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  (Février  2012)

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Quelle voie conduira-t-elle notre pays vers le succès?

Par: Hassan Oulghazi

 

Pour pouvoir satisfaire les multiples revendications du peuple marocain aux droits politique, économique, socioculturel et identitaire qui ne cessent de s’accroitre, l’Etat du Maroc a tenté apparemment de mettre à l’épreuve le choix démocratique. Mais, pour pouvoir retrouver le droit chemin vers le succès, le Maroc doit encore progresser dans l’élaboration des réformes en faveur d’une démocratie palpable et d’une justice sociale concrète. Pour éviter de commettre des illégalités dans le cadre de la bonne gouvernance, Le Maroc doit améliorer l’efficacité de l’administration publique qui doit agir en dehors de la discrimination raciale. Dans le cadre de la politique d’un dialogue constructif, le pouvoir marocain doit dynamiser les débats publics et accroitre la participation des citoyens à la gouvernance.

En bouquinant dans une série arabophone, j’ai pu enregistrer en mémoire ce que Mr Ding Sao Ping avait dit: «Que le chat soit blanc ou noir l’essentiel c’est qu’il soit capable d’attraper les rats». Cela m’évoque rapidement les élections législatives du Maroc: que le gouvernement soit de l’un ou de l’autre parti politique quelque soit sa couleur, l’essentiel c’est qu’il soit honnête et équitable. Il suffit d’observer la scène démocratique en Turquie pour s’apercevoir clairement du degré du développement économique et se rendre compte du succès démocratique turc qui conduit à apprivoiser la grande problématique au sens culturel et politique dans les valeurs et les fondements de la démocratie. Pour que le Maroc prenne l’exemple de ce pays, il faut que les dirigeants mettent leurs activités professionnelles au service des citoyens, il faut que les mouvements islamiste et libéral prennent parti pour une révision authentique de leur position, de leur discours et des moyens utilisées. Il faut que les organisations politiques, structurées pour mettre en application leurs idées politiques, agissent solidairement pour résoudre efficacement tous les problèmes solidement liés aux préoccupations communes du peuple. De ce fait, pour ne pas sortir des rails, les islamistes et les libéraux doivent se converger vers les aspirations de peuple amazigh qui exprime énergiquement des revendications identitaire, linguistique et culturel en parallèle aux revendications politique, économique et sociale. Le mouvement culturel amazigh avait présenté un mémorandum de revendications amazighes au gouvernement istiqlalien en 2007 et aujourd’hui l’IRCAM présente une série de «propositions» au chef du gouvernement Péjidiste, mais, le pouvoir marocain doit savoir qu’Imazighen ne demandent pas l’aumône, ils exigent tous leurs droits constitutionnels et naturels, toutefois, les purs amazighs irréprochables rejettent catégoriquement toute forme de ségrégation raciale, ils condamnent l’humiliation infligée iniquement aux citoyens amazighs frustrés, ils s’opposent systématiquement à la démocratie tendancieuse qui prône la loi de la jungle et ils refusent que leurs droits légitimes soient illégalement bafoués. La sous-estimation du rôle des valeurs des autres est en soi un système de valeurs qui cultive l’ignorance et alimente l’aliénation culturelle. Il serait très surprenant lorsque le peuple choisit démocratiquement les dirigeants défenseurs des droits humains qui combattent l’humiliation, la corruption et l’aliénation culturelle, se révèle que ces dirigeants violent notoirement sur le terrain tout ce qu’ils prêchaient communément! Dans le cadre du domaine délimité du pluralisme culturel, Mahatma Gandhi avait dit: «Je veux que les cultures de toutes les terres soufflent à proximité de ma maison, aussi librement que possible; mais je refuse d’être renversé par le souffle de l’une quelconque d’entre elles». Si nos villes, dites impériales, disposent d’une infrastructure solide: universités, grandes écoles, autoroutes, tramway, TGV, usines, hôpitaux etc. en parallèle, plusieurs localités, habitées par des populations amazighes, demeurent isolées: en l’absence d’un réseau routier qui permet de faciliter la circulation des personnes et des biens; les habitants demeurent marginalisés sans emploi et sans rétributions, ils font face au coût colossal de la vie et ils mènent une vie misérable, malheureusement, ils sont arbitrairement dépossédés de leurs ancestrales terres fertiles, ils sont éreintés par les retombées de la pauvreté et, frustrés du droit d’utiliser le bois de leurs terres pour se chauffer, ils survivent à la merci du froid glacial durant les périodes hivernales, sans écoles, sans hôpitaux, sans activités génératrices de revenus etc. En faisant semblant d’ignorer l’existence de ses populations amazighophones, l’Etat propose des solutions sur des bases beaucoup plus politiques et idéologiques qu’économiques, ce qui ébranle la stabilité socio-économique et porte énormément atteinte à la digité des citoyens iniquement frustrés. De leurs côtés, les partis politiques, qui cherchent à s’enrichir immoralement, exploitent astucieusement sous prétexte d’une nouvelle conscience islamique le malheur de ces populations innocentes pendant les périodes électorales, ils donnent une expression religieuse compatible avec leur conception idéologique pour abuser davantage de la crédulité des citoyens! A la lumière de la nouvelle constitution, les quatre partis politiques constituant le gouvernement Pijidiste discutent les grandes lignes, du programme gouvernemental, axées essentiellement sur: l’identité, la religion, la liberté, la corruption, les richesses, les impôts, l’habitat, la compensation et l’établissement de la carte du nécessiteux; les détails restent à découvrir probablement dans un proche avenir; mais, comme il s’agit d’un travail sensible qui exige beaucoup plus d’attention, toute pratique discriminatoire entrainant l’oblitération ou la disparition fortuite de l’identité amazighe réveillera indubitablement le mécontentement des