Uttvun 87, 

Sayur  2004

(Juillet  2004)

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lettre a l’autre rive (4):

Du «moyen orient»! ainsi parlait dadda…

Par: M.Zzyane Ibn Al Atlas

Que Dieu ait ton âme en sa miséricorde mon vieux «Dadda»!…

Ô! Modeste paysan derrière ta barbe blanche neige, ton burnous, ton bâton, ton cheval, ta tente, ton igharm, ton horti et toutes tes choses démodées à présent devant leurs barbes bleues, leurs qechchabas afghanes, leurs mulets «zarzay», leurs cabanes en tôle et carton, leurs usines sulfureuses… Leur civilisation !… Savais-tu, aussi primitif que tu paraisses, que tu recelais de visions aussi nettes et claires que depuis ce bon vieux temps des azerfs, des contes et des grandes espérances; les approches se brouillent et les actions se déraisonnent au point que cette porte nommée «AN 2000», combien peinte de roses et de lilas un demi siècle durant, semble mener le monde vers le chaos… Le vingtième a accouché d’un siècle pire que lui-même!…

Lorsque tu parlais, homme sage!, toute la tribu t’écoutait car tu n’intervenais que pour faire entendre la version authentique et sage des choses… L’écho d’une vérité lointaine dont tu restes tel un refrain témoignant d’un monde qui y voyait claire, mais qui n’est plus…

Quand il s’agissait de faire le bilan du mal du Moyen Orient qui souffle ses braises et ses scories sur le reste du monde, ce conflit millénaire dont on a oublié l’origine pour se débattre dans des raisons et des causes qu’on se crée ou invente (religieusement, politiquement et culturellement) au lieu de reconsidérer ce qui n’était à l’initial qu’un «accident social» dans la vie d’un patriarche…, ainsi tu parlais Dadda:

«Qui se bat pour un héritage déterminé? Te demandais-tu. Un intrus à la famille viendrait il s’imposer pour avoir sa part d’une terre qui lui est étrangère?. Non seuls les familiers, faute d’arrangements à l’amiable, se battent et se disputent les butins reliques de leurs ascendants défunts …

Ainsi, comme tu affirmais, est cette affaire d’héritage dans la haine entre les arabes et leurs cousins hébreux… Soupirant, en humain sensible car ne détestant de ce monde que les loups de ta montagne bergère, et lamentant du gâchis de ceux que tu nommait «Les enfants d’Abraham», tu ajoutait: «Ces enfant de la plus affreuse des polygamies» ont été élevés, les pauvres endiablés, dans la haine et le rejet mutuel qui fut d’abord l’affaire de deux femmes… Sara (mère de Jacob) et Agar (mère d’Ismail) se méprisèrent et se dédaignèrent à mort, autant que la première exigea l’exil de la deuxième et son nouveau né vers les vallées «sans culture» de «M’ekkat» (Celle du passage obligé des caravanes commerçante)… L’une et l’autre, en l’absence du patriarche, trop occupé cet «Ami de Dieu», vont enseigner à leurs descendances l’art de la haine et de l’agressivité envers les «Autres» qui «sont l’enfer à éviter», «les sans âme à bannir», «les ennemis à égorger»…

Deux nations vont grandir, en effet, dans la négation l’une de l’autre sur tous les espaces possibles de l’adversité dont l’histoire, la géographie et la pensée… Plus grave, le conflit a surtout touché l’espace religieux dans sa conception et dans sa finalité qui place «la haine sacrée» et «l’agressivité martyre» au plus haut niveau de la servitude du Dieu… Ce bon au nom de qui on trône le mal… Ce salut au nom de qui on se fait la guerre…

Au début, les descendants d’Israël (Jacob) vont entretenir une certaine histoire comme attestent les écris, alors que du côté des enfants d’Ismail, on sombra dans le chaos humains que les concernés, une fois éveillés, nommeront l’ère de LA JAHILYA, l’ignorance… Une barbarie dont l’emblème était ce complexe envers la femme qui faisait qu’un homme, sain d’esprit, s’adonne à enterrer vive son propre bébé… La chair de sa chair…

