Uttvun 75, 

Sayûr 2003

(Juillet 2003)

Amezwaru

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Tamazight

Tameskant d tamughrabit s tidett, maca s umentil n usiwef!

Teggwdegh xafm

Abarreh mgal tawafat

Ma s tyid yema

Temmexs ayi tammurt inu

 Tudert inu

Tasurfut

Zi tfarnin ar tfarnin

Afrux inyer iberdan

Ifes n tudert

A Sifaw nnegh 

Rix

Français

Tifinagh et la bavure de Nador

Ce vendredi noir

 La 25ème heure pour l'amazigh

Les dangers de l'obscurantisme islamiste

La cause amazighe entre la culture et le politique

Au chevet des ighrem du Sud-est

Appel à communications

Yan wawal yebbey meyya

Le choix de tifinagh est un non choix 

L'enseignement de Tamazight

Crise identitaire et injustice social derrière l'horreur du 16 mai

Clavier amazigh

Quel avenir pour tamazight?

العربية

لأول مرة تظاهرة مغربية خالصة، لكن بفضل الإرهاب

 رسالة إلى ابن عاق

عندما تبرمج الدولة عقول أبنائها ليصبحوا إرهابيين

توضيح من مركز التهيئة اللغوية

الأمازيغية وسؤال التنسيق

الظلامية والعداء للأمازيغية وجهان لشيء واحد

رد موجه إلى "الأحداث المغربية" رفضت نشره

أانتصار اللغة الأمازيغية

 الحركة التلاميذية الأمازيغية في مواجة قوى التأسلم والتمركس

مزداي أنامور

بيان لجمعية أنزووم

 بيان للاتحاد الوطني لطلبة المغرب

بيان لجمعية بويا

 المؤتمر التأسيسي لمجلس التنسيق الجهوي

بيان لجمعية تانوكرا

تصريح حول أحداث الدار البيضاء

  جمع عام استثنائي لتاماينوت

بيان إلى الرأي العام  

 

La 25ième heure pour l'Amazigh

Par: Zaid Ouchna 

Le vendredi 18/4/2003, les kidnappeurs de l'identité marocaine se sont réuni à Casablanca. L'ordre du jour de cette première réunion après la disparition du parrain Sadam le baâtiste est: «la modernisation de l'idéologie arabo-musulmane au Maroc». Il faudrait ajuster la politique d'assimilation des Imazighens aux temps qui courent, car la principale source d'alimentation et d'inspiration  s'est effondrée. On prend donc les mêmes  sur la place et on recommence dans une ambiance toute vêtue de noir, prisonnière d'un voile tissée d'intolérance. Au lieu d'appeler à la réconciliation des thèses et des populations, Amazighs et Arabes, lâchement, ils continuent de tendre des pièges à un peuple sédentaire pour lui faire taire sa voix. Jusqu'à aujourd'hui, les faucons arabistes, à la solde d'orient, n'ont pas cessé de s'imposer au peuple Amazigh. Ils campent dans le refus de traitement équitable entre les langues et les cultures sévis dans ce pays. Sans scrupule, ils interdisent au peuple Amazigh d'être tout simplement ce qu'il est. Maintenant parrainés par l'état, ils mènent une offensive médiatique sans précédant. Ils présentent carrément le peuple marocain comme le symbole même de la oumma, c'est à dire de la race arabe. En effet, leur culture leur permet de transformer les victimes en bourreaux et les bourreaux en victimes. Deux attitudes, deux mesures, ils sont minoritaires et ils détiennent les reines. Ils sont les tenants, et ils persistent dans le refus de l'autre car l'Amazigh est désormais le champion des occasions ratées.

Côté peuple Amazigh:

L'Amazigh moyen lui, n'a pas d'ailes ni d'autres issues que de suivre les traces qui lui sont imposés par les “ouléma”. Laissé seul, face à cette absurdité calomnieuse, et au soleil de la peur, il sombre dans l'hypnose. Ses cris et ses chants riches pourtant d'être libres, se sont mêlés à un ciel sans raison. Habitué, par la contrainte, à l'économie de subsistance, il est préoccupé à sucer les pierres dans des ignorances à Imi n lchil, à Tadighoust, à Alnif…etc. «Les droits des peuples», «la démocratie» ou alors «l'ère nouvelle» presque personne n'en a cure!

Le grand poète Amazigh SAKKOU le disait bien dans son Izli:

*Nekk ay-d  itteblan ikkesen izem i âari

allig dikk ssaran s taghezi lihuc.

Elite intellectuelle Amazighe:

Parler déjà d'une élite propre Amazighe dans ce domaine, relève d'un tabou car c'est une chasse gardée pour beaucoup d'antagonistes.