citoyens illégalement défavorisés. Subséquemment aux impitoyables guerres des valeurs notre avenir dépendra du prix accordé à la vie humaine et du degré du respect concédé aux droits naturels de l’être humain sans discrimination et dans le respect mutuel des valeurs et de la dignité des autres. Malheureusement, bien qu’on s’autoproclame défenseur des valeurs humaines, des droits humains, de l’équité et de la démocratie, plusieurs hauts responsables insouciants violent impunément ce principe fondamental des règles morales! Le 21 mars 2006 l’ancien premier ministre du Royaume Uni, Mr Tony Blair avait déclaré: «… à moins que l’on articule une politique globale commune basée sur des valeurs communes, nous risquons outre le chaos, de mettre en danger notre stabilité économique et politique sans pouvoir faire face à l’extrémisme, aux conflits et aux injustices». Les dirigeants du gouvernement doivent savoir que la responsabilité n’est pas un honneur elle est plus exactement une lourde charge, à cet effet, l’équipe gouvernementale doit œuvrer pour instaurer la véritable démocratie loin du discours politique empreint de fiel. Les grandes lignes que trace le peuple marocain c’est d’abord l’égalité de tous les citoyens devant la loi, devant le droit et devant le devoir c’est, en conclusion, l’instauration de la justice sociale et la répartition équitable des ressources naturelles du pays; ensuite, le peuple revendique le respect inconditionnel des droits humains et de son identité. Loin du sentiment exagéré de la valeur personnelle, les hauts fonctionnaires de l’Etat doivent se plier aux règles de la vie en société, ils doivent concéder la politique du pluralisme et de la tolérance. Pour justifier l’authenticité du parcours démocratique du pays sur le plan culturel, linguistique et identitaire, il faut satisfaire les revendications légitimes du peuple amazigh, qui constitue la clé de l’avenir du Maroc et aplanir les obstacles et les difficultés économiques avant qu’il soit trop tard. Face à l’incapacité de l’IRCAM et de la TV8 de cerner efficacement la cause amazighe, dans le cadre du multilinguisme officiellement accueilli par le Maroc et pour donner une nouvelle impulsion à la langue tamazight, il faut créer «un institut national pour la culture et la langue amazighes» conformément aux critères internationales, auquel se rattacheront des annexes au niveau de chaque province du royaume, dont la tâche est de promouvoir, contrôler et s’assurer du bon déroulement du processus de l’enseignement de la langue Tamazight, transcrite en alphabet amazigh: Tifinagh, et veiller à l’intégration effective de l’amazigh dans les institutions de l’Etat et dans la vie publique. Le peuple amazigh rejette la notion qui considère que le sous-développement est dû au déterminisme géographique et il rejette, en conséquence, toute hégémonie culturelle et économique du pouvoir politique autoritaire qui encourage la suprématie de la langue arabe et qui persiste férocement dans ses convictions politiques pour enrichir les riches et appauvrir les pauvres! Pour se réhabiliter aux yeux du peuple, le gouvernement doit supprimer immédiatement les fâcheuses conséquences de la mauvaise gestion des affaires économiques et culturelles qui encouragent la politique discriminatoire dans notre pays. Pour pouvoir apporter une amélioration tangible à la situation économique critique des populations amazighes outrageusement marginalisées, un changement radical s’impose, dans la mesure où les dirigeants du pays décident de favoriser les conditions préalables d’un décollage économique adéquat qui se caractérise par le développement d’une infrastructure socio-économique et culturelle qui permet le passage sans exclusion d’une société à vocation agricole traditionnelle à une société à vocation industrielle moderne, ensuite, les dirigeants doivent favoriser concrètement le choix du multilinguisme pour réussir l’égalité en droit des langues officielles au Maroc: Tamazight et Arabe, finalement les dirigeants doivent assumer convenablement leur responsabilité et supprimer dans le discours officiel tous les termes discriminatoires l’exemple du pseudo «Maghreb arabe» au lieu du «grand Maghreb» malgré qu’il s’agisse dans la réalité de: Tamazgha. Le mot «Maghreb» n’a jamais été une référence géodésique, ni un espace géographique, il a été arbitrairement attribué aux pays de Tamazgha, l’Afrique du nord, par les annexionnistes arabes. Ainsi, notre pays pourra remplir avec succès les conditions de réussite lorsque il aura éradiqué définitivement les programmes politiques discriminatoires empreints de la xénophobie, déraciné les théories tendancieuses et que nos politiciens soient honnêtes et s’aperçoivent que les crises ne peuvent jamais être surmontées par une simple adaptation. Lorsque les pouvoirs publics rendront justice au peuple amazigh, lorsque l’Etat adopte sérieusement un régime politique fondé sur la souveraineté des citoyens, lorsque nos dirigeants incarnent la vision vers un projet sain de société et vers un système de valeurs socioculturelles, lorsque nos hauts responsables défendent adroitement les principes de la diversité culturelle et des droits humains, lorsque les fonctionnaires de l’Etat s’acquittent correctement de leur fonction, lorsque la séparation des pouvoirs et la reddition des comptes seront pratiquement appliquées, lorsque nos islamistes soient tolérants et s’écartent du fanatisme religieux, lorsque tous les citoyens disjoignent le dévouement aveugle et intransigeant aux principes et aux causes apocryphes, lorsque nos intellectuels accordent l’importance primordiale à la diversité culturelle sans falsifier la vérité et quant-ils arrivent à assumer la responsabilité en parallèle aux dirigeants, quand on passe par une phase décisive pour le développement de la société et quand on aura pu éviter le gaspillage quantitatif et qualitatif de nos ressources humaines, à ce moment-là, notre pays pourra emprunter la voie droite longuement rêvée qui le conduira incontestablement au véritable succès et le placera au rang des pays développés.

