Numéro  54, 

  (Octobre  2001)

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Le journal de M.Zian exhibe son amazighophobie

Par: M. H. (Agadir)

J'ai été outré par deux articles publiés dans le journal de langue arabe "Alhayat Alyawmya" n° 235 du 6 au 26 août. Le premier à la une du journal  intitulé "quelle langue pour quelle science" par l'éditeur Abdelhakim NOUKIZA, le second sous le titre  " Moulay Hicham, ben Barka et l'Amazighité première partie" par le directeur  politique- du même journal- Mohamed Zian.

Le premier s'attaque à l'idée d'enseigner l'amazigh pour ne pas concurrencer l'arabe. Il commence par opposer les avis de deux usfpeiste Mohamed Guessouss et Mohamed Abd Eljabri. Le premier selon l'article serait pour l'enseignement de la langue amazighe le second contre. L'auteur de ce fameux article s'étonne qu'on ait appris l'arabe à 12 ans. La réalité est qu'il y a des marocain, très pieux, qui ont vécu plus de 100 ans sans connaître un mot de la langue "du paradis".

Il faut être osé pour comparer l'amazigh  et les langue des pharaons, des assyriens et des sumériens. Cet auteur doit savoir que présentement aucune personne ne parle ces langues orientales. Ce n'est pas le cas de l'amazigh qui est parlé par plus de la moitié des marocains. L'autre partie, bien sûr, est loin de parler la langue que cet auteur défend. Pour répondre à votre question quelle science sera elle  véhiculée par l'amazigh je vous dresse un petit bilan:

- le Maroc compte plus de 50% d'analphabètes loin derrière les pays en voie de développements. 

- Les conséquences  de l'arabisation - prise strictement dans le sens idéologique - qui n’est destinée qu'aux couches les plus défavorisées sont connues. Les nationalistes panarabistes, quant à eux, ont les moyens d'envoyer leur progéniture dans les missions étrangères.    

- En plus, je citerai notre professeur et écrivain Abdelhak Serhane dans "Ce que j'attends de Mohammed VI'' publié par Jeune Afrique N°: 2017 du 7 au 13 septembre 1999): «ہ partir des années soixante-dix, on a fabriqué un enseignement à deux vitesses et vidé l'enseignement public de sa substance, faisant de l'école publique un dépotoir pour les déshérités et les laissés-pour-compte. Les solutions à ce problème ne se trouvent ni en Chine, ni en ةgypte, ni en France, mais ici, chez nous, parce que nous devons tenir compte de nos spécificités et de notre originalité. Loin de moi la prétention de vouloir donner des leçons à quiconque, mais deux premiers signaux forts pourraient être émis en ce sens: rendre à la langue berbère le rang qu'elle mérite... Donner aux langues fortes (anglais, espagnol, français) une place privilégiée dans l'enseignement. Sans complexe et sans mauvaise foi. Je sais, les cocardiers vont hurler à l'hérésie. Ceux-là, l'Histoire leur demandera des comptes, car le temps n'est plus au nationalisme aveugle ou imbécile. Le succès de nos écoles dépend essentiellement de leur capacité d'ancrage dans le système scolaire planétaire. Nous devons reconnaître, en toute modestie, que nous n'avons inventé ni le téléphone, ni le fax, ni Internet... Ce sont ces découvertes nouvelles qui gouvernent le monde. Nous devons refuser de demeurer d'éternels consommateurs des technologies étrangères, sinon, nous serons demain les éboueurs des nations productrices, les égoutiers des nations fortes, les ramoneurs des nations modernes, les mendiants des nations développées... C'est-à-dire les esclaves du nouvel ordre mondial.»

- l'auteur doit tout simplement se référer au discours de Sa Majesté feu Hassan II - que Dieu ait son âme dans sa saint miséricorde - du 20 août 1994 qui préconise l'enseignement de l'amazigh à tous les Marocains. Pas trop tard que le 30/7/01 Sa Majesté mohamed VI a prononcé un discours, à l'occasion de la fête du trône, dans lequel il a traité la question de l'identité marocaine."Une identité qui se caractérise  par sa diversité et sa pluralité résultant de confluence d'affluents divers; amazigh, arabe, sub-saharien-africain et andalous, enrichie par des cultures et des civilisations variées. Plus récemment encore il préconise, dans son discours à l'occasion du 48éme anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple et de la fête de la jeunesse, du renforcement de l'enseignement de la culture Marocain aux RME dans toutes ses composantes.

Ceux-ci étant dit, les propos tenus par notre auteur sont anachroniques dans un Maroc qui aspire à une vrai démocratie.

Pour Mohamed Zian - ex ministre des doits de l'homme -, il est allé vite dans sa besogne en accusant les amazighophyles de vouloir répandre l'idée que l'identité réelle de tous les Marocains est l'amazighe. je ne discuterai pas ce point et je laisserai le soin aux historiens de trancher. Selon  cet auteur, circonscrire les Marocains dans une unique affluence de l'identité est à même de nuire à l'environnement arabe de notre pays et de sa langue, ce qui nuirait au coran et à l'islam - soubassements de notre monarchie -. En plus, toujours selon l'auteur, ces allégations visent à mettre notre Roi Amir Almouminine hors du nouveau  concept de l'identité puisqu il est l'ascendant du prophète arabe. Ceux-ci mettent en exergue l'amzighophobie  et distille la haine et le venin qui ont longtemps aliéné les Marocains. Les remarques suivantes méritent d'être soulignées: 

*          Il est bon à savoir que le parti de Zian est résolument hanté de l'amazighophobie, tout comme les autres partis panarabistes, indépendamment de leurs énormes différences au point de vu idéologiques.

*          L’ex-ministre des doits de homme, au lieu qu'il défende le doit de l'épanouissement de tout un chacun, rentre dans des tergiversation macabres et mesquines. Pour quelle raison n'a il pas plaidé contre une seule affluence de l'identité marocaine inscrite jusqu à nos jours dans la constitution. Pourquoi a-t-il choisi ce moment?. L'oppresseur est le premier à se défendre.

*          Le Maroc demeurera amazigh, que le veuillent les arabo-batistes ou non, pour qui l'herbe est coupé sous les pieds depuis le discours royal du 30/7/2001. L'histoire vous jugera demain.

*          Cet article publié dans l'hebdomadaire  "Alhayat Alyawmya" est caduc, tout au moins les propos tenus à l'encontre de l'amazighité du Maroc, puisqu'il est postérieur au discours royal qui a tranché la question de l'identité. On ne peut pas être plus royaliste que le Roi.

Les Imazighens, jusqu à maintenant militent pour acquérir leurs doits les plus inaliénables dans les règles de la civilité et d'autres leur murmurent dans les oreilles qu'il faut changer de méthodes.

      M. H. Agadir

 

 

 

 

 

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