Uttvun 68, 

Meggyûr  2002

(Décembre 2002)

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Tamazight

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قراءة في الحكاية الشعبية الأمازيغية

بين القبلية الأمازيغية والقبلية الحزبية العروبية

 

 

Un mot que le dois dire

Par: Khamis Ikou (Ait Ishaq)

Je m'intéresse beaucoup depuis quelques temps aux mouvements de la société civile pour défendre et promouvoir les langue, culture, civilisation et identité amazighes.

Dans un premier temps, je n'avais pas la motivation de m'y joindre et à chaque fois que mes amis m'en parlaient, je n'hésitais pas de leur répondre «en quoi Tamazight peut elle nous servir?». Cette question n'émanait pas uniquement de ma propre tête, au contraire, beaucoup de gens exposaient la même interrogation. La réponse était très claire sauf qu'il me fallait ouvrir mes yeux sur les acquis de nos ancêtres et comprendre que le développement socio-économique d'une nation ne peut se réaliser sans tenir compte de ses composantes humaines. Nier donc la langue dans l'élaboration d'un plan social ou économique c'est écarter la notion du progrès. Ceci peut être justifié par la simple et bonne raison que les systèmes politiques changent, les théories économiques changent elles aussi, mais l'invariant essentiel demeure la référence culturelle.

Dans un second temps j'y réfléchissais, puis je fus convaincu que la richesse est dans la pluralité et que l'ouverture mutuelle entre les différents patrimoines est une condition sine qua non de coexistence et de cohabitation.

Et si les imazighens respectent depuis toujours les autres civilisations, ce n'est pas parce qu'elles ont quelques choses de magique ou d'exceptionnel par rapport à la leur, mais par conviction que tout groupe a le plein droit de conserver et de développer ses valeurs, ses coutumes, ses perceptions ancestrales et d'être reconnu et respecté en tant que tel.

Au même titre, Tamazight, en tant que langue maternelle de la majorité des habitants de notre pays et après avoir subi de rudes épreuves historiques, ne doit pas échapper à cette règle. Elle doit jouir de son droit à l'existence au lieu de discrimination à son encontre. Elle mérite d'être appréciée et d'être reconnue comme composante fondamentale de la civilisation humaine.

Dans ce sens, nous, Imazighens, fiers de notre appartenance et de notre langue maternelle, nous aspirons à un avenir où seront reconnus nos droits socioculturels et linguistiques, un avenir où tamazight sera en pieds d'égalité aux autres langues. C'était un mot que je devais dire il y a longtemps.

 

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