Si les divergences d’opinions qui conduisent les musulmans aux confrontations, voir aux discordes, apparaissaient au sein de la communauté musulmane, dès la mort du prophète, et se sont poursuivies avec une intensité susceptible d’avoir des suites plus au moins fâcheuses dans l’histoire de la société arabe; il est, par ailleurs, vrai que l’idée de maintenir l’unité d’une communauté sous forme de l’unité politique et culturelle peut triompher, au point de faire croire qu’il s’agisse d’une évolution naturelle. Quoique chez les arabes musulmans, l’alternative qui aurait pu maintenir l’autonomie du politique par rapport au religieux a été rapidement écartée, certains chercheurs expliquent que: rien ne permettait, ni dans les textes sacrés ni dans les traditions du prophète, de définir la forme que devait prendre la nouvelle entité politique et les avis qu’on se partage ne cessent de s’opposer jusqu’à nos jours. Cette question place le problème politique au centre des préoccupations des musulmans, elle a même des répercussions les plus profondes sur leur mode de vie, sur la manière de voire la religion et l’ensemble des organisations sociales. Finalement, c’est à propos de «politique» que les arabes musulmans refusent de reconnaître que: toutes les divisions et les oppositions entre eux ont eu un fondement exclusivement politique, contrairement à ce qui se passe dans les autres religions. Il s’agit automatiquement des défauts hérités des intolérants et des fanatiques religieux, il faut en conséquence un effort de volonté pour se guérir de ce vice. En effet, malgré que l’Islam est en lui-même un système total, une législation qui régit dans les détails tous les aspects de la vie ou qui, du moins, répond à toutes les questions que les hommes de tout temps et de tout lieu peuvent se poser, certains penseurs introduisent d’autres distinctions qui vise à dissiper une confusion de taille: «A bien examiner cette question cependant, on observe que l’ensemble de la législation apportée par l’islam, que le prophète a amené les musulmans à observer, ne s’apparente ni de près ni de loin aux dispositions appliquées par les pouvoirs politiques, ni aux systèmes mis en place par les Etats temporels, et que ses impératifs ne constituent qu’une partie limité de l’appareil législatif et réglementaire requis par tout Etat temporel.» confirme un certain penseur alias Abderraziq. Quoi qu’il en soit, les amazighs condamnent vigoureusement la politique discriminatoire, ils proscrivent l’humiliation, la marginalisation, les promesses en l’air, l’injustice et la haine, ils bannissent la corruption, la mauvaise gouvernance, le détournement de denier public et les dépenses inutiles qui épuisent vainement l’économie nationale.

