Uttvun 62, 

Sedyûr   2002

(Juin 2002)

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Mots et choses amazighs (Suite)

 De la cuisine linguistique dialectale

 Par: Ali Amaniss

M. Soliman El Baghdadi a eu la gentillesse d’écrire une note dans le numéro 61 de Tawiza dans laquelle il avait formulé certaines critiques à propos de ce que j’avais écrit sur la préfixation en tamazight, il y a déjà cinq ou six mois. Je lui témoigne de ma profonde gratitude. Ses critiques prouvent qu’il a eu la hardiesse rare de lire cet article long. Non seulement il l’avait lu, mais en plus il l’avait lu d’une manière critique et s’était même donné la peine d’aller chercher la littérature scientifique spécialisée. Ce qui est encourageant, puisque c’était l’un des objectifs de ce journal que de provoquer des questionnements, de susciter des réflexions, d’initier des discussions, et d’inciter le lecteur novice à aller chercher de la littérature spécialisée sur son dialecte. Cela, à mon humble avis, constitue à lui seul un objectif louable et un moyen d’enrichir le débat et la réflexion sur notre langue.

 

Afin de rendre la discussion plus constructive pour le lecteur que cela intéresse, je reprends certaines remarques de M. Soliman El Baghdadi afin d’aider le lecteur à se situer par rapport à cette problématique qui est la préfixation et la suffixation, qui est bel et bien une technique confirmée et en usage dans notre langue, le tamazight. Elle a exactement la même fonction que dans les autres langues.

 

La suffixation en tamazight !

 

A propos des particules (d) et (n), j’avais déjà écrit une version corrigée du même texte qui rectifie cette maladresse, suite à une remarque amicale de M.Boudhan, le directeur de Tawiza. Cependant, M.Boudhan avait déjà bouclé son journal et n’avait pas pu rajouter les modifications nécessaires que j’aie apportées à la note qui niait en particulier que les particules (d) et (n), comme les appellent les spécialistes, ne sont pas de véritables préfixes parce qu’ils ne restent pas constamment à la fin du verbe dans tous les modes de la phrase amazighe, dans les phrases négatives en particulier. C’était donc une bonne chose de le mentionner au lecteur. Mais, ceci n’empêche pas de penser que les particules (d) et (n) ont des rôles importants et n’ont pas simplement un rôle de nuance lorsqu’elles accompagnent les verbes, comme le montre l’exemple suivant :

 

Awiy, yiwiy, porter, mener,

Awiy n, yiwiy n, em-porter, em-mener.

 

Nous remarquons bien que la fonction sémantique jouée par le préfixe (em) en français est similaire à la fonction sémantique jouée par la particule de direction (n) en tamazight. Est-ce que la présence de la particule (n) est une simple nuance de direction ou est-ce que la sémantique du verbe change-elle lorsqu’il est accompagné de la particule (n) ? La particule (n) ne joue-t-elle pas la même fonction sémantique que le préfixe (em) en français, même si je concède que la particule (n) n’est pas le résultat d’une dérivation  suffixale ? Même chose avec la particule (d) et le préfixe (ra) du français.

 

Awiy, yiwiy, porter, mener

Awiy d, yiwiy d, rap-porter, ra-mener.

 

Dans ce cas, il n’est donc pas question de suffixation au sens de la dérivation suffixale, contrairement à ce que j’avais écrit à tort, malgré le fait que la suffixation existe en tamazight comme on le constate avec André Basset  dans son ouvrage, La langue Berbère, publié en 1952 dans la série : Handbook of African languages. Oxford University Press. Ces exemples ont été déjà préparés dans le cadre d’une note personnelle:

 

Kel, ikuwla, (passer la journée.) Nous disons par exemple: Kuwlan waman g tafuyt (l'eau a passé la journée en plein soleil.) A ce verbe, correspond, par dérivation préfixale à base de la lettre (m) et par dérivation suffixale simultanée du suffixe (w), le verbe mm-kel-w, i-mm-kelw, (déjeuner, manger le repas du midi), dans le parler du Centre-Sud bien évidemment, et je crois bien que ce soit le cas également en tachelhiyt.

 

L'autre verbe est simplement nes, inesa (passer la nuit.) Nous disons par exemple: Yugiy ay ines ghur negh (ou dar negh en tachelhiyt) (il refuse de passer la nuit chez-nous.) De ce verbe dérive, par préfixation et suffixation simultanée, le verbe mmensew, immensew (dîner, manger le repas de la fin de la soirée.) Dans ce verbe, le préfixe (m) et le suffixe (w) reviennent et la conjugaison conserve bien le suffixe (w). Ce qui est une véritable dérivation suffixale doublée d’une dérivation préfixale.

