Uttvun 87, 

Sayur  2004

(Juillet  2004)

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Non à la violation du sacro saint pacte de timmuzegha

 Par: Ben   Hemmou Hassan

Depuis des millénaires, le peuple amazigh a forgé pour soi une identité, des  normes et des valeurs cristallisées tout au long de son histoire dans une personnalité amazighe forte, celle de l’homme libre et noble, celle de l’anarko-révolutionnaire, celle du rebelle et du lion indomptable de l’Atlas et l’Aurès, des déserts et des plaines. C’est cette personnalité de l’homme amazigh national et nationaliste, difficile à soumettre, qui a fait du peuple amazigh cette nation «immortelle», cette nation «éternelle» qui a toujours vécu  au cœur de l’histoire et non pas en dehors de l’histoire, grâce à sa présence continue et permanente dans les différentes étapes historiques de l’évolution de la civilisation humaine dans tout le pourtour méditerranéen. Ces différentes qualités ont fait que la nation amazighe n’a jamais été soumise à quiconque en dépit des tentatives coloniales romaines, car le sacro saint pacte de timmuzegha forgé par nos ancêtres depuis l’âge du néolithique(12000), n’est  autre que le dogme répété à maintes reprises par Dadda Σettva: ATERREZZ ULA TEKWENA

(Qu’on périsse tous au lieu de se soumettre).

 Voici donc le sacro saint pacte, principe                     et dogme, qui structure toute la pensée amazighe depuis l’aube de l’histoire, et sur lequel ont tous marché imazighen depuis leur apparition sur cette chère terre de notre patrie tamazegha: depuis l’Homo-Habilis, l’Homo-Erectus, l’Homo-Sapiens, les Guanches, les Liboux, les Gétules, les Garamantes, les Numides, les Maures…et autres ancêtres amazighs.

Ce sacro saint pacte résumé dans trois mots: aterrezz ula tekwena n’est autre que l’esprit général transmis génétiquement par imazighen de père en fils depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. Ce dogme, même dans les phases critiques de notre histoire, n’a jamais été abandonné par tous les amazighs même par ceux les plus absorbés par la civilisation pharaonique, carthaginoise, romaine ou musulmane: Sheshong, Septime Sévère, Matho, Hadrian, Trajan, Jughurtha, Juba II, Ptolémée, Saint Augustin, Saint Cyprien, Apulée, Tertullien, Takfarinas, Tihya, Massinissa, Tarik ben Zyad, les Burghwates, ben Tachefin, ben kheldoun, Mohammad ben Abdelkarim el  Khettabi, Assou Oubaslam, Abbas Lemsaadi… C’est ce sacro saint pacte qui fonde le nationalisme amazigh; toutes les figures emblématiques de la nation amazighe n’ont jamais sacrifié ce dogme pour une faveur personnelle limitée, car ce principe fonde l’être amazigh, c'est-à-dire son existence en tant que peuple/nation, en tant que patrie/pays (tamuret), en tant que langue et culture, en tant qu’histoire et civilisation; ce dogme existentiel résumé dans le proverbe anglais «to be or not to be» est le référent historique, génétique et rationnel qui façonne toute la pensée amazighe depuis l’aube de l’histoire jusqu’à nos jours. C’est ce qui fait que le peuple amazigh est un peuple «éternel» et «immortel» qui fait peur aux autres, un monstre, un géant  qui fait peur aux panarabistes, qui fait peur aux sarrasins, qui fait peur aux fascistes racistes, qui fait peur aux assassins, qui fait peur aux ethnocidaires, qui fait  peur aux criminels et falsificateurs de l’histoire, qui fait peur à de petits gens issus d’un mouvement non national, un mouvement de traîtres sans âme et sans honneur, qui n’aiment même pas la patrie que d’aimer son peuple amazigh, sa langue tamazight, son identité amazighe, son histoire et sa culture, son africanité et son amazighité, des gens malades de tout ce qui est arabe, de tout ce qui est oriental, ces petits «arabes»de 2e degré qui haïssent tout ce qui est  marocain authentique, qui refusent tout ce qui est national amazigh et africain… ce sont  à ces  petits gens à qui le peuple amazigh fait peur, à qui le mouvement amazigh fait peur.

