Tamazight entre l’enjeu symbolique et l’enjeu politique

 

Par: Mohamed Aghrib

 

Bien que ce sujet ait été déjà assez débattu, dépassé et épuisé depuis longtemps d’une manière qui ne se prête plus au débat et à la discussion, malgré que les avis des spécialistes linguistes compétents, à propos de la valeur linguistique intrinsèque du tamazight en tant que langue, soient clairs et unanimes, je reviens là-dessus parce qu’il paraît qu’il existe encore des gens dans la nature qui osent diffuser des ignorances et des incompétences sur les colonnes des journaux, lesquelles n’ont aucun autre objectif que des manœuvres  politiciennes.

 

L’on peut me reprocher d’avoir fait recours à des auteurs occidentaux pour justifier mes thèses sur la langue. Encore un argument idéologique et politique afin de dissimuler un constat que tous les linguistes compétents du monde entier n’oseront plus débattre : Seule la politique décide de l’avenir d’une langue et par conséquent de l’avenir des gens dont elle est la langue maternelle. C’est comme si la science de la linguistique connaissait des frontières entre les pays et les peuples, comme si les êtres humains et les sociétés n’avaient pas le même fonctionnement intellectuel, affectif, économique et social.

 

1. La langue et l’affectivité

 

Faire une différence qualitative entre les langues parlées dans un environnement donné ne repose sur aucun fait scientifique et objectif. En effet, « la langue fait tellement partie de notre vie sociale que nous jugeons facilement les productions linguistiques de notre entourage d’après une échelle de valeurs fondées sur des critères subjectifs et affectifs. Tel était le cas des distinctions socioculturelles entre langue, dialecte, patois, etc. » [1]

 

Il n’y a pas de doute que les individus qui pensent autrement et qui croient que leur langue est « meilleure » que celle des voisins ont des problèmes d’ordre ethnocentrique et égocentrique, car « de façon générale, les individus ont tendance à attribuer à leur langue de nombreuses « qualités » qu’ils refusent à celle des autres; ainsi, la langue des autres est considérée « grossière », « barbare », ou au contraire « pédante », « affectée », etc. Ce sont là des jugements qui ne reposent sur aucun fondement dans la réalité linguistique, qui proviennent de l’esprit des individus. » [2]

 

La linguistique, en tant que science, n’admet donc pas de distinctions basées sur une échelle de valeurs, subjectives, en ce qui a trait à la différence entre les langues parce que « les concepts de détérioration, d’abâtardissement, de décadence, même celui de primitivité ont été rejetés par la linguistique parce qu’ils n’ont pas de fondements dans la réalité. Ce sont des concepts sociaux ou raciaux basés sur des préjugés ou des ignorances, comme ceux qui se réfèrent à la beauté, à l’élégance, à la pureté. » [3]

 

Par conséquent, il est très facile de comprendre qu’une part des jugements portés sur les langues ne sont que des jugements d’ordre subjectif et affectif. Ils n’ont pas de fondements scientifiques et objectifs quantifiables dans la science linguistique en tant que telle. En effet, « il est vrai que la langue, parce qu’elle est une institution sociale mais utilisée par des individus, est facilement touchée par leurs sentiments, leur affectivité, leurs préjugés. » [4] Il n’est donc pas acceptable, de point de vue scientifique, de dire qu’une langue est plus belle, plus éloquente, plus barbare, plus primitive, plus évoluée, qu’une autre langue puisqu’il n’est pas possible de mesurer objectivement la beauté d’une langue, son caractère esthétique ou barbare que du point de vue de l’individu et de son affectivité qui exprime ces jugements.

 

Par conséquent, les sentiments que l’on a envers le tamazight n’ont absolument rien à faire avec la valeur intrinsèque du tamazight en tant que langue. Les Imazighen, c’est-à-dire ceux qui la parlent encore, aiment leur langue comme tous les autres peuples et sont ouverts à en apprendre celles des autres comme l’histoire l’avait toujours attesté.