 

Le préfixe (s) ou (ss) ?

 

J’avais adopté la même notation que les spécialistes en ce qui concerne la notation du verbe en tamazight, à savoir l’utilisation de la première personne de l’impératif à la place de l’infinitif français par exemple (parler, vouloir, partir, etc.) Cette forme est utilisée, même par certains spécialistes que l’auteur cite. Son intérêt est qu’elle met en relief la racine du verbe contrairement à certaines autres formes où il y a présence du pronom personnel attaché au verbe comme dans idda (il est parti), à la place de ddu. Ce verbe à l’impératif est forcément un verbe déjà conjugué et il n’existe pas, à ma connaissance, un verbe non conjugué en tamazight, qui serait l’équivalent de l’infinitif français. Dans un verbe conjugué à la première personne de l’impératif, il y a un seul (s) dans certains cas, et dans d’autres il y en a deux, comme dans les exemples suivants :

 

Avec deux (ss):

 

Ffegh, sortir, ssufegh; faire sortir;

Negh, avoir mal, ssenegh; faire mal;

Regh, se chauffer, être chauffé, sseregh, faire chauffer;

Gher, étudier; ssegher, enseigner;

Gher, appeler, lire, étudier, ssegher; appeler, lire, étudier,

Nedu, se balancer, être baratté, ssenedu, faire balancer, baratter.

 

Avec un seul (s) :

 

Bed, se mettre debout, s’arrêter, sbed; mettre debout, s’arrêter ;

kucem, entrer, sekucem, faire entrer;

Meyissin, faire connaissance, smeyissin, aider à faire connaissance;

Xxu, être mauvais, être gâté, sexxu, rendre mauvais, gâter.

 

Bien évidemment, la présence d’un (s) ou d’un (ss) existe, dans mon parler, dans le cadre du verbe conjugué à l’impératif, le tamazight de l’Atlas. Le plus souvent ce qui est valable dans mon parler, dans ces cas, l’est aussi bien dans le tachelhiyt, Cependant, je ne peux pas me prononcer en qui concerne le Rifain qui a d’ailleurs perdu, d’après l’auteur, une particule aussi intéressante que le (n) qui existe encore en Kabyle. Cette particule (n) est à la base de fonctions fondamentales dans les mécanismes morphologiques et syntaxiques dans de nombreuses situations.

 

Par conséquent, je ne comprends pas très bien pourquoi l’auteur parle du verbe non conjugué et suggère que la particule (s) est uniquement dédoublée dans certains verbes conjugués et lorsqu’elle est située entre deux voyelles. Le cas de ssufegh aman ! (fais sortir l’eau !) est un bel exemple qui contredit l’assertion selon laquelle le préfixe (s) ne se dédouble que lorsqu’il est précédé d’une voyelle et suivi d’une autre voyelle (voir Mouloud Taifi, Dictionnaire Tamazight-Français, page 106, à propos des verbes ffegh et ssufegh.) Cette forme ssufegh avec un double (s), est un verbe que j’utilise au quotidien lorsque je parle le tamazight et je ne vois d’ailleurs pas très bien comment serais-je capable de le prononcer avec un seul (s) tout en ayant l’intention de donner l’ordre à quelqu’un de faire sortir quelque chose, à part si je dédouble le phonème (f) à la place de (s), comme dans seffegh au lieu de ssufegh. Ce qui dénote des différences dialectales qui ne doivent pas être un argument d’une portée générale dans tous les parlers du tamazight.

 

Ce que je peux déduire, par contre, c’est que, d’après l’auteur, il me semble qu’en Rifain, que je ne connais pas, il n’y a pas de verbe dérivé avec le suffixe (s) et qui se conjugue à la première personne de l’impératif en ayant un double (s). Ce serait plutôt un phonème du verbe lui-même qui serait dédoublé ou il n’y a simplement pas de dédoublement d’aucun phonème. Ce qui n’est absolument pas le cas de tous les parlers du tamazight, loin de là. Au Maroc Central et dans le Sous, certains verbes obtenus par dérivation préfixale avec (s) peuvent se conjuguer à l’impératif avec un double (s), sans nécessairement que le préfixe (s) soit situé entre deux voyelles. Par contre, on peut parler globalement de la dérivation préfixale à base de (s), que ce soit un double ou un simple (s).

