Numéro  54, 

  (Octobre  2001)

Amezwaru

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Tamazight

B.M.C.E d uslmd n tmazight

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Alaghi i yllis n umazigh

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Etat de légitime défense

Les dimensions amazighes du patriotisme marocain

Le sens civilisationnel chez imazighen

La presse nationale et le lobby saoudien

Quelle découverte à fait un prix nobel?

Le silence qui parle

Le journal de M.Ziyane exhibe son amazighophobie

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مشروع م.ب.س. لتدريس الأمازيغية

تعدد اللهجات الأمازيغية وسؤال التوحيد

الخطاب الملكي: مرحلة جديدة في تاريخ المغرب

 

 

 

 

Le sens civilisationnel chez Imazighen

 Par: Said Jafer (Khénifra)

En me penchant sur l'histoire de Fazaz, je fus surpris de découvrir  à quel point nous avons été éloignés de nos origines et qui  fait de sorte  qu'on patauge par ci, par là, ce qui explique le  grand nombre des imazghen qui adoptent des doctrines orientales, salafiste et baatiste qui justement font tout pour faire disparaître toute trace de Tamazight. Etrange destin de ces  pauvres personnes qui n'osent jamais pousser les interrogations  à fond pour découvrir la vérité du fond.

Je fus aussi bouleversé de savoir que la ville  Wawia de Dila à Meêmmer fut détruite de fond en comble par MIy  Erchid et que la  Zawia de Ouawzight fut également effacée de la de la carte  par Mly Abdellah qui affichait ouvertement sa haine envers les  berbères de l'Atlas central. L'antique ville de Lgara, au cœur du  moyen Atlas également souffre d'un silence et d'un oubli coupables de la part des responsables. Par contre, les berbères, les responsables et les agents de la grande Fitna, n'ont pas touché aux murailles de Fes, de Meknes et de Salé qu'ils  avaient pourtant bien conquises. Réflexions faites,  elle n'est que troublante  cette conclusion, qui fait du barbare un sage devant la précipitation d'autrui pour s'accaparer les richesses de Tamazgha et un philosophe scrutant les attitudes humaines devant les murailles des villes impériales, et qui fait du civilisé un vandale poussé à l'extrême, rasant des villes,  des forteresses et même des lieux saints pour déraciner, pensait-on toutes traces de l'adversaire. Or les idées ne meurent jamais, les ruines de Dila sont aussi majestueuses que les pyramides. Lgara est un tatouage de la mémoire de cet Atlas qui n'a plus droit à l'amour de sa progéniture, cette ville dont les murs d'enceinte n'ont  droit à aucun soin, à présent quelques parties et quelques tours demeurent encore debout comme un défi ancestral. S'étalant sur une superficie de 37 Hectares et inaccessible de l'ouest grâce à un immense bloc de rochers, l'enceinte ne fut donc construite à vrai des trois cotés, l'endroit stratégique; idéal pour une ville-forteresse. Les pièces de monnaie trouvées attestent la présence dans la ville de Moulay Ali Ben Youssef fils de Youssef Ben Tachafine qui commandait au Maroc et en Andalousie à l'époque des almoravides. Alla, un autochtone qui habite près du site m'a dit qu'il date d'un siècle avant l'Islam. Etrange sort de cette ville-énigme, et que seuls ceux qui cachent sa vérité connaissent sa valeur historique et la redoutent! Ne batte-t-elle pas en brèches toute la science de l'archéologie, à la marocaine, qui fait des montagnes de l'Atlas des lieux sans droit de cité; habitées par des primitifs bannis de la civilisation. Les tribus du Maroc ont maintes fois changé d'emplacement et de mode de vie; passant, selon les circonstances et les conjectures de la vie rurale à la vie citadine et vice versa. Les ruraux de Demnat n'ont-il  pas chassé les citadins pour les ramener, quelques jours après à leurs boutiques, tant ils étaient indispensables à l'équilibre ville-compagne qui a depuis toujours été le lot de la vie des marocains. La fin de Lgara, dit-on, fut causée par un incendie, des ossements, des crânes et des céréales brûlés ont été trouvés sur place.

Quelque fut l'enjeu historique, et aussi hasardeux qu'aléatoire que soit l'échiquier politique marocain; l'état doit se comporter avec un esprit de scientificité envers tous les  monuments historiques de notre pays. Car tout se passe comme s'il s'agissait d'une vengeance ancestrale due à l'inimitié des berbères Sanhaja au pouvoir central. Or, aujourd'hui tout à tendance à changer, y compris notre vision de l'histoire, nous trouverons une dynamo qui nous alimentera pour dépasser nos handicaps à l'oriental,  car enfin de compte les uléma et le Foqaha de Dila, d'Ihensalen ou d'Imhawchen  pour ne citer que ceux-ci, n'étaient pas moins dotés de Baraka que d'autres et n'avaient pas moins de souci envers l'avenir se leur terre, leur pays que d'autres. Mais l'arbre que je plante nourrira mes fils et mes neveux et la pierre que je renforce abritera ma progéniture ou celle de mon ennemi, soit, ma grandeur ne ferait qu'augmenter d'avantage.

Khénifra, avril 2001.

 

 

 

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