Uttvun 86, 

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بيان الاتحاد الوطني للطلبة بأكادير

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جمعية تامازغا بالعروي

 

Le silence des agneaux

Par: Nourdine BAOUADA ( Goulmina)

 En mois de décembre 2003, des étudiants ont été victimes d’une agressions de l’université d’Errachidia (Imteghren-sud Est Maroc) par un groupe d’autres étudiants de même établissement.

L’université marocaine est un lieu de  combat intellectuel d’une grande richesse politique et idéologique; ceci diffère  d’un étudiant à un autre et d’un groupe d’étudiants à un autre.

 En effet, le mouvement estudiantin marocain, et l’union marocaine des étudiants du Maroc (U.N.E.M) en particulier, a connu, dés 1956, l’année de l’organisation de son premier congrès,  un climat du flux et de reflux et une tension parfois violente entre les composantes de cette confédération estudiantine, et avec les autorités.

A signaler qu’avant la création de l’U.N.E.M d’autres structures ont vu le jour à savoir:

-Association des étudiants musulmans d’Afrique du Nord (1912) .

-Association générale des étudiants de Rabat (1917)

-Union des étudiants du Maroc (1947).

 Mon but n’est pas de retracer d’une manière chronologique les événement historiques, seulement rappeler que la création de l’U.N.E.M. n’est en aucun cas une volonté subjective; par contre c’est une nécessité historique et une réponse à un besoin politique.

Ce qui nous intéresse ici, c’est l’agression subite par des étudiants du Mouvement culturel Berbère par un groupe d’étudiants pseudo- marxistes.

Pour être objectif, l’approche de cet événement doit ressortir une cause interne, propre à M.C.B. et liée à sa structure et à son contenu idéologique.

Vladimir Ilitch Lénine disait «pour connaître réellement un objet, il faut embrasser et étudier tous ses aspects, toutes ses relations». les étudiants militants du M.C.B brandissent un discours nouveau, tabou en tout cas pour des esprits dogmatiques et qui n’acceptent pas un message qui met en condition les deux religions, à savoir l’arabité et l’islamité.

«corriger l’histoire, nous ne sommes des arabes!» «Tamazght nationale, … sera officielle», «Tifinagh notre écriture, Tmazight notre langue, Tamazgha notre terre!», «M ayd ira Dadda umazgh, tilelei ad astili!» et autre slogans sont ressentis par les fétichistes de l’arabité et l’islamité comme un menace et un danger qu’il faut combattre.

L’insécurité, l’instabilité, l’insomnie, la surprise, l’angoisse, l’anorexie, l’esprit de vengeance…. qui caractérisent les victimes et les sympathisants de M.C.B, constituent une preuve irréfutable que les étudiants militants de M.C.B, dans leur lutte quotidienne, n’ont jamais imaginé une menace pareille, et c’est l’erreur.

Aujourd'hui, quelques étudiants ont été agressés, demain touts les militants de M.C.B; après demain c’est le peuple berbère et qui vivra verra .

Le problème qui se pose alors, c’est que cette agressions doit créer une angoisse, cette angoisse doit être libérée; si elle ne se libère pars elle va s’enkyster et se complexer; pour enfin s’exploser à l’intérieur; et malheureusement son explosion va se faire d’une manière aléatoire, anarchique et dans un moment inopportun.

Si M.C.B n’arrive pas à répondre à cette agression d’une manière saine, c’est que ce mouvement est stérile. Et ceux qui profitent du statu quo vont un jour, inévitablement, se souvenir que Mouloud MAMMARI disait: «Quels que soient les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est dans le sens de sa libération que mon peuple, et à travers lui les autres, ira.»

Je me trouve dans l’obligation d’éclaircir cette idée afin de ne pas être stigmatisé et étiqueté de partisan de la violence. Pourtant si la violence reste la seule et unique réponse qui se pose devant les étudiants du M.C.B, alors cette violence doit être rationnelle et libératrice.

Aussi, l’objectivité m’oblige à avancer que M.C.B traverse une crise. Le contenu idéologique de M.C.B est en relation contradictoire avec sa structure, ce qui crée une contradiction dialectique et seulement la solution de cette contradiction engendre le développement de M.C.B.

La détention arbitraire et la torture des militants de M.C.B, la création de l’institut makhzanite, les menaces envers les étudiants du M.C.B, les intimidation des associations de M.C.B., l’utilisation folklorique de la culture du peuple Berbère constituent les prodromes d’une crise que traverse M.C.B.

M.C.B, qui constitue un espoir pour le peuple, est appelé à faire une pause et une réflexion. Il doit élaborer un projet populaire qui répond d’une manière scientifique et progressiste aux aspirations de peuple berbère, sinon c’est la légitimité de M.C.B qui est mise en épreuve et que les masques tombent!.

Émile de GIRARDIN disait: « un drapeau qu’on cache dans sa poche, ce n’est pas un drapeau, c’est un mouchoir.»

 

 

 

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