 

D’autre part, si l’on tient absolument à chercher à comparer rigoureusement la langue française et le tamazight, comme l’auteur avait tenté de le faire, en ce qui concerne la préfixation avec (s), on ne peut pas se satisfaire de la formule (faire+infinitif) afin de traduire rigoureusement le (s), car cette formule n’est pas assez générale pour couvrir tous les cas possibles et cela dépend de la traduction que l’on donne au verbe. Je donne des exemples. La formule (faire+infinitif) est valide dans les cas suivants:

 

Ffegh, sortir, ssufegh, faire+sortir;

kucem, entrer, sekucem, faire entrer;

Ittey, se soulever, sittey, soulever (faire+ se soulever ?);

 

Mais elle n’est pas valable dans certains cas, si l’on tient rigoureusement à la signification des verbes en français:

 

Bedd,  se mettre debout, sebedd, mettre debout (faire+mettre debout ?);

Awel,  se marier, ssiwel, marier (faire+ marier ?);

Agh, être allumé, ssigh, allumer; (faire+être allumer ?);

Gher, étudier, ssegher, enseigner, (faire+étudier ?);

Netel, se dissimuler, ssenetel, dissimuler (faire+ dissimuler ?);

Mmegh, se mouiller, ssumegh, mouiller (faire+ mouiller ?)

 

Nous constatons donc que le problème n’est pas aussi simple que cela et que je ne me suis jamais laissé aller à exercices compliqués sur des études comparatives entre les deux langues. Ce que j’avais voulu faire était de donner des allusions, des analogies avec des choses que le lecteur connaît déjà afin de me faire comprendre, mais cela ne devait pas être pris à lettre, d’autant plus que l’auteur tentait de démontrer le caractère incorrect de choses que je n’avais pas énoncé dans le texte qu’il avait l’intention de critiquer, tout en se référant exclusivement à son dialecte.

 

Le préfixe (s) et les verbes pronominaux français

 

A propos de la comparaison entre le préfixe (s) et les verbes pronominaux de la langue française, à aucun moment je n’ai dit expressément que le préfixe (s) a rigoureusement la même fonction sémantique que (se) des verbes pronominaux français. C’était plutôt le contraire que j’avais affirmé (revoir le numéro de Tawiza correspondant en lisant bien le texte.) J’avais simplement dit que le (s) du tamazight éloigne l’action du locuteur contrairement à (se) en français, et vice-versa, ce qui reste vrai, dans un certain sens et non dans un sens sémantique rigoureux. C’est-à-dire que cela ne voulait pas dire que la valeur de la fonction sémantique est identique dans les deux cas et qu’il y a là un résultat fondamental de la linguistique comparative.

 

Lorsqu’on dit ffegh, iffegh, dans la phrase iffegh uregaz, l’homme est sorti. Le verbe dans cette phrase se rapporte au sujet qui accomplit l’action de sortie lui-même, comme dans se laver, l’homme se lave les mains, donc il se lave les mains à lui-même, une partie de lui-même en quelque sorte. Maintenant, avec le préfixe (s), nous obtenons ssuffegh, issuffegh, issufegh uregaz agherum, l’homme a sorti le pain. Donc, l’homme a sorti quelque chose qui lui est extérieur, ce qui n’est pas toujours le cas bien sûr. En français, nous disons, avec le verbe laver, l’homme a lavé le verre. Le verre et agherum sont des choses qui sont extérieurs au sujet de la phrase, dans ces cas.

 

Je résume :

 

Iffegh uregaz, l’homme est sorti; l’homme est sorti lui-même;

L’homme se lave les mains; l’homme se lave les mains à lui-même.

 

Issufegh uregaz agherum, l’homme a sorti le pain;

L’homme a lavé le verre.

 

Donc j’avais comparé plutôt ffegh avec se laver, et ssufegh avec laver. L’auteur avait inversé l’ordre de ce que j’avais annoncé. J’aurais du peut-être ajouter un exemple comme celui-ci qui permettrait d’éviter toute ambiguïté, mais le texte était déjà chargé et je ne voulais pas qu’il le soit davantage. Ceci est de l’ordre de l’analogie qui est un outil pédagogique assez efficace, dans l’apprentissage en classe. C’était donc une comparaison globale plutôt qu’une assertion rigoureuse relevant des études linguistiques comparatives.

 

De « nouveaux » verbes ou des verbes « dérivés » ?

 

Je reprends ici un exemple que M. Soliman El Baghdadi avait utilisé dans son argumentation. L’exemple est celui-ci : Msenghan (ils se sont tués.)

 

Comme le lecteur averti avait pu le constater, cette traduction française est incorrecte. En réalité, msenghan se traduit par : ils se sont entretués, ils se sont fait mal mutuellement, ce qui est différent de : ils se sont tués. La dernière phrase veut dire, ils se sont suicidés, chacun s’est tué tout seul. Au contraire, la première phrase veut dire que chacun avait tué l’autre ou avait tenté de le tuer.

