement, autorisé le lancement d’essai de la chaîne de la télévision amazighe le 06 janvier 2010. Nous souhaitons à cette chaîne, à son directeur, au personnel employé à la «TV Tamazight», aux imazighen et à tous les marocains le succès et la réalisation de leurs espérances légitimes.

Si les savants chercheurs occidentaux ont réussi à rendre la télévision exploitable au service du citoyen, ce moyen de divertissement didactique est malheureusement monopolisé par l’Etat arabe, dans les pays de Tamazgha, pour véhiculer un ensemble de conceptions idéologiques et critiquer violemment tout ce qui n’est pas conforme à leur tendance politique. Dans le but d’apprivoiser l’émergence du mouvement culturel amazigh et contrecarrer la promotion de la langue Tamazight. le pouvoir politique dans les pays de l’Afrique du nord mène une politique médiatique discriminatoire, il a recalé le peuple Amazigh au droit de voir et écouter les programmes télévisés en langue Tamazight depuis l’instauration de l’Etat arabe dans cette région du monde et il s’oppose à la reconnaissance constitutionnelle de l’amazighité sur son propre territoire! En dépit de tout ce qui a été déterminé, les autorités politiques marocaines ont décidé d’autoriser la mise en service de la chaîne de télévision en langue populaire amazighe. Alors que le peuple amazigh refuse l’usurpation de son identité, il repousse les programmes qui dégradent inopportunément ses valeurs nobles et humaines, il n’admet jamais la falsification de sa glorieuse histoire, il requiert une chaîne de télévision libre capable de promouvoir sa langue et sa culture et ouvert sur les cultures de tous les peuples du monde, il réclame un programme télévisé capable de respecter les valeurs humaines, d’alléguer et remémorer librement l’ensemble des traditions, des acquis intellectuels, du savoir-faire propre aux populations autochtones de Tamazgha et de donner à l’information sa valeur sacrée sans écarter la possibilité d’un commentaires libre et logique. Comme à l’accoutumée, le pouvoir politique prépare à l’avance un ensemble d’idées simplistes empreintes d’une idéologie dangereuse susceptible de donner une vision fausse à l’amazighité ! A cet effet, pour sauvegarder notre amazighité, il faut encourager raisonnablement la production amazighe très diversifiée: nous avons des programmes culturels variés, des filmes et des pièces théâtrales, des documentaires observants, la genèse de la production culturelle amazighe riche et variée, le fondement de l’histoire et de la civilisation millénaire amazighe en plus de la diffusion fidèles des actualités nationales et internationales, cela constituera sans doute l’atout majeur de la vitalité du peuple amazigh. Au lieu d’élaborer une grille de programmes minutieusement étudiés, sur les bases d’une politique médiatique discriminatoire, et administrée pour falsifier l’histoire du peuple amazigh et arabiser rapidement le peuple autochtone. Si le rôle de la télévision est d’informer, de divertir, de communiquer et d’instruire le citoyen, le téléspectateur dans notre pays doit se doter d’une capacité intellectuelle et morale et il doit jouir de la réputation d’un esprit fort capable de désapprouver les programmes et les discours empreints de fiel. Malheureusement, il n’y a pas encore d’indice concret quant à la volonté de l’Etat de dépasser cette situation dans un proche avenir. Nous sommes sans doute devant une nouvelle année de lutte sur tous les fronts, notamment, il faut intensifier les efforts pour s’attaquer à la violation des lois en vigueur et des droits humains : politique, civile, économique, sociaux, culturel, etc. Pour permettre aux gens de partager les valeurs communes, il ne faut pas qu’un «intégrisme du droit» bloque l’évolution qui pourrait se faire naturellement ou arrêter le processus de la socialisation.

