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Quand la langue amazighe est reléguée au second plan, la démocratie s’évapore dans le ciel

Par : M.M BAHADDOU

 

Allez y c’est fini, applaudissez, lancez vos you you, Fêtez la fête, Sautez! Dansez! et chantez.!

Après une longue gestation la montagne a accouché d’une grosse souris qui a de grandes oreilles et de grands yeux rouges et de longues dents tranchantes.

Cette réflexion mettra la lumière sur deux éléments essentiels.

Primo la constitution et la dimension identitaire et amazighe au Maroc.

Secundo peut on dire que ce projet imposé et octroyée renforce l’ état de droit et l’ état des institutions ou cette charte constitue tout simplement une occasion manquée ?

Pour certains militants amazighs la nouvelle constitution incite à la stigmatisation et à la discrimination raciale.

D> abord elle a relégué la langue amazighe au deuxième plan.

Cela explique la présence d’un citoyen premier degré et un marocain deuxième classe voire troisième catégorie.

Ainsi les marocains sont catégorisés selon leur appartenance linguistique et leur situation géographique.

Ils veulent alors créer des ghettos et des clans qui se tuent et qui se jettent des pierres les uns contre les autres.

On doit avoir une bonne volonté ou on dégage le camp.

Egalement une langue officielle et constitutionnalisée pour absorber la colère du peuple amazigh et avorter l>élan et le zèle du mouvement 20 février.

Puis cette charte a parlé de l> amazigh sans signaler le délai de l>opérationnalisation de ce processus ni les stratégies nécessaires pour encadrer ce dossier délicat.

Cela explique le désengagement de l> état et la réticence quant à une vraie implication.

Ensuite le fait de considérer l’amazigh comme une composante marocaine en parallèle avec la culture africaine andalouse ou hébraïque n’est qu’une manière de réduire son statut à néant.

Prenons l’exemple de l’arabe dont la réforme post indépendante prône la généralisation et la constitutionnalisation.

Mais cette démarche a engendré une crise pédagogique étouffante et cela a créé un décalage entre le système d’enseignement et la société marocaine.

Aussi la langue arabe est considérée le pilier de toute réforme et une composante majeure de tout projet.

Pourtant elle nage toujours dans l’obscurantisme et le marasme.

Donc il ne faut pas être trop ambitieux à l’égard d’ un projet mort né tant qu’ il n’y a pas une vraie volonté politique qui désire un vrai changement surtout un changement de fond.

Il ne suffit pas d’avoir une longue constitution composée de 180 articles pour chanter la gloire et dire que nous avons un pays démocrate ou nous sommes la démocratie même.

Loin de cela.

Evoquons l’ Angleterre, ce pays occidental qui n’ a pas de constitution écrite mais la démocratie fait partie de son quotidien grâce au droit coutumier qui accepte la séparation des pouvoirs, la différence et la diversité linguistique malgré quelques dérives racistes de certains hooligans ou les émeutes qui ont secoué le pays la semaine dernière.

Revenons un peu à nos vaches! Oui c’est vrai ils veulent constitutionnaliser la langue amazighe.

Alors que les terres des autochtones sont spoliées, leurs richesses sont détournées, leur identité est banalisée, leur langue est attaquée par le makhzen et les pan arabistes .

En outre la culture amazighe est devenue victime des abus sociaux et déformée par la dimension clownesque et carnavalesque.

La langue ne doit pas être traitée loin de la terre et de l’identité du fait qu’elles constituent un tout inséparable et un bloc indivisible.

L’amazigh alors doit sa force et sa puissance à sa globalité et à son traitement intégral.

La constitutionnalisation est un projet théorique qui est loin de la réalité linguistique des imazeghens pour les raisons suivantes :

Premièrement car la constitution est octroyée imposée par force puisque l’état a su exploiter tous les moyens pour faire peur aux citoyens et les inciter à voter en faveur du makhzen.

C est une manière de détourner leur volonté

Le makhzen a mobilisé toutes les méthodes nécessaires afin que ce nouveau né voit la lumière.

Peut être c’est l’effet de la panique de perdre sa face et de trouver les urnes vides.

Donc le souci d>un grand remplissage des bureaux de vote justifie la ferreur de l> état et sa démarche de schizophrénie.

Les mosquées qui étaient jadis interdites d’amalgamer le politique avec le religieux sont aujourd’hui envahies par les prêches dictées par la machine étatique.