 

M. Soliman El Baghdadi avait correctement écrit que ce verbe est constitué de : m+s+negh+an. Ce qui confirme qu’il y a bien dérivation préfixale à partir du verbe negh (tuer), par les préfixes (m)+(s).  D’un point de vue morphologique pur, il y a là un verbe dérivé, ce que j’ai appelé un « nouveau » verbe et que M. Soliman El Baghdadi n’avait pas aimé. De point de vue sémantique, il devient clair avec la traduction correcte que la sémantique des deux verbes est totalement différente. Ce qui confirme bien qu’il y a un nouveau verbe, ce que les linguistes appellent un verbe dérivé.

 

Il est dangereux, à mon humble avis, de vouloir généraliser le fonctionnement grammatical de son propre parler à l’ensemble du tamazight. Or, dans ma langue quotidienne, j’utilise la double préfixation et les spécialistes que l’auteur cite confirment bien l’existence de tous les préfixes que j’avais cités, à l’exception du préfixe (l): « les préfixes de dérivation sont représentés par les symboles suivants et sont cités, sauf cas contraire, dans cet ordre : Tu, S, Tus, M, Ms, Sm, Msm, Msn, Smn. » (Mouloud Taifi, Dictionnaire Tamazight-Français, page XV.)

 

Afin d’aider certains lecteurs à se familiariser avec d’autres parlers du tamazight et faire de petites excursions vers des horizons nouveaux en quittant un peu leur village, et c’est, j’imagine, l’un des objectifs de ce journal, j’en donne d’autres exemples que j’avais sous la main dans le cadre de la préparation d’une autre note personnelle:

 

M-s-regh, i-m-s-regha, se réchauffer réciproquement.

M-s-gher, i-m-s-ghura, s’appeler mutuellement, s’inviter réciproquement.

M-s-ittey, i-m-s-attay, se soulever mutuellement, se disputer, se bagarrer.

 

S-mm-kucem, i-s-mm-kucem, faire entrelacer, faire interférer, mêler.

S-m-yissin, i-s-m-yassan, faire connaître deux personnes l’une à l’autre.

S-mm-selagh, i-s-mm-selagh; faire coller deux choses entre elles.

S-mm-netel, i-s-mm-netel, prétexter, tout en dissimulant la vérité.

 

Ttu-s-ittey, i-ttu-s-attiy, être soulevé ou relevé.

Ttu-s-umegh, i-ttu-s-umegh, avoir été mouillé.

 

S-n-yuddu, i-s-n-yadda, faciliter un mouvement, faire dérouler.

Ss-n-tver, i-ss-n-tver, détacher, dégrader, désagréger, désintégrer.

S-n-firi, i-s-n-fara, résoudre une situation conflictuelle entre des gens.

S-n-gudem, i-s-n-gudem, renverser, faire tomber.

 

Mm-n-firi, i-mm-n-fara, résoudre ensemble un problème délicat.

S-mm-n-firi, i-s-mm-n-fara, faire résoudre ensemble un problème.

 

Conclusion

 

A mon humble avis, la critique nécessite la lecture et la compréhension préalable du texte qui fait son objet et la nécessité d’éviter de généraliser des jugements dialectaux à l’ensemble d’une langue. Car, dans le cas contraire, on ne parle pas de la même chose, ce qui complique inutilement la discussion. Ce qui m’avait surtout incité à écrire cette note, c’était de donner encore une fois un avertissement aux lecteurs. S’il s’était agi de faire de la Recherche Scientifique rigoureuse et d’envergure, le lecteur modeste n’auraient jamais eu l’occasion de jeter un coup d’œil au contenu de ces articles. Ce qui est négatif, vu que l’intérêt est de rendre intelligible notre langue aux lecteurs néophytes qui n’auront pas eu l’occasion de rentrer dans une bibliothèque afin de s’alimenter en littérature scientifique spécialisée rébarbative ou de pénétrer dans une salle de classe afin de prendre des cours sur la morphologie du tamazight, chose qui ne leur servirait d’ailleurs pas à grand chose, d’un point de vue pratique et professionnel, contrairement aux futures générations. Je n’avais donc pas eu recours à une terminologie spécialisée et rebutante qui ne sert qu’à satisfaire des besoins intellectuels subjectifs et à limiter l’accessibilité au lecteur, choses qui dépassent largement le cadre du journal cible, et ferait l’objet de revues scientifiques de la linguistique.

 

Ali Amaniss, Montréal, le 14 mai 2002.

 

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