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Réflexions sur la Régionalisation

Par : Bougrine ali

I - Questions

Sincérité ou calcul politique réaménageant une idéologie aux contraintes du moment?

La régionalisation est-elle une conviction de gestion et de démocratisation ou effet de mode et de façade vis-à-vis d’une pression extérieure ?

Dans cette régionalisation assumera-t-on avec courage et volonté le principe, autrement dit a-t-on confiance en soi et dans le peuple, ou ce sera une régionalisation édulcorée permettant de gagner du temps?

Le peuple marocain a exprimé sa totale méfiance lors des dernières élections par son écrasante abstention.

La régionalisation se veut spécifique en faisant appel à une pluridisciplinarité à la recherche d’une authenticité et où un spécialiste d’ « Izerfanes » est absente. Izerfanes est le seul droit, de part la planète et authentiquement autochtone, d’inspiration humaine. Izerf est le seul code ne connaissant pas la peine de mort ni l’emprisonnement. Il est évident qu’il faut approcher l’intégration d’Izerf dans son principe et sa philosophie en conformité avec la mentalité amazighe.

Quid des populations dans cette réflexion quant aux délimitations, l’organisation et la définition des compétences de cette régionalisation ?

L’échec constaté n’est-il pas été le résultat du déficit du dialogue et d’un débat public ?

La population, pour une bonne réussite, doit s’approprier le projet, sinon elle présentera, dans le meilleur des cas une indifférence et dans le pire une résistance passive.

Les responsables ont mis en place des structures, faisant face à des pressions implicites intérieures et explicites extérieures, en prenant plutôt en considération des impératifs politico-sécuritaires plus qu’un souci de démocratisation et de développement avec une déconcentration, continuation de sa mainmise sur la gestion du pays, plus qu’une décentralisation.

Quid des déséquilibres régionaux actuels ?

Quid de la différence des potentiels économique et humain en cohérence avec la réduction des disparités parfois abyssale entre les régions ?

Dans le monde occidental, la régionalisation a montré des insuffisances malgré l’ancrage de la démocratie et la profusion des moyens humains et matériels. Cette régionalisation est toujours en devenir.

L’objet de notre discussion est un projet concernant notre futur, il serait opportun d’associer des spécialistes de la prospective pour approcher « le meilleur futur » en intégrant les changements prévisibles : base économique (économie du savoir, les biotechnologies, les nanotechnologies …), technologique, l’importance de l’écologie, la compétition mondiale, le climat, les précipitations, la formation (scolarisation et formation des élites…), les mentalités (liberté, participation à la chose publique …), les nouveaux potentiels des territoires (le solaire, plantes médicinales, cosmétique…),

En fait, trois slogans constituent le crédo de la prospective : «Penser l’impensable», «Inventer le futur» et «Vouloir le possible» (Saint-Paul et Ténière-Buchot, 1974, p.202).

-»Penser l’impensable» revient à se libérer des tabous, à penser à contre-courant, à imaginer, à rêver, à être original,... pour trouver des solutions inédites dont certaines sont irréalistes, mais qui enrichissent la réflexion et ouvrent la voie, pour faire sauter les goulets d’étranglement technologiques, sociologiques, historiques, psychologiques, etc.

-»Inventer le futur» : le futur, suite aux discontinuités, aux changements qualitatifs, etc., peut réserver ce qui est impensable aujourd’hui. Mais le futur a aussi ses contraintes, ses limites.

-»Vouloir le possible» affine, davantage, l’image du futur par l’adaptation à la réalité, dans la mesure où tout n’est pas faisable. C’est en fonction de nos moyens et des exigences (limites et contraintes) de l’environnement futur que notre avenir sera fait.

 

 

 

 

 

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