En conséquence, pour pouvoir agir, en dehors de la xénophobie, sans ambiguïté et sans fanatisme religieux, le gouvernement islamiste, qui croit que l’islam offre une véritable «constitution» définissant le mode de fonctionnement de l’Etat islamique, doit utiliser toutes les forces et tous les moyens adéquats au service du peuple pour satisfaire les besoins de toutes les familles marocaines sans aucune distinction. Le nouveau gouvernement islamiste ne doit pas en aucun cas mépriser les aspirations raisonnables du peuple marocain aux droits: culturel, linguistique, identitaire, politique, socioéconomique etc. le gouvernement islamiste ne doit non plus négliger les attentes les plus longues et les aspirations authentiques du peuple marocain dans toutes ses composantes: à la justice sociale, à l’emploi, à l’enseignement efficace et producteur de compétences, à la couverture sanitaire etc. Si vous faites la prière, le citoyen ne va pas vous récompenser et si vous ne priez pas le citoyen ne va pas vous punir car cela relève de la volonté du bon Dieu. Mais si vous assumez correctement votre responsabilité: le citoyen va vous encourager, si vous trichez: vous aurez des comptes à rendre au citoyen devant le bon Dieu. Il sera impardonnable de commettre des fautes graves au non de la raison d’Etat. Si la condition de réussite nécessite le travail sérieux, le dévouement et la loyauté, il faut être conscient du rôle de la langue tamazight bien ressenti par le peuple amazigh. A cet effet, Si la devise du PJD était: «lutter contre l’injustice», l’exclusion da la langue Tamazight est une injustice extrêmement ignoble. Il sera inacceptable d’argumenter les éventuelles incompétences par un cumul hérité des prédécesseurs, le peuple prend en considération vos propres engagements. En conclusion, nous avons le plein espoir et nous souhaitons que le gouvernement de l’après 25.11.2011 se conduise honnêtement et qu’il aboutisse au résultat satisfaisant.

 

 

 

 

 

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