 

2. La langue et les jugements de valeur

 

Allons plus en détails sur ces jugements et voyons voir quel est le degré de leur validité. Il existe un certain nombre de jugements hâtivement accolés à une langue donnée. Certains vous diront que telle ou telle langue est plus « claire » que telle autre, qu’elle est plus « riche » que telle autre, qu’elle est plus « éloquente » que telle autre. L’ensemble de ces jugements sur les langues est subjectif et n’a aucune valeur linguistique objective. Ces jugements n’expriment que le mépris affiché que l’on a envers une certaine population, ses traditions, ses coutumes et ses habitudes.

 

2.1. La clarté et la précision d’une langue

 

Vous avez certainement entendu parler d’une langue en tant que langue « riche », « pauvre », « esthétique », « claire », « précise ». Ce sont des jugements qui sont à discuter parce que pour comparer deux langues, il faudrait les mettre dans les mêmes conditions historiques, sociales, économiques, pendant un certain temps avant de pouvoir le faire. Sans cela, les jugements que l’on porte sur cette langue ne reposent pas sur des critères assez rigoureux pour que les résultats de la comparaison soient jugés pertinents, objectifs et décisifs. En effet, « les jugements de valeur portant sur l’esthétique, les qualités ou les défauts d’une langue, relèvent de critères fort discutables et reposent sur des considérations abusives et arbitraires. » [5]   Puis, « quant à la précision et à la clarté, elles relèvent de la logique et de la pensée, c’est-à-dire de l’utilisation personnelle du code, et non du code lui-même. » [6]

 

2.2. La richesse et la pauvreté d’une langue

 

En général, la richesse ou la pauvreté d’une langue sont jugés par son lexique, le nombre de mots inscrits dans ses dictionnaires, car « d’autres diront que le français et l’anglais sont des langues « riches » par comparaison avec les langues africaines comme le bambara et le malinké. On se basera, pour porter un tel jugement, sur le nombre plus ou moins important de termes spécifiques qui servent à désigner la réalité. Le français et l’anglais comporteraient chacun plus de 200.000 mots alors qu’on en relèverait que quelques milliers en bambara et en malinké. » [7] Toutefois, « cela suppose que les langues écrites ont, au départ, un avantage, celui de pouvoir consigner les mots, mêmes disparus, dans un répertoire. Les langues africaines peuvent paraître « pauvres », mais cette « pauvreté » vient en partie de l’ignorance des lexicographes (auteurs des dictionnaires), européens ou autres, ou de leur incompétence face à la langue qu’ils étudient. Par ailleurs, quel locuteur francophone ou anglophone peut se vanter de connaître tous les mots de sa langue ? Il est probable qu’un francophone instruit connaisse à peu près le même nombre de mots qu’un Africain également peu instruit. » [8]

 

Ainsi, que le nombre de mots d’une langue soit plus grand ou plus petit, l’individu parlant cette langue possède un nombre déterminé de mots de cette langue et ce nombre dépend de son instruction et non pas de la grosseur des dictionnaires de cette langue, car « il semble bien qu’en fait, on doive admettre que le vocabulaire dont disposent tous les hommes est, à quotient intellectuel égal des locuteurs, à peu près équivalent d’une langue à une autre, et que pour une langue utilisée dans une civilisation technologiquement complexe, il faille parler de différents dialectes spécialisés, inintelligibles d’une catégorie professionnelle à l’autre. » [9]

 

Par conséquent, un éboueur parlant une langue de « prestige », l’anglais par exemple, n’utilise pas, en moyenne, plus de mots dans son quotidien que son collègue de métier qu’il soit amazigh ou arabe et du même niveau culturel, et leur lexiques personnels sont pratiquement de la même taille. Si le tamazight a moins de mots dans ses dictionnaires ce n’est pas parce qu’il est plus « pauvre », mais c’est parce que le travail indispensable pour réunir ce lexique n’a pas été fait, maintenant et au cours des siècles. Une grande partie de ce lexique est simplement perdue dans la nature et l’on ne peut pas la comparer équitablement à une autre langue ayant bénéficié pendant des siècles de ce travail de lexicographie. De plus, de nombreux mots dans les dictionnaires des langues même ayant bénéficié de ce travail ne sont plus utilités par les locuteurs de cette langue parce qu’ils correspondent à des notions et à des usages différents de ceux de la vie présente et c’est un aspect de l’évolution des langues. Comme, nous le verrons plus loin, cette iniquité est la conséquence de décisions politiques qui, suivant des critères politiques, tactiques, stratégiques, discriminatoires et souvent subjectifs, s’intéressent à une langue à l’exception des autres. Les raisons de cet intérêt ou de cette exclusion sont puisées idéologiquement dans le magma des idées qui circulent dans la société, qu’elles soient d’ordre religieux, d’ordre pseudo-scientifiques, d’ordre idéologico-moral, etc.