Aujourd’hui, et depuis que le mouvement amazigh a entamé son action politique et culturelle(depuis le début du 20e siècle, 1900/1908, avec les premières actions des travailleurs kabyles à Marseille en France) pour ressusciter son âme, sa culture, sa langue et son histoire, imazighen n’ont  jamais cessé de crier haut et fort à bas la servitude, à bas le despotisme, à bas le nihilisme, à bas le négationnisme… tous, armes  dressées contre imazighen.

Cet esprit nationaliste que véhicule le mouvement amazigh semble être parfois endommagé par l’action de certains petits pions du makhzen, certains petits arrivistes et collabos qui croient détenir la destinée d’imazighen en leurs mains et parler en leur nom; ces petits  gens makhzanisés et déguisés en militants farouches et sincères de la cause amazighe, affirment que le Maroc ne peut avoir q’une seule langue officielle qui est l’arabe, et que par conséquent tamazight sera reléguée au second degré et au statut de langue du folklore. Or, qui est cette personne, qui sont toutes ces personnes  qui tentent de parler au nom du peuple amazigh, au nom du mouvement national amazigh? Il est lieu de préciser que le mouvement amazigh marocain est un mouvement politique national et nationaliste, un mouvement qui se fixe des objectifs politiques socioéconomiques culturels et stratégiques, des objectifs qui s’inscrivent dans le cadre d’un projet de société qui rompt avec la vision makhzanienne et partisane des choses. Si le makhzen cherche à faire perdurer une structure féodale et théocratique archaïque et à caractère despotique, alors que les pseudo partis politiques à caractère oligarchique familial et réformiste cherchent à maintenir une structure patriarcale (la plupart des partis et surtout ceux de la gauche panarabe ne parlent que des réformes constitutionnelles, ils sont tous des partis réformistes), le mouvement amazigh qui se situe dans la lignée de la gauche nationale, met en avant un autre discours qui aspire déstructurer/restructurer le Maroc d’aujourd’hui pour créer un nouveau Maroc...

Imazighen qui se disent nationaux et nationalistes avancent à petits pas en tant que force politique capable de remettre en cause tout un système pourri où seuls quelques uns détiennent toutes les richesses du Maroc alors que onze millions de marocains vivent au dessous du seuil de la pauvreté. C’est une nation oubliée, un petit peuple marginalisé qui doit se libérer en faisant du dogme amazigh son code de conduite «aterrezz ula tekwena»; c’est un petit peuple auquel il faut redonner confiance en ses capacités et en ses compétences; les marocains sont des amazighs, ils sont des génies d’esprit créatif et inventif; or ces qualités ne peuvent être mobilisées sans l’enracinement de l’amour de la patrie chez  nos compatriotes, de son amazighité et de son africanité, c'est-à-dire la récupération de l’identité amazighe du Maroc.

Le mouvement amazigh pense que parmi les éléments nécessaires pour la normalisation de la situation dans notre pays, il faut citer: l’obligation de  reconnaître l’identité amazighe du Maroc, le retrait immédiat du Maroc de la ligue arabe et sa  sortie du giron panarabe, mettre fin au discours panarabe, rompre avec l’idéologie panarabe et la nécessité de se pencher sur les problèmes nationaux, dissoudre tous les partis politiques panarabes et non nationaux qui se trouvent au Maroc, mettre en place une assemblé nationale constituante pour poser une constitution démocratique pour le Maroc, créer un État fédéral avec des zones fédérées et autonomes, faire de tamazight la langue officielle du Maroc, redistribuer les richesses entre tous les marocains, encourager le système communautaire(propriété commune + propriété privée), équiper le Maroc en infrastructures: routes –autoroutes- chemin de fer –hôpitaux- écoles- électricité- eau potable… imazighen ddan d g ubrid xesan netni abrid n timmuzegha «aterrezz ula tekwena»

  (Ben   Hemmou Hassan Mai/Juin 2004)

 

 

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