La violation incontestable des droits humains persiste, elle est caractérisée dans notre pays, sans prendre en considération les récentes recommandations de l’instance équité et réconciliation, les multiples prévarications, l’atteinte aux libertés publiques et les détentions arbitraires sont toujours enregistrées : les locaux de l’hebdomadaire «le journal» ont été mis sous scellé le 27.01.2010, les étudiants amazighs sont punis arbitrairement à de lourdes peines d’emprisonnement et des amendes insupportables, le défenseur des droits humains ne sont pas exclus des peines de détention abusive. Le congrès mondial amazigh dénonce cette répression aveugle et il réclame la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus politiques pour les droits humains, la libération de tous les détenus politiques pour la cause amazighe ainsi que la réparation par l’Etat marocain du préjudice matériel et moral qu’ils ont subis. Sachant que le Maroc ne peut pas avancer sur le chemin de la modernité s’il continue de violer les droits humains. Il est nécessaire et urgent de mettre fin aux abus d’autorité et aux harcèlements policier, judiciaire et administratif exercé à l’encontre des défenseurs de la cause amazighe, des défenseurs des droits humains et généralement contre tous les citoyens innocents. Le directeur de l’hebdomadaire « Nichane » n° 109 du 10 au 16 juillet 2009 avait publié un « éditorial blanc » pour protester contre la prolifération des jugements injustes sur les plates-formes nationales, notamment les amendes qui sont devenus colossales et auxquelles le système judiciaire marocain s’est familiarisé.

La politique de l’Etat plonge ses racines dans un pouvoir très contradictoire qui joue un rôle ségrégatif, il attaque sauvagement l’enseignement de la langue nationale Tamazighte, il affaiblit l’enseignement des langues étrangères et il prêche l’enseignement intensif de la langue arabe! Dissimulé derrière l’alibi de la démocratie, il confisque le pouvoir au peuple et il engage le pays dans une situation économique et sociale qui donne le statut de l’élite privilégié à la classe bourgeoise et il instaure la dictature bureaucratique qui ne doit de comptes à personne. Les dirigeants despotiques peuvent, à leur gré, récompenser ou châtier leurs sujets! La crise économique internationale a été ressentie par les gouvernements dans les pays développés sans qu’elle touche gravement leurs peuples; chez nous, le peuple vit perpétuellement dans la crise socio-économique et le gouvernement nie ouvertement l’apparition de toute crise! Les leaders arabo-andalous qui s’auto distinguent sur le droit chemin pratiquent la politique annexionniste. La nouvelle vague des arabo-andalous xénophobes prône la politique de l’arabisation des toponymes amazighs en complicité des traîtres et des érigés du prétendu mouvement nationaliste! Dans ce cadre, l’académie du MEN de Taroudante décide de modifier injustement les noms des établissements scolaires qui portent des patronymes amazighs et ils les remplacent par les noms des dirigeants du parti politique de la bourgeoisie de Fez « P. Istiqlal » ! Les dirigeants amazighophobes utilisent la religion comme un système totalitaire pour les fonctions politiques au sein de l’Etat et ils refusent toute critique des textes qu’ils imposent aux personnes dans leur vie privée et publique ! Ils s’estiment les meilleurs, ils rejettent tout compromis avec les autres et ils désapprouvent toutes les autres cultures ! Le manque de la liberté d’expression rend les moyens médiatiques nationaux très forts pour mener une politique discriminatoire et diffamatoire quant il s’agit de l’amazighité ! Ils sont trop faibles et indignes de crédibilité et de confiance devant les moyens médiatiques internationaux. Exemple d’information habituel quand les autorités marocaines reçoivent une personnalité étrangère, nous écoutons à la télévision marocaine :

« Mr le ministre marocain ‘X’ a reçu son excellence Mr le haut responsable ‘X’ avec lequel il a signé un accord de bonne relation bilatéral et auquel il a offert un délicieux dîner dans son deuxième pays » ! Occasionnellement, notre téléviseur nous informe que l’Etat du Maroc a envoyé des aides humanitaires à un pays étranger ravagé par la guerre ou par une catastrophe naturelle même s’il oublie les nombreux marocains en difficulté.

