Uttvun 78, 

Mrayûr  2003

(Octobre  2003)

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Hommage à Moha Abehri

Par: Sadni Mohamed (Nador)

Tamazgha vient de perdre un grand écrivain, Monsieur Moha Abehri. Son livre testament «Etre ou ne plus être» est notre feuille de route à tous, nous Imazighen, où que nous soyons. Les enfants de Tamazagha qui ont perdu un des leurs doivent s'unir pour «Etre», contre «Ne plus être».  Ce  serait rendre justice à ce grand militant amazigh que fut Moha Abehri. Ce serait aussi rendre hommage à Mohamed Kheir Eddine et Kateb Yacine. Que Dieu ait leurs âmes et lâche celle de Mohamed Choukri.

Moha Abehri n'est plus, mais ô combien il restera gravé dans notre mémoire collective! Cet homme du terroir, très attaché à ces montagnes de l'Atlas, qui savait se sentir bien dans ses bottes en étant fier de ses racines amazighes et comment être amazigh. Entre les vertus Etre et Avoir, il avait choisi sans hésitation la première. Etre, c'est l'identité, les racines, le terroir et la culture. La culture c'est aussi le travail de la terre.

L'amazigh, sa terre il y est très attaché. Il émigre, mais revient tôt ou tard dans sa terre natale. L'amazigh a la brique dans le ventre, il revient sur sa terre pour y construire la maison de ses rêves. Son rêve se termine une fois le trottoir construit. Les routes, l'assainissement des eaux, l'électricité, les chemins de fer et les aéroports sont une affaire d'Etat. Seulement l'Etat n'a d'yeux que pour parler des villes «Saintes» de Fez et Rabat, et quelques autres d'un Maroc soit disant utile, majoritairement situées à l'Ouest. Dans ce cas, les imazighen font-ils bien de payer leurs impôts?

L'amélioration des moyens de communications (routes, aéroports et chemins de fer) entre les régions amazighes est une priorité pour mieux nous connaître. Se rendre de Nador à Agadir en décourage plus d'un. La Royale Air Maroc peut faciliter cette tâche; ainsi Agadir sera à moins de deux heures de Nador. En comparaison la sainte ville de Fez est reliée à Casablanca par routes, chemins de fer et voies aériennes à raison de quatre vols quotidiens.

Combien de temps les Imazighen vont-ils encore supporter ces injustices? Cet isolement? Laisser faire conduira les Imazighen à ne plus Etre.

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