Y'a-t-il une élite intellectuelle Amazighe au Maroc? Il y a lieu de reconnaître que cette question va de soie. Quant on se la pose une multitude de réponses variées dans la subjectivité se présentent. Il faudrait néanmoins laisser de coté toutes les  interprétations théorico-philosophiques car la définition d'une élite intellectuelle se manifeste par des actions opérantes dans une société. Rêveurs et jaloux de ses idées secrètes sans actions apparentes ou alors l'auto proclamation sans preuves de réalisations, cela bien entendu n'est pas une élite. Force est de voir le peuple Amazigh malmené dans son quotidien par des stratèges de l'idéologie importée. L'auto-déstruction de l'amazigh par ses forces, en reniant ses valeurs pour épouser les causes des autres, a tendance à dire: - ou est l'élite Amazighe?

C'est à elle d'éclairer son peuple, c'est à elle de désintoxiquer sa société, c'est à elle d'honorer et de protéger le pauvre “berbère”; si élite il y a. Il est clair que des individualités ne manquent évidemment pas, mais cela n'a pas toujours répondu aux questions posées et aux attentes du peuple Amazigh.

Bien des interprétations se présentent également ici, la plus facile est d'avancer l'absence des moyens de travail à cette élite! La science des confusions et des prétextes, Amazigh lui, reconnaît désormais même la main du diable.

SAKKOU en disait dans l'izli:

*Mani tsakem mulay allig ur di-yeddi

a tarbiâet tar ighef mi yega limam.

De l'autre coté, L'état makhzen n'est pas resté stoïque, ses suppôts sont bien ancrés dans le rang des Imazighen. On les vois bien dans des diverses réunions à travers tout le pays. Ils parlent trop mais ne font jamais rien. Leurs missions c'est de canaliser les débats vers des issues sans impasses et de régler les débits de revendications. Toutes les tentations de resserrer le rang des Imazighen, donc d'unir leur fores ne sont pas les biens venus. Tantôt ils remettent tout sur le dos du makhzen, tantôt ils se réfèrent à lui!

Pour d'autres, leur rôle c'est de banaliser et d'intimider l'élite Amazighe justement. Pour eux, si on est pas porteur d'un doctorat dans la littérature ou dans la poésie arabe-et n'avoir jamais lu auparavant un seul ouvrage en Tamazight- on ne pourra pas prétendre être de cette élite. La pudeur Amazighe m'empêche de continuer sur cette lignée!

Dans notre pays, l'acquis de la connaissance de la civilisation amazighe n'est pas dans les institutions de l'état. Il est par contre à la portée des militants du terrain qui font et ont fait un travail de titans quasi quotidien pendant plusieurs années. Ils font des recherches dans des ouvrages et sur le terrain. Ils vont parfois dans des régions les plus reculées pour dénicher une information, des modèles et des fois carrément un seul mot! Certes “le commissaire” des études n'est pas présent mais le cœur et la patience, eux ils sont là. Reconnaissance ou pas, qu'on le veuille ou non, le savoir Amazigh n'est pas dans les salons tièdes ni dans les apparences opportunistes. L'Amazighité a besoin de ses connaisseurs, de ses penseurs et de ses créateurs. Elle a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles, comme elle a besoin de toutes ses diversités et de toutes ses régions. Pour être debout, elle a besoin surtout d'une tête pensante c'est à dire d'une élite intellectuelle unie et innovatrice.

Je me réfère a la sagesse inépuisable des Imazighen D'Agwedal pas loin d'Imi n lchil:

“-G ighrem n Ugwedal, da ttawghent tfunasin n imezdagh g yigran wiyed. Teddu teqbilet s amesnaw axatar i ighrem tenna-yas:

-Neggunna dikk ad tged amghar-nnegh, irezzemen timurkas n twuri n tmaziret.

Inna-yasen:

-Mayed di-teddam zari, han anezwum-nnagh ad t-asigh.

Inna-yasen g wawal amezwaru n tenbatt-nnes ghif tfunasin g yigran:

-Tafunast-nna nn-ityafan g yigran n imezdagh, ad as-nghers, nebdutt ghif ayet ighrem.

Asekka, irzem  umeghar netta nnik i tfunast-nnes ad teddu s igran n wiyed. Ufan-tt imezdagh g yigran. Iddu-nn umeghar s imi n ighrem, issen netta xla mayed illan, yaf-nn ijemmaâen n teqbilet hat festan.

Inna-yasen:

-Mayed ijran?

Nann-as:

-Nufa-nn tafunast-nnek g yigran!

Inna-yasen:

-ad as-nghers, unna mi tra teg tinnes!”

Daret uyennagh, innem wawal n ayet ighrem iga yuwen.

 

 

  

 

 

    

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