Uttvun 63, 

Sayûr   2002

(Juillet 2002)

Amezwaru

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Tamazight

I yat n tameddanit zeg yan wanaw nnidven

Agraw n ayt umeskan amazigh

Xef usedvrer n tmazigh n Rbatv

Righ tilelli

Tayri tar ighf

Waxxa cem ran

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Quelques notes sur le “Latif” du racisme au Maroc

Le vrai racisme

Réflexion sur le devenir de Tamazight au Maroc

La poésie de résistance au Rif

La prophétie véridique

Baccalauréat de l'amazigh

A mon frère le Kabyle

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الأستاذ المدلاوي أو غلطة الكبار

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التعريب

عودة إلى الماروك والمارويكوس

محاورة مع كارل براست

هل هي مكافأة لجريدة لافيريتي

لماذا الظهير البربري وحده؟

المغرب من أغنى بلدان العالم

ظاهرة تحقير الذات عند بعض الأمازيغيين

قوميون يشنون حربا على الأمازيغية

 

Quelques notes sur le «Latif» du racisme au Maroc: «Yudven  ufunass, qden axemmas»

Par: Hassan Banhakeia (Université d’Oujda)

Pour El Medlaoui Lemnabhi

 

Que dire de «La pétition contre le racisme» couronnée d'un sous-titre grotesque «Le combat continue»? De quel combat s'agit-il au fait? Combattre qui? Qui sont les ennemis du Maroc? Comment les reconnaître? Le seul ethnonyme «présent» dans le texte est «amazigh»! Regardons de près les institutions, les formations politiques, les médias, et cet adjectif s'avère le grand absent - celui qu'on efface sans hésiter! Comment un effacé peut-il agir réellement? Comment un absent peut-il être un ennemi présent?

Cette pétition est un autre “Latif”: si le premier en 1930 appelle à la fraternité et à l'union des marocains (imazighen et arabes, égaux maintenant dans les droits et les devoirs !), le second cette fois-ci (paru à la veille de l'anniversaire 72 du dahir dit berbère) appelle au lynchage d'une partie de ces Imazighen qui osent se souvenir de cette fraternité et de cette égalité dans les droits...

I.- Qu'on me permette de parler, messieurs!

S'il vous plaît, ministres, professeurs, directeurs, journalistes, ou en gros, grands intellectuels réalistes, il est temps de jeter dans le brasier des siècles d'ignorance, d'ineptie, de métamorphoses et de fausses vérités... Prétendre infuser la démocratie dans l'esprit marocain, par le biais de propositions d'exclusion et d'équivoque, semble devenir un exercice beau et absurde pour les uns, et un jeu dangereux pour les «pyromanes» d'une société juste en construction. Par conséquent, prétendre légiférer par l'absurde est un acte de destruction raisonnée. Cette voie démocratique, tellement espérée, s'avère un cheminement à rebours, pas dans le sens d'une autocritique afin de faire de l'absent un présent, mais dans le sens d'un resserrement pour que rien ne change, et que tout paraisse en pleine évolution et mis dans le processus du changement en vue de faire de l'absent un enterré pour de bon. A titre d'illustration, le “mithaq” de l'enseignement, la fameuse liste des prénoms, et comme dernier acte démocratique cette pétition contre le racisme...

Qu'on me permette encore de parler, raciste que je suis! Raciste, pour vous, ressemble fort bien à un constructeur de la démocratie, à quelqu'un qui veut faire de la survie, l'expression de la vie même. Au Maroc, hélas, tout nous rappelle la phrase du révolutionnaire Nicolas de Chamfort: «Pour avoir une idée juste des choses, il faut prendre les mots dans la signification opposée à celle qu'on leur donne» (Maximes et pensées, caractères et anecdotes, chapitre III, 1795). Cela est vrai au Maroc: tout est à prendre à l'envers, et dans la confection de cette pétition s'incarne parfaitement cette philosophie. C'est pourquoi, il est inutile de se voiler la face, la vérité apparaîtra un jour, cruelle pour les hypocrites insupportable, et pour les victimes une interrogation à résoudre.