 

2.3. Les langues primitives et les langues évoluées

 

La langue est en constante évolution, quel que soit le milieu dans lequel elle se trouve. Cependant, nous devons faire attention et ne pas confondre « évolution » et « progrès », car rien d’objectif en linguistique ne permet de juger du « progrès » d’une langue par rapport à une autre. En effet, « il ne semble pas que les langues se fassent toujours meilleures, et rien ne montre l’existence d’un progrès dans l’évolution d’une langue. » [10] Ainsi, l’état « évolutif » ou « primitif » d’une langue est généralement lié au progrès scientifique et technique atteint dans une société et non pas à une caractéristique linguistique particulière et intrinsèque à cette langue. C’est le progrès de la société qui fait que sa langue a un lexique plus grand ou plus petit, puis le travail qui consiste à réunir ce lexique.

 

Par conséquent, le tamazight est une langue comme une autre et elle n’est pas plus ou moins évoluée qu’une autre langue. Elle a évolué et avait subi des transformations de son système, à ses différents niveaux, au même titre qu’une autre langue. La langue n’est pas un système statique et clos, elle évolue selon l’évolution sociale, technique, économique, etc. de la population qui la parle. Rien donc d’objectif ne démontre que le tamazight n’est pas capable de véhiculer le savoir scientifique moderne, rien ne démontre qu’il est infirme à faire fonctionner une administration. Il faudrait lui donner la chance de s’exercer dans ces secteurs avant d’en tirer ces conclusions et cela, seule la politique peut le décider.

 

2.4. La beauté d’une langue

 

Dire qu’une langue est plus ou moins « belle » qu’une autre n’est qu’un sentiment que l’on ressent envers cette langue, envers la culture qu’elle véhicule et envers le peuple qui la parle.  La « beauté » d’une langue ou sa « laideur » n’ont absolument aucun fondement dans la science de la linguistique. « En effet, on confond souvent la langue et le sentiment que l’on éprouve pour le peuple qui parle cette langue ; par exemple, un peuple que l’on estime aura une « belle langue », un peuple méprisé une langue « laide. » » [11] Puis, ces jugements « …se fondent en fait sur les sentiments qu’on éprouve pour la nation qui fait usage de la langue en cause, sur la nature des contacts qu’on a établis avec ses usagers, sur le goût que l’on a pour le pays où on l’a entendue, sur l’attrait de la littérature dont elle est le support. » [12]  

 

Par conséquent, si je méprise le tamazight, si je ne l’estime pas, si pour moi il n’a aucune valeur et qu’il est une langue laide, barbare et repoussante, ce n’est pas parce que le tamazight comporte en lui-même, linguistiquement s’entend, toutes ces valeurs négatives et méprisantes, mais c’est plutôt parce que je méprise les gens qui le parlent, Imazighen, je ne les estime pas et ils n’ont aucune valeur à mes yeux. Si je méprise le tamazight, c’est parce que le peuple qui parle le tamazight est méprisable à mes yeux et ne mérite pas mon respect. Mon sentiment n’a absolument rien à faire avec le système linguistique du tamazight en tant que tel, ni avec sa capacité ou son incapacité à se joindre à la vie moderne. Ainsi, si tamazight n’est pour moi qu’une langue vulgaire, c’est simplement parce que je considère Imazighen comme étant des gens vulgaires, et ça c’est un autre problème.

 

2.5. La pureté d’une langue

 

Une langue « pure »  serait une langue non « corrompue » et non mélangée avec des éléments étrangers au cours de son évolution. Cependant, les linguistes les plus ethnocentristes et les moins honnêtes vous attesteront que toutes les langues au cours de leur évolution dans le temps avaient interagi avec les autres langues, à un moment ou à un autre, et qu’elles ne sont plus telles qu’elles étaient, un siècle, deux siècles, auparavant et même moins.

