Uttvun 85, 

Semyur  2004

(Mai  2004)

Amezwaru

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Tamazight

Max imughrabiyn tiffen innidven deg wsiwef islamawi?

Tizera i wessefru n leswran s tmazight

Lhusima ma d tameghrabect?

Tughallin n umusnaw

Mlilij

Taghuyyit n umcumer

Imzuren

Jar u jar

Ider

Tidett ur sar temmut

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Peut-on expliquer l'amazighité à un parlementaire?

A la recherche du sens perdu

Obscures divagations en plein "Innahar"

Le tourisme à Alhuceima

Quel avenir pour l'urbanisme à Alhuceima?

La discrimination reprend du service

Lettre à l'autre rive

Tifinagh-Ircam

L'islam politique au Québec

A monsieur le directeur de 2M

Plainte contre l'État marocain

Lettre ouverte à J.Chirac

Mallal et sa soeur Fatima exposent

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لماذا أصبح المغاربية يبزّون غيرهم في الإرهاب الإسلاموي؟

من المقاومة الريفية إلى الجمهورية الريفية

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مقامة التعزية في قمة تونس العربية

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بلزمة عبر العصور

أزمة النخبة المثقفة

صحافة الكارثة أم كارثة الصحافة؟

نظرية التعدد الإثني لشل التاريخ الأمازيغي

أنصفهم يا تاريخ

الإرث الثقافي احيدوس

لقد مللت هذه الاستفزازات

الشاعر لوسيور

حول حكاية تاسؤدونت ن يسنضال

مجلة العربي تسرق نصا من تاويزا

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طلب فتح تحقيق

جائزة الملتقى الثالث للمسرح الأمازيغي

إلى نوميديا بمكناس

بيان لجمعية تاماينوت

الاحتفال  بمعركة بوكافر

تأسيس جمعية آيث عبد الله

أنشطة ثقافية بثانوية الخوارزمي

الجمع العام لجمعية أناروز

تعزية

تعزية في وفاة عبد الله المؤذن

 

      Deux poids deux mesures:   La discrimination  reprend du   service!

Par: Zaid Ouchna

-Qui a dit que l’état marocain a ratifié la charte des nations unis contre la discrimination raciale?

-Qui a dit que l’état marocain est un état de droit  et en voie de démocratisation?

-Qui a dit que la création de l’institut (scientifique!)  de la culture Amazighe est un bon signe?

-Qui attend quoi du ministère de l’éducation marocain?

A toutes ces questions, perfides, l’amer constat du terrain nous apporte tout simplement la désillusion. Le désaveu nous  vient de l’avilissement au quotidien de notre réel, nous autres  Imazighen dans des régions dites loin des yeux, donc loin du cœur. La politique qu’a toujours mené le mekhzen a changé de tonicité et de cap ces derniers temps. Il paraît que l’idéologie arabo-musulmane, au  niveau des théories,  est en péril. La loi du stigmate est alors devenue à notre encontre le dernier recours. Cette fois-ci, le makhzen mène une chasse à l’homme, digne de celle des far ouest, contre Imazighen qui ne connaissent pas le dialecte arabe. Pour lui, le temps presse, il  faudrait les arabiser tous et plus vite serait le mieux! Il y va sans détour aucun: l’humiliation, le bâton, l’agression ou alors la torture, c’est selon les cas. Tel est le sort réservé à celle ou à celui qui ne sait pas manipuler le dialecte oriental. Ici, les droits de l’homme ou l’état de droit ne sont que des vulgaires slogans car c’est le racisme qui fait plutôt la loi. C’est un fait nouveau puisque ces pratiques étaient auparavant des manœuvres clandestines. Maintenant, on y  va à visages découverts et les caïds prennent eux-mêmes la charge des opérations. Ils giflent et agressent des gens par leurs propres mains dans les rues comme dans les locaux des administrations. Malheur à celui qui oserait parler en  Tamazighet dans les lieux «protégés», il verra non seulement ses requêtes refusées mais surtout et également il se retrouvera jeté dehors comme un chien. L’état de droit, dites-vous?

Dans ces micmacs, quatre localités de la région du sud-est du Maroc sortent du lot: Ayet Hani, Tinghir, Tinjdad  et la région de Goulmima.

Ayet Hani:

Cette localité constituée de plusieurs Igherman est située sur les hauts plateaux du grand Atlas-Est juste au pied du célèbre mont Baddou, vit dans un cauchemar préoccupant pour plus d’un  à juste raison. Malgré sa mise à la marge dans tous les domaines depuis toujours, elle continue de sévir. En effet, des hommes, des femmes et même des bébés sont agressés  par  des responsables de l’administration. Un habitant d’ighrem n Ayet Lehcen  a été agressé devant sa femme. Et même le bébé que porte la dame sur son dos a été touché! Comme ce n’est pas assez pour le responsable administratif, il a jeté le pauvre homme en prison par le biais d’une administration largement consonante. Tout donc laisse à croire qu’il est nommé dans cette localité pour cette fin: c’est à dire la désormais célèbre «mater les barbares». Un responsable qui ne parle guère un seul mot de  Tamazighet dans un milieu où personne ne maîtrise vraiment le dialecte arabe est une œuvre très suspectée.  «Il y a de quoi se tordre le coup ici, m’affirmait ce défenseur des droits de l’homme M. ZÂAKRI MOHA en état de désarroi. Je ne sais plus à quoi m’en tenir dit-il: des agressions ont eu  lieu en  plein public  alors que  les témoins et les soi-disant traducteurs qui dépravent tout sont adulés et ont la peur au ventre. La manipulation  fige les gens au silence. Il ne suffit plus d’humilier des Imazighen à présent, l’étape actuelle c’est de les assaillir ensuite les jeter en prison pour laisser leurs familles qui ont des revenus  piteux  crever de faim car elles dépendent uniquement de la rente journalière elle-même exigue. A quel sain se vouer  se demande encore M. Moha Zâakri ?»

Tinghir:

Le pacha de cette ville est formel, tout celui ou celle qui oserait parler Tamazighet sous ses toits n’a qu’une seule et unique réponse: dehors! Les autorisations pour des activités culturelles Amazighes ou pour les créations d’associations Amazighes ne sont pour lui qu’un vilain passé révolu. Imazighen: circulez, il n’y a plus rien à voir, arabisez-vous d’abord!

Tinjdad:

Ici, le caïd fait des rondes à chaque nuit tombée avec une troupe de mokhaznis en escorte. Tout jeune homme ou jeune fille qui aura le malheur ou  l’imperfection  de le croiser sur son chemin  se verra embarqué et envoyé à la salle des opérations: son bureau. On connaît la suite. Après, il remplira soigneusement un procès verbal qu’il transmet dûment au procureur sous motif: perversité ou incitation à la débauche. C’est encore selon les cas.

Goulmima:

La  politique du paupérisme  y est menée à grande échelle, ici elle est préférée à celle du stick. Tout projet  à caractère de développement économique verra son autorisation  systématiquement rejetée et donc refusée. A Tadighoust la confiscation des terres est régie, l’art de dire  «non» est  dix mille fois plus en avance dans cette localité. Aucune créativité, dans des divers domaines concédant un quelconque avancement, n’est permise. A l’inverse on ferme au fur et à mesure les portes des administrations pour  que cette localité cesse d’exister sur la carte. Il est vrai qu’ici, l’outrecuidance et la solidarité, deux préceptes de notre morale, sont en vaisseau de l’évanouissement alors que  la rumeur quand à elle, elle fait des décadences à bord.  Sauve qui pourra! 

 

 

 

 

  

 

                   

 

 

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