Grâce à l'hebdomadaire franc, «La vérité» du 26 avril 2002, je viens de découvrir une liste «de luxe» formée de plus d'une centaine de défenseurs de la démocratie et de la lutte contre le racisme, et une autre «de racistes reconnus» comme extrémistes et régressifs. Qui est raciste au Maroc? Qui ne l'est pas? Ce n'est pas à partir des propos d'un Berrada qu'on va dire que tous les fassis sont amazighophobes (exemple qu'on ne cite pas dans la pétition, l'innommé), ou à partir des propos d'un Amezyan qu'on va dire que les imazighen sont xénophobes (exemple d'illustration existant, le nommé). Et on parle aussi d'argumentaire qui construit des thèses racistes au Maroc? Depuis quand défendre sa langue, sa culture ou sa foi est un ensemble d'acte racistes? A ce moment-là, tous les pays démocratiques seraient des dictatures.

Dire ouvertement je suis amazigh, je parle tamazight, je demande qu'on reconnaisse mon identité, qu'on ne déracine pas ma langue, qu'on n'efface pas ma culture, qu'on me reconnaisse comme citoyen... Où est le racisme dans tout cela?

On ose donc parler dans la pétition de dignité; qu'entend-on par ce respect dû à une personne, à un citoyen marocain? Est-ce le fait de l'effacer sur tous les plans et de le voir se taire, se résigner au destin fabriqué toutes pièces par les hommes, et quand il commence à implorer pour avoir ses droits légitimes lui qui remplit ses devoirs de citoyen, on y voit instinctivement la révolution destructrice de toute l'humanité?

Ce n'est pas une pétition du mépris, comme le disent les militants, c'est tout autre chose il s'agit de la pétition de la méprise.

11.-Pétition banale:

Comment s'organise cette pétition? Tout d'abord, le titre «Le combat continue», proche d'un autre titre «Mein Kampf» (Mon combat) écrit par le politique socialiste Adolf Hitler (à cette époque-là en 1924, avant son ascension au pouvoir), se présente comme un artifice médiatique, de là électoraliste. Cette pétition détruit plus qu'elle  n'incite à construire une démocratie.

Ce texte, aussi léger et farfelu qu'il soit, comment peut-on le signer? Et par des intellectuels... Signer, ce n'est point singer. Signer, c'est écrire. Signer, c'est partager. Signer, c'est composer. Cette pétition, conçue par tout le monde sauf par les autochtones, a tous les sens possibles: il n'est que d'ausculter les phrases pour y voir une intention diabolique, propre des temps de l'Inquisition, de la Chasse aux Sorcières ou de l'Ordre Nouveau hitlérien.

Nous y remarquons aussitôt:

a)par la structure, digne d'un procès, la force du dit l'emporte sur la précision du «caché»

b)la généralisation, élément moderne et démocratique au niveau des lois, n'y figure point. Où est-elle alors la loi objective?

c)l'esprit de la pétition est de mépris total, voire de méprise: les dits ennemis sont distinctement jugés;

d)le texte se construit à partir d'un argumentaire banal à la recherche de préjugés «légers», alors que le réel pose des questions plus réalistes

-Que dire de l'interdition de la langue amazighe dans toutes les institutions du Maroc? Est-ce bien cela une «démocratie acquise aux valeurs universelles»?

-Que dire de l'éradication de la culture amazighe de tous les lieux d'être? N'est-ce pas cela un «délit» de racisme courant?

-Que dire de la prohibition des prénoms amazighs? Est-ce là une position de dignité commune?

-Que dire de l'altération des patronymes, de l'histoire... ? Est-ce cela la richesse de cette identité marocaine?

e)une reconnaissance d'une «démocratie en construction»: peut-on construire le Maroc en excluant les autres? Jusqu'à quand va durer cette construction de destruction?

f)une loi «a priori» élaguée... C'est grâce d'une part à la juste remarque de M. Boudhan, et d'autre à la confession retorse de El Medlaoui dans un article d'opinion publié dans «Almustaquil» (24-26 mai 2002). que je me rends compte de l'absence de la dimension linguistique dans la pétition. Nous avons là une confession «in absentia» de l'apartheid «linguistique» en Afrique du Nord. Pourquoi la langue ne fait-elle plus partie du groupe : «Langue, religion, ethnie, sexe », ces quatre ingrédients sine qua non qui déterminent un propos comme raciste? Les prétendus démocrates ou gardiens de la démocratie ont élagué «intelligemment» la langue pour trouver le parfait «alibi» afin d'éviter de se retrouver un jour le banc des accusés.