A l’instar des médias internationaux qui jouissent de la liberté pour informer fidèlement leur public, la télévision chinoise met au courant ses téléspectateurs que : « Pékin met en garde Washington contre les conséquences de vente d’armes à Taiwan ».

La télévision française informe son grand public et dit : « La France exprime sa grande satisfaction après le succès du nouveau missile nucléaire français mer-sol, balistique, stratégique destiné à équiper les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de nouvelles générations ».

Quant à l’actualité émanant des médiats de nos voisins les algériens, lors de la visite du Général Major Ronald Landier, commandant des forces aériennes américaines en Afrique, le responsable militaire américain déclare à Alger :

« Les Etats-Unis souhaitent renforcer la coopération militaire avec les forces aériennes algériennes à travers la mise en place d’une stratégie commune, le responsable militaire américain a indiqué que sa visite avait pour objectif de s’assurer que les USA et l’Algérie sont sur la même longueur d’onde au moment ou ils construisent un plan d’engagement pour l’avenir, il souligne le rôle de « leader » de l’Algérie dans la région, il conclut son allocution par dire : nous sommes prêts à travailler avec l’Algérie pour assurer la stabilité et à faire face aux menaces ».

Une autre catégorie de chaîne de télévision : Aljazeera, le leader du nationalisme arabe, révèle les multiples irrégularités des pays arabes, elle divulgue les situations scandaleuses de notre pays, le Maroc et elle conteste, malheureusement, son intégrité territoriale.

Mr Masri Feski, un égyptien grand défenseur des minorités ethniques, nous a fait connaître le mécanisme d’une idéologie responsable de nos malheurs. Interrogé sur l’appartenance de l’Afrique du nord au monde arabe, il a répondu : je refuse le concept du « monde arabe » et je préfère le « monde arabophone » car le partage d’une langue commune ne signifie en aucun cas l’adhésion à une seule et même nation. Il précise ensuite que : les Français, les belges, les wallons, les québécois et de nombreux africains sont francophones de naissances, on parle de la « francophonie » mais pas de : « monde français ». De la même façon, les anglophones ne constituent pas une seule et même nation. Les Tadjiks et une grande partie afghane parlent le persan, ils ne sont pas iraniens. Si les populations autochtones en Afrique du nord font majoritairement l’usage de l’arabe, ils ne sont pas des arabes.

Malgré que la civilisation du peuple amazighe date depuis les périodes anciennes, elle est devenue aujourd’hui l’otage de la politique récalcitrante du nationalisme arabe et elle commence à se dégrader à la suite du refus à la reconnaissance par le lobby xénophobe. « Le respect du passé, voilà le trait qui distingue la civilisation de l’Etat sauvage », disait : Alexandre Pouchkine. Pour mettre l’accent sur l’importance que revête la déclaration universelle sur les droits des peuples autochtones. Conformément au droit de tout les peuples d’enseigner et promouvoir leurs langues dans le plein respect des valeurs nobles, dans le cadre de l’égalité entre les races humaines et qu’il n’y a pas de langue sacrée toutes les langues du monde sont similaires, Imazighen revendiquent profondément pour toujours les droits inaliénables et légitimes : linguistique, culturel, politique, socioéconomique et civilisationnel. Si la mouvance arabo-intégriste représentée par les adeptes sclérosés d’un islam inexact qui propage la politique intolérante empreint de l’idéologie arabiste, de la xénophobie et de la haine du reste de l’humanité, continue de véhiculer une culture obscurantiste productrice de fanatisme et de terrorisme, Imazighen ne renonceront jamais aux droits à la reconnaissance constitutionnelle de la langue Tamazight sur leur terre ancestrale, au devoir de son enseignement gratuit et obligatoire pour tous les marocains à tous les niveaux et au devoir de son introduction dans les institutions de l’Etat.

 

 

 

 

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