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  (Septembre  2011)

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Adrar Nefussa libéré

 

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA), représenté par son Président Belkacem Lounes et Vice-Président Khalid Zerrari, a effectué une visite dans l’Adrar Nefussa (Libye) du 1 au 5 août 2011. Les représentants du CMA ont été accueillis et accompagnés durant leur visite par Abderrezak Madi, membre du Conseil National de Transition libyen, représentant la localité de Yefren.

Les membres du CMA sont allés en Libye pour porter un message de fraternité et de solidarité des Amazighs envers leurs frères et sœurs de Nefussa et envers tous les libyens qui ont opté pour la liberté dans leur pays. Ils ont découvert une région libérée, entièrement contrôlée par les combattants de la Libye libre, depuis le poste frontalier tuniso-libyen de Dehiba-Wazen jusqu’aux environs de Gharyan, située à 80 kilomètres au sud de Tripoli. Les postes de contrôle à l’entrée et à la sortie de chaque localité sont désormais tenus par les insurgés, souvent jeunes, enthousiastes et motivés. Les lieux sont désormais aux couleurs de la Libye libre et avec des inscriptions en Tamazight et parfois le drapeau amazigh flotte aux côtés de celui de la nouvelle Libye. Dès le début des combats au printemps dernier, la grande majorité des habitants ont fui les bombardements et sont partis se réfugier en Tunisie. Ne sont restés que les hommes valides devenus combattants. Ils sont étudiants, artisans, commerçants, avocats et ont appris le maniement des armes sur le tas. Les villes et villages ont été copieusement bombardés à l’arme lourde (obus tirés par les blindés, roquettes, missiles Grad, etc) pendant plusieurs mois, détruisant maisons, écoles, bâtiments publics, magasins privés, routes et autres infrastructures telles que les réseaux de distribution d’électricité et d’eau. Aujourd’hui encore, les missiles Grad tirés depuis la plaine, tombent sur les localités de l’Adrar Nefussa. Le jour de l’arrivée de la délégation du CMA le 1er août, la localité de Jadu a déploré 8 tués par les tirs des soldats de Kadhafi. Des milliers de douilles et de restes des bombes de différents calibres jonchent les rues de Yefren particulièrement ciblée. Avant leur retrait de l’Adrar Nefussa, les soldats de Kadhafi ont tenu à détruire et à brûler systématiquement tout ce qui pouvait être utile aux habitants (magasins d’alimentation, de vêtements, véhicules, etc). Si à ce jour le nombre de victimes n’est pas connu avec précision, les dégâts matériels sont considérables. Il en est ainsi dans les localités de Nalut, Kabaw, Rehibat, Rojban, Jadu, Zenten, Yefren, Ighrem (El-Qalaa), Kekla. Les hommes de Kadhafi ont également arrêté des milliers de civils qu’ils détiennent dans différents camps dans la région de Tripoli, probablement pour s’en servir comme boucliers humains ou comme monnaie d’échange le moment venu.

Sur le bord des routes, dans les villages ou en pleine campagne, l’efficacité des frappes de l’Otan est visible sur les dizaines de véhicules blindés de l’armée de Kadhafi calcinés ou détruits. De l’avis de tous les gens rencontrés, sans les frappes de l’Otan, les forces de Kadhafi seraient toujours présentes dans les montagnes de Nefussa. En signe de reconnaissance, des «thanks Nato» et «thanks Sarkozy» sont soigneusement peints sur les murs de plusieurs localités. Malgré leur faible équipement militaire et leur inexpérience, les combattants pour la liberté parviennent de leur côté à infliger de nombreuses défaites à l’ennemi, à récupérer des armes et à faire des prisonniers. Avec un état d’esprit révolutionnaire, les « Igrawliyen » comme on les appelle ici, se battent avec une conviction inébranlable alors que les soldats de Kadhafi ne le font que pour l’argent.

En ces moments de guerre et d’incertitudes, tout soutien moral pour les résistants est précieux. C’est pourquoi la visite du CMA a été hautement appréciée et ses représentants ont été accueillis avec joie aussi bien par les combattants armés que par les militants qui assurent différentes tâches notamment de sécurité ou qui préparent déjà l’avenir du pays. Dans l’Adrar Nefussa, toutes les localités sont dotées d’un Conseil Local de Transition (CLT) et ont un représentant dans le Conseil National de Transition basé à Benghazi. Au cours de leur séjour, les membres du CMA ont rendu visite à des nouvelles associations créées récemment, aux centres de communication et d’information de Yefren, Jadu, Nalut et Ighrem et à différents centres de commandement militaire et se sont réunis avec les CLT de ces localités ainsi que celui de Rojban. Les discussions ont beaucoup porté sur les effets de la guerre que leur a imposée le régime tyrannique de Kadhafi mais aussi sur la construction de l’avenir une fois que la Libye sera entièrement libérée. Les Amazighs de Nefussa rappellent qu’ils ont été les premiers à subir la haine de Kadhafi du seul fait qu’ils sont Amazighs et qu’ils l’ont combattu comme ils le pouvaient bien avant la révolution du 17 février 2011. A présent, leurs combattants comptent bien libérer bientôt Tripoli. Pour eux, la Libye de demain devra rompre totalement et en tous points de vue, avec celle de Kadhafi et en l’occurrence, Imazighen de Libye et Tamazight devront nécessairement retrouver toute leur place dans leur pays, berceau de l’amazighité.

Désormais, le drapeau Amazigh est accroché à côté de celui de la nouvelle Libye, dans la salle de délibérations du Conseil Local de Transition de Yefren et de Nalut et bientôt dans les autres localités de l’Adrar Nefussa.

Les Amazighs de Libye et particulièrement dans l’Adrar Nefussa ont des besoins importants dans tous les domaines. Ils en appellent aux Amazighs de tous les pays pour les aider à consolider leur libération et à reconstruire leur pays sur des bases démocratiques. Merci d’avance de répondre positivement à leur appel.

Yefren, 24/07/2961 - 5/08/2011

Le CMA

Web : www.congres-mondial-amazigh.org email:congres.mondial.amazigh@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

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