Sachez, ô pauvres gens qui signent, qu'«au commencement était le Verbe». Autrement dit, la langue se trouve au-dessus de tout, parce qu'elle est tout: plus efficiente que la religion proprement dite, proche de la Création («et le Verbe était avec Dieu; et le Verbe était Dieu.»), plus déterminante que l'ethnie, et au dessus des «imperfections» des sexes. Sinon.., une autre question est à poser: Cet effacement ne peut-il donc signifier que tamazight doit être légalement omise des structures de l'Etat?

g)Une pétition pro-raciste... Voilà une pétition raciste, au sens propre du terme, que l'idéologie arabiste ramende d'une main fine. Oui, raciste. Le juif demeure le cousin, mais le berbère est loin, inconnu, ennemi, étrange à la tribu, «exogène»... C'est pourquoi, le cri «Le sirocco arabiste souffle sans cesse sur le Maghreb» s'avère une menace réelle.

Après ces remarques, d'autres questions se posent: quel est le soubassement de ce combat? Créer des illusions pour les élections ou pour la construction d'une société juste? Après les manuels, les reportages, les articles, la constitution, voilà le tour de la société civile à réprouver i'amazighité, à former des fronts fascistes...

Par ailleurs, ce qui est à constater: les mouvements politiques au Maroc sont à refonder. Ce qui est de notre conviction: leur projet de société est dépassé, voire hors de l'histoire d'un pays moderne. Ce qu'il faut réclamer: créer une société juste pour tous les marocains où la loi punit quelques-uns et récompense les autres, mais réforme indistinctement la société corrompue pour la mettre sur la voie de la démocratie, au-delà des calculs misérables des partis caducs et désespérés.

III.- Qu'est-ce que le racisme au Maroc?

Le peuple marocain est uni dans sa diversité, faut ne pas le rappeler. C'est de la réalité réelle. Il ne devient pluriel que dans les manifestations de ses institutions, faut aussi le dire. C'est une autre réalité créée par les hommes de la bonne décision. Et que veut créer encore cette pétition? Un autre “Latif” qui ne dit point: «Rabbana la tufarriq baynana wabayna ikhwana lbarabira» -refrain qu'il faut entonner à tout moment, pour se rassurer de la construction de la démocratie...

Précisément, il n'y a pas de comportement raciste au quotidien dans les rues, mais oui dans les institutions. Le racisme au Maroc est de nature institutionnelle, il est parfaitement institutionnalisé. Le comble du ridicule, ce sont bien ces hauts responsables qui signent cette pétition qui sèment les graines de la discrimination. En outre, il y a quelques «militants» amazighs qui signent contre eux-mêmes. Un masochisme intéressant à étudier ou un état d'âme fabriqué toutes pièces par le hasard objectif (surréaliste). Le raciste marocain est un intellectuel masochiste, imbu de soi. Le masochisme, c'est de signer contre son être, son identité... Ce masochisme est à lire aussi comme un sentiment de mégalomanie. Y a-t-il quelqu'un qui lance des pierres sur sa propre maison? Certes, ce sont les Imazighen, qui disent «mi rheqq di baba-c, taregwhed ghar-s ». Mais où est le «rheqq » dans tout cela?

Si étrange que cela paraisse, je viens de me découvrir. Je suis, faut se le confesser, très raciste. Il a fallu des décennies pour me découvrir en un laps d'une minute, grâce à la lecture de cette pétition illuminée. Qui, amazigh que je suis, extrémiste je suis, et peut-être de surplus, je suis très raciste. Qui, au fond tous les Imazighen sont des racistes. C'est leur façon d'être. Méchants qu'ils sont car en extrémistes ils vivent. Cela n'est pas une constatation. C'est la réalité de ce peuple qui pour parler en foule, utilise convenablement d'autres langues. Pour regarder la télévision, il n'a pas besoin d'entendre sa voix qui ronronne, mais oui les autres qui sont très différents, parler de façon civilisée à sa place. Pour aller à l'école, il faut qu'il apprenne à oublier ce qu'on lui a appris à la maison avant d'apprendre ce que les autres entendent lui enseigner dans l'école de Monsieur Abdellah Saâf. Des droits, qu'est-ce qu'il en sait? L'amazigh est raciste, il ne peut pas avoir des droits. Dites-le à Monsieur Mohamed Aujjar! L'amazigh ne saura jamais s'en servir...