 
Vouloir garder « pure » une langue, c’est la fixer, la figer et l’empêcher d’évoluer en suivant l’évolution de la société qui l’a adoptée, son évolution technique, ses péripéties historiques, son interaction avec les autres sociétés, etc. En effet, « les critères qui permettraient de dégager la « pureté » d’une langue coïncident avec un idéal fort abstrait et insaisissable linguistiquement. » [13] En outre, « ce sont des concepts sociaux ou raciaux basés sur des préjugés ou des ignorances. » [14]

 

3. Les langues et la politique

 

« Les langues sont liées à des facteurs politiques et sociaux parce que les élites dirigeantes ont toujours eu un rôle à jouer dans la diffusion d’un idiome. Dans toutes les sociétés où l’État, par le biais de ses institutions (administrations, école, radio-télévision), propose ou impose à ses citoyens un modèle linguistique différent de celui qu’ils acquièrent naturellement dans leur milieu, la variété ou la forme proposée est toujours perçue comme une langue parée des plus belles « qualités » (clarté, logique, précision, richesse, etc.) » [15]

 

Ainsi, la langue adoptée ou imposée dans l’administration, dans les écoles, dans les médias, est présentée comme étant la langue ayant les plus « belles qualités » que celle qui est privée de cette opportunité. Elle est souvent décrite comme étant la « meilleure » langue et on affirme que toute autre langue n’est pas « apte » à rendre l’ensemble des services que la première est capable de rendre aux citoyens. Ce qui n’a évidemment aucun fondement objectif, car ces supposées « qualités » ne sont que la perception subjective de certains individus sur cette langue, sur la culture qu’elle véhicule et sur les gens dont elle est la langue maternelle. Puis, ce jugement exprime le mépris que l’on a pour l’autre langue.

 

Le plus souvent, la langue officielle et la langue parlée dans la société civile et par la masse du peuple dans un pays, sont totalement différentes et la langue officielle ne reflète aucune réalité linguistique sur le terrain. En effet, « le plus souvent, la langue officielle est simplement un parler régional qui a été étendu autoritairement à l’ensemble d’une nation » [16] et « par voie de conséquence, toutes les autres langues ou variétés de langues sont « péjorées » par essence, d’où les termes de dialectes, patois, créole, sabir, charabia, jargon, etc. » [17]

 

Ainsi la valeur sociale, économique et administrative d’une langue ne dépend pas de la volonté du linguiste, mais elle est étroitement liée au pouvoir politique et à la valeur politique et économique de la masse des gens qui la parle parce que « les langues sont au pouvoir politique ou ne sont pas des langues. » [18] Puis, « ce sont les gouvernements qui prennent les décisions qui engagent l’avenir linguistique d’un peuple, non le linguiste. En ce sens la langue devient vraiment une réalité politique.» [19]

 

Ainsi, la langue est une « réalité politique. » Imposer une langue à l’exclusion des autres langues dans l’administration et les écoles publiques relève d’une « décision politique » et non pas de l’incapacité inhérente aux langues exclues à rendre les mêmes services aux citoyens. Cette « décision politique » a des conséquences sociales et économiques déterminantes et évidentes pour les citoyens dont la langue maternelle est exclue du système scolaire et administratif. Ces conséquences économiques et sociales se traduisent au niveau national par un sous-développement et une incapacité à affronter les problèmes sociaux et économiques dans la société.

 

4. Le tamazight, la politique et la linguistique

 

Le tamazight est la langue parlée en Afrique du Nord, d’Essaouira à Siwa, de la méditerranée aux confins du Sahara, et ceci depuis la préhistoire. Toutes les autres langues parlées en Afrique du Nord sont des langues d’importation, tous les historiens l’attestent et il n’y a aucun doute là-dessus. En effet, « si nous savons que toutes les langues qui ont été parlées en Afrique du Nord au fil des siècles ont été importées à la suite d’événements historiques connus, nous ignorons l’origine des parlers berbères – du berbère. » [20] Par conséquent, « nous le considérons donc tout naturellement comme l’unique langue indigène, aussi longtemps que nous remontions. » [21] Le tamazight et les millions de gens qui le parlent au quotidien ont donc des droits linguistiques et culturels ancestraux inaliénables et l’État doit s’occuper financièrement de la promotion de cette langue, non pas comme une langue de second ordre comme certains cherchent à nous l’expliquer, mais comme une langue à part entière à l’image de toutes les autres parce que simplement elle est identique à toutes les autres.