Les boutchichistes ont étés lancés dans les rues afin d’inciter le peuple à voter oui.

Les barbus blancs ou les pjdisstes sont devenus royalistes plus que le roi.

Les autres partis beuglent et meuglent pour convaincre le peuple de la véracité et la loyauté d’un tel projet.

Ils ne cessent pas de répéter leur prêchi prêcha et révéler leur grande allégeance devant le roi «des pauvres «.

Peut parler d> une révolution du roi ou de la révolution du peuple ou d> une révolution contre le peule?

Le souverain est chef d’orchestre les partis et les syndicats chantonnent la même chanson qui brise le cœur.

Car elle est mal écrite mal composée et mal chantée.

Le but justifie les moyens. la machine infernale du machiavélisme s’impose par force .

Tous les moyens sont légitimes l’essentiel est de contrer les févriesstes et leurs sympathisants.

Les balttaguiyas et les chamkaras et les chbihas sont payés d’avance pour évacuer et torturer toute personne désireuse du boycott de la dite constitution.

Et quelle constitution!

Les services secrets font le guet 24 sur 24 pour un travail minable d> espionnage contre les jeunes militants du mouvement 20 février.

Les agents secrets se prolifèrent comme des champignons, ils sont partout .on ne sait plus avec qui on cause et avec qui on discute .

A qui profite cette mascarade?

C’est une manière de dire votez ou les geôles vous attendent.

Mais vous avez oublié que votre moudawana a interdit le mariage forcé et même l> amour forcé devient un harcèlement sexuel contre sa propre femme.

Donc la condition principale de l’acte du mariage c’est le consentement des deux partenaires.

Concernant la constitution ils veulent que les citoyens disent oui vaille que vaille et coute que coute.

Dites oui sinon vous n>aurez pas votre bac riposte un élève avec un ton moqueur.

Un paysan s’interroge : si je leur dit oui je serai exonéré de mon crédit bancaire

Mais écoutez la première et la nouvelle dans notre histoire.

Un imam a ficelé son prêché autour de l> idée de l> enfer et du paradis en disant: ceux qui se révoltent contre leur commandeur vont à l> enfer mais ceux qui obéissent aux ordres de leurs chefs vont au paradis .

A Khouribga ils ont lié le oui avec l>offre de l>emploi .

C’est à cause de cela la ville des phosphates s’est embrasée

Quant à la télévision qui est sensée être le porte parole du peuple elle n’ a pas cessé de mentir et de participer à une propagande fallacieuse et erronée.

Les chaines télévisées marocaines ont joué un rôle primordial dans la défense du makhzen et ses intérêts au détriment du peule qui crie haut et fort contre la corruption et l’amazigho phobie.

Grosso modo les droits de l’homme ne sont plus qu’une vitrine occasionnelle présentée dans les conférences internationales pour flatter le monde occidental.

Or la pratique quotidienne dit que nous avons beaucoup de chemin à faire ou on doit changer de piste car la démocratie se trouve au carrefour de notre parcours.

En guise de conclusion la citoyenneté et le patriotisme sont des valeurs

Nécessaires pour chaque être humain.

Pour ce faire on doit respecter la langue de ce citoyen sa terre doit être protégée contre tous les ennemis et son identité doit être valorisée.

Ainsi un sentiment d’appartenance se manifeste clairement.

Par conséquent la fierté la confiance en soi et l’amour de sa patrie illuminent le chemin de toutes les générations vers un avenir prospère

En faveur de Tamezegha.

N’oubliez pas que la puissance d’un pays se mesure par la valorisation

De son histoire l’éveil de sa conscience et la réhabilitation de sa mémoire

Collective.

Citons le cas de quelques puissances mondiales comme la Chine le Japon et l’Inde.

Elles ont pu moderniser leur économie tout en protégeant l’authenticité de leur langue maternelle.

Les politicards alors doivent comprendre que les enjeux de la démocratie sont la liberté de l’expression la justice l’égalité et surtout l’épanouissement de la langue amazighe.

C’est dans ce sens que nous devons agir.

Enfin que notre akkal (terre) notre tamaguite (identité) et notre awal (langue).

Ecrit par M.M BAHADDOU

LYCEE SIDI DAOUD OUARZAZATE

AOUT 2011

 

 

 

 

 

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