L'amazigh est extrémiste car il a des partis politiques qui mènent ce pays vers une crise insoluble! Crise d'identité. Crise économique. Crise sociale. Crise de foi. Crise démocratique. Crise d'être amazighement amazigh. Demandez des réponses à ces sigles PPS. PSD, RNI. USFP, Alternatives, TV5, BCM, Finance-Com, AFAK, Al Akhawayn. ISA, BP, ENA... Non, ne demandez rien à ces hommes-sigles qui ne peuvent s'exprimer, demandez des comptes aux hommes, fabriqués par des spermatozoïdes amazighs, qui se cachent indolemment derrière elles.

Les Imazighen sont racistes parce qu'ils sont arabophones. Ils sont très racistes parce qu ils ne sont pas complètement arabistes. Et parmi les Imazighen, il y a des auto-racistes: des prétendus militants amazighs se revendiquent «contre les Imazighen»! Il ne suffit pas de crier racisme aux autres «qùi sont démunis, sans droits légitimes» pour qu'on vous prenne pour démuni, victime et vrai démocrate! C'est bien cela l'histoire du racisme au Maroc.

IV.- Les règles du racisme au Maroc

Au fond, c'est le verbe «aimer» qui détermine l'esence du racisme: si on aime l'autre, on n'est pas raciste. Si on n'aime pas l'autre, on est raciste. Y aussi le verbe «tolérer»... Citez une chose, à travers l'histoire du Maghreb arabe, qui puisse démontrer que les arabistes aiment et tolèrent les Imazighen. Ce grand amour hante encore les coeurs des maîtres tolérants et habite les corps esclaves.

Cette pétition me rappelle surtout des scènes tragiques dans les premiers romans de Richard Wright où le Noir ne pouvait dire, devant les fausses accusations d'un Blanc, ni oui (car une punition s'ensuivra logiquement: il est coupable), ni non (car une autre punition est sûre: il dément les propos du Blanc). Faut-il adopter ces positions devant cette pétition? Cette pétition va au-delà d'une scène tragique; elle se veut mécanisme à employer comme légal, juste et démocratique. Elle est un autre maillon d'asservissement. Elle a ses propres règles de fonctionnement - au fond il s'agit de normes anciennes. Voilà quelques-unes de ces règles:

1-Inversion des rôles: quiproquo presque parfait

Tout ce qui se rattache à la culture autochtone du Maghreb s'avère sujet à des équivalences «duales» et «duelies», voilà le premier déséquilibre. Amazigh, cette victime dite bourreau; amazighité, cette identité dite intolérance; amazighisme, ce discours dit chaos d'être; tamazight, cette langue dite verbe pécheur. Alors, s'il y a une démocratie en construction, ce système ne peut que mouvoir sur ces équivalences et jamais sur une autocritique constructive! Où est cette autocritique tant attendue? Au lieu d'une pétition de guerre, ô fameuses sigles, avancez une autocritique! De même, là, derrière, quelque part, dans la tête de «ces uns» qui ont écrit la pétition, il y a de la politique basse, celle des fossoyeurs de la démocratie qui ne veulent rien entendre de l'autocritique, de la justice qui doit réparer ses erreurs d'antan, de l'histoire à récrire correctement...

Le même quiproquo surgit objectivement au moment de lire les noms de la liste «de luxe ». Qui est qui? Pêle-mêle les hommes apparaissent de parfaits sigles car les masques tombent...

