Uttvun 68, 

Meggyûr  2002

(Décembre 2002)

Amezwaru

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Tamazight

May ira weghlif n walmud i tmazight?

Agdud n tghessiwin

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Tira

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"Attajdid": un journal caduc

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De la nécessité d'un parti politique pour tamazight

Le processus des larmes

Et les arabophones?

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بيان مكناس وعملاء القومية العربية

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رد على مقال

قراءة في الحكاية الشعبية الأمازيغية

بين القبلية الأمازيغية والقبلية الحزبية العروبية

 

 

Mais alors comment devrait-on traiter les arabophones?

Traiter les Algériens francophones de "bâtards culturels de la colonisation", de "hizb frança" (parti de la France)... Mais alors comment devrait-on traiter les arabophones? De la même façon! Ne sont-ils pas eux aussi les "bâtards de la colonisation arabe", de "hizb arabi". En quoi l'un serait-il plus injurieux que l'autre? Certes la " colonisation arabe " est plus vieille mais encore bien plus vivace et vicieuse celle-là. Trêve de plaisanterie. Rappelons-nous que l'Algérie (et toute une partie des grandes villes nord-africaines) furent non pas bilingues mais trilingues.

Depuis Carthage à nos jours, le plurilinguisme a toujours triomphé chez nous. Et alors, quel mal y a-t-il à cela? Y a-t-il de quoi avoir honte? C'est plutôt une source d'enrichissement quand chaque langue est à sa place sans opprimer l'autre et où chacune a son avantage et son utilité. Hier ce fut le punique, le latin et tamazight. Aujourd'hui, l'arabe algérien (le maghribi, selon le terme d'un linguiste Algérien) ayant succédé au punique avec lequel il a de nombreuses affinités linguistes (phonétiques, lexicales et syntaxiques), le français a, en quelques sorte, succédé au latin et tamazight, certes disloquée en plusieurs parlers locaux, est toujours là; plus dynamique et plus vivante que jamais!

Par contre, il est curieux de noter que le grec (par Byzantins interposés) et le turc n'ont guère laissés de traces, à part quelques mots. Néanmoins, pour en finir, en quoi l'arabe nous serait-il plus proche, notre " chose", que l'anglais, le français ou l'espagnol?

Aussi, il serait plus conforme de donner à la langue arabe juste la place qui lui revient, c'est-à-dire une langue étrangère sans aucun privilège: affectif, sacré (même si le Coran affirme le contraire) ou psychologique. Et que Tamazight, langue autochtone, ancestrale, consacrée dans le temps et l'espace, recouvre sa juste place: en tant que langue nationale et officielle. Telle est la vérité. Telle est la réalité des problèmes linguistiques en Algérie. S'en offusquer ou la rejeter ne résout en rien la situation posée.

Extrait de Amar NEGADI (www.chez.com/aureschaouia)

 

 

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