 

Cette langue, le tamazight, a des parlers régionaux comme toutes les autres langues dans le monde entier et qui sont encore parlés par des millions de gens dans ces pays. Son lexique est régionalisé à cause de facteurs politiques et géographiques, mais la structure fondamentale de la langue et une partie majeure du lexique restent identique que ce soit à Siwa, même à l’heure actuelle ou que ce soit aux sommets des Atlas ou chez les Touarègues au Sahara. Il est possible de standardiser le tamazight sans trop de difficultés comme toutes les autres langues écrites l’ont été au cours de leur histoire.

 

Nier cela ou prétendre le contraire est susceptible de relever de trois facteurs. Le premier facteur est l’ignorance, ce qui est excusable et auquel cas nous prions la personne de prendre des cours là-dessus si elle désire sincèrement en savoir plus. Le second facteur est, au contraire, un objectif politique et idéologique visant à exclure le tamazight de la possibilité d’acquérir le statut de langue nationale et officielle de notre pays afin de lui assurer une garantie juridique.

 
Le troisième facteur, c’est la politique du « diviser pour régner » qui cherche à régionaliser le tamazight, comme l’avait proposé un linguiste au cours d’une conférence, et en faire des « dialectes » distincts et régionaux afin d’empêcher son épanouissement et l’intercommunication de la population, qui devrait passer par la langue « noble », « belle » et « éloquente » en argumentant une fois de plus, à la manière des islamistes, qu’elle est la langue de la religion alors que l’Islam n’a rien à faire dans l’exclusion puis la disparition d’une langue encore parlée par des millions de citoyens.

 

Les deux derniers facteurs sont condamnables et contraires à la logique élémentaire, aux notions linguistiques rudimentaires, aux droits humains et à la notion de démocratie avec l’acception moderne de ce terme. Tout cela ne fait que confirmer une volonté évidente d’hégémonie, de mépris et de refus obstiné et gratuit qui n’est d’aucune utilité pour une évolution normale et fructueuse de la démocratie dans notre pays.

 

Mohamed Aghrib



[1] Jacques Leclerc. Qu’est-ce que la langue ? Mondia Éditeurs, Chomedey Laval, 1979. p.32.

[2] Jacques Leclerc. Ibid. p.32.

[3] Billes Bibeau. Joual en tête. La Presse, Montréal, 16 Juin 1973.

[4] Jacques Leclerc. Ibid. p.32.

[5] Jacques Leclerc. Ibid. p.32.

[6] Billes Bibeau. Ibid.

[7] Jacques Leclerc. Ibid. p.33.

[8] Jacques Leclerc. Ibid. p.33.

[9] Pierre Alexandre. Langues et langage en Afrique noire. Paris, Payot, 1967. p.44.

[10] William Labov. Sociolinguistique. Paris, Minuit, 1976. p.369.

[11] Jacques Leclerc. Ibid. p.33.

[12] A. Martinet. Le français sans fard. Paris, Presses universitaires de France, 1969. p.48.

[13] Jacques Leclerc. Ibid. p.33.

[14] Billes Bibeau. Ibid.

[15] Jacques Leclerc. Ibid. p.21.

[16] Ducrot et Todorov. Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage. Paris, Seuil, 1972. p80.

[17] Jacques Leclerc. Ibid. p.21.

[18] Louis-Jean Calvet. Linguistique et colonialisme. Paris, Payot, 1974. p21.

[19] Jacques Leclerc. Ibid. p.21.

[20] Jean Servier. Les Berbères. Paris, PUP, 1990. p.32.

[21] André Basset. Le berbère à l’École nationale des Langues orientales vivantes. Paris, Imprimeries Nationales de France. 1948. p.259.