2-Confusion: «Divise pour régner»

Les signataires, fins observateurs et intellectuels aux convictions solides, pourquoi ne font-ils rien pour intégrer réellement tamazight à l'école, pour punir les articles qui insultent constamment l'héritage amazigh? Je vois là les noms du ministre de l'éducatin nationale et du ministre des droits de l'homme. Mais ces deux ministères optent plutôt à punir «de façon forte» encore la victime. De quel combat s'agit-il au fait? De piétiner un blessé à mort. Est-ce cela un combat? Là, délit de non assistance à une personne mais à toute une ethnie en danger d'extermination... Pire encore, où va s arrêter ce combat qui continue? Pourquoi ne pas punir de manière forte toute discrimination sur la base de la langue? Je crois, là, vous les signataires, seriez les premiers accusés, les premiers à être pénalisés «lourdement». Là, je salue votre souci d'intellectuels de «mauvaise foi». Où est votre souci de la démocratie, de la justice, de l'égalité... ces valeurs universelles? Ces valeurs ne peuvent reposer dans votre pétition / «liste noire» à argumentaire étroitement électoraliste et arriviste.

Les signataires signent la fln de l'illusion. Voilà, leur courage: dire les choses dans leur crudité...

3- Le nommable et l'innommable

Peut-on qualifier quelqu'un (qui n'a pas de nom) de quelque chose? Que veut dire ici nommer les Imazighen? Pourquoi qualifier les islamistes de «régressifs»? Sont-ils pas alors ces extrémistes amazighs également «régressifs»? Ou bien sont-ils par excellence une force démocratique «progressiste»? Non, j 'ai oublié: les progressistes sont les signataires! Point, de minables opportunistes...

Pour El Medlaoui, l'initiative est courageuse sur le plan moral! Le courage, est-il de nommer certains et de passer sous silence le nom des autres? Pour lui, toujours, cette pétition est à lire comme une initiative intelligente politiquement! Point d'intelligence: les accusés ne peuvent jamais prendre la place des innocents. Ce serait comme si on voulait changer de rôles dans une séance d'un vrai tribunal. De même, l'écrivain, dans son article, en plus de rouler dans un univers glissant de concepts qui sonnent faux, suit le même pas: il insère «Tawiza» dans l'innommable, et «Kawaliss Rif» dans le nomrnable.

 4-Pécher par excès de zèle

L'article d' «accompagnement» de El Medlaoui, de nature confuse, confond le lecteur par ses idées qui courent dans tous les sens sans jamais convaincre. L'auteur se définit tantôt engagé dans la lutte contre le racisme, tantôt un linguiste neutre. Autant que je sache, il n'y a pas que la neutralité (souvent définie à tort et à travers) dans tamazight, langue effacée de l'école et culture marginalisée qu'elle se manifeste. Autant que je sache encore, il n'y a pas de science pure, encore moins de linguistique pure. De l'idéologie est partout, traversant, tissant tous les pans (objectifs, subjectifs). Tamazight n'est pas un corps pris pour un cadavre à disséquer par des chercheurs, c'est un corps qu'il faut guérir et mettre sur pieds pour qu'il vive. Voilà le combat qui doit continuer...

L'article tire dans le sens d'évoquer des faits de la lutte amazighe. Il cite le poète Azayku: il est emprisonné pour oser commencer la lutte amazighe qui construit la démocratie au Maroc... Continuer ses pas n'est pas un péché. Un honneur plutôt. L'amazighophone n'est pas mis à l'écart sur le plan linguistique et culturel, c'est encore total. Ne soyez pas naïf

En conclusion...

De cette pétition, nous retenons

1-Si on se montre violent, l'on peut être pardonné. Si on vole, l'on peut être pardonné... Mais, si on signe contre quelqu'un, le pardon est impossible. Et si on signe contre quelqu'un (avec qui l'on existe corps et âme), là c'est un acte insensé, propre de Judas.

2-Le grand mal de tamazight, ce sont les partis politiques et leurs brebis. Aucun parti ne s’est opposé à cette pétition de luxe... Les élections sont proches...

3-Cette pétition a une rhétorique makzénienne...

4-Il faut se méfier des législateurs hâtifs, à l'approche des élections comme si elles étaient les dernières... Dans une démocratie, et encore en construction, il y aura toujours des élections.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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