Il y eu alors sur le terrain de la péninsule deux situations différentes qui s’y adonnent à un voisinage plein d’échanges dans la méfiance et l’intrigue… Au nord, «Médine» dont l’origine amazighe (Amdin ou Tamdint) veut dire «la cité des gens», une cité ouverte à tout le monde comme lieu de commerce accessible aux origines cosmopolites, va prendre lorsqu’elle devint trop juive le nom de «Yathreb». Mot qui un peu amazighisé si l’on puisse dire, devient «Ayt rabb» qui voudrait dire: «Ceux du Dieu»… En effet, les israéliens cultivait déjà leur judaïsme en tant que religion monothéiste… A l’encontre, il y eu cette autre situation des cousins du sud qui vivaient en tribus et adoraient toujours la pierre dans l’ignorance totale dont celle du seul bon Dieu… D’où, peut être, ce nom «Aâ rabb» qui voudrait dire «Ceux qui ne reconnaissent Dieu»… Insistons sur les sens opposés de «Ayt» qui suppose l’alliance et l’appartenance et «Aâ» qui déclare la rupture et le refus, le sujet commun étant «Rabb», Dieu!?... Remarquons que pour arabiser il a fallu seulement renverser; «Ayt» en «Yat» d’où Yat-rab ou Yatrib et «Aâ» devint «Âa» d’où «Âa-rab»…

Vers le quatrième siècle et avec Qossay qui revint de son vécu en pays chamitique chez les parents de sa mère qui l’y avait amené après la mort de son père «Kulaib ibn morrah», les qorayshites vont se mettre à s’organiser autour de leur Kaaba en concurrence avec d’autres dont celle d’ «Abraha» qui essayera de la leur détruire, mais dont l’armée fut décimée par une mystérieuse maladie dans les vallées désolée de Mecque…

Puis il y eu l’éveil lorsque les arabes, notamment ceux qui voyagèrent et firent connaissance de la civilisation au nord juif et en Afrique chrétienne en ces temps, avaient enfin compris que Hobal, Manaf, Llati et Lôozza les rendaient stupides devant l’avancée de la pensée religieuse des voisinages… Seuls les Perses à l’est adoraient toujours leur feu… Le monothéisme gagnait le monde… Les arabes comprirent qu’il leur fallait leur religion propre à eux, plus forte, plus conquérante, capable de gérer la société arabe et produire une culture basée sur l’anti-judaïsme et l’anti-christianisme tout en reconnaissant l’authenticité des envoyés et des écris précédents… Ce fut l’Islam, cette religion que les arabes vont porter au monde…

Or, c’est au nom de l’Islam, très tôt politisé malheureusement, qu’ils ont soumis d’autres nations et conquis leurs territoires, leurs identités, leurs langues, leurs culture et leur savoir faire en Asie comme en Afrique. Grâce à l’Islam, ils soulèvent aujourd’hui plus d’un milliard d’âmes musulmanes contre Israël et ses alliés… A cause aussi des mauvaises versions, non de bonnes raisons, religieuses et politiques que le reste du monde soutient celle ci, perplexe soit il devant les images insupportables de la violence et de la terreur qui gagne, et aussi, le reste du monde… L’on risque autant qu’on s’amalgame et qu’on s’entremêle dans la culture des virus de la haine, de nous retrouver dans une situation de chaos total où l’on se battrait en corps à corps, en même temps et partout sur cette grandiose terre rendue petite à en étouffer par les soins des fausses idéologies et de la «mauvaise civilisation»… Imaginez qu’un matin l’horreur éclate dans les normes du nouvel ordre mondialiste… Autrement dit, à l’échelle de toutes nos villes cosmopolites… Une apocalypse désormais très possible puisque, transgressant les lois naturelles, notre civilisation lui fourni toutes les conditions et potentialités à prendre feu… Les Ben Bush, Les Ben Laden, Les Ben Oui et Les Ben Non soufflent sur les braises du feu en séchant son bois, ici les humains, du suc de la vie que sont pour la société Les Bons Sentiments faisant la quiétude, garantissant la paix et cultivant l’amour entre les peuples… La forêt est d’autant sèche que le monde risque de s’y brûler…

Bref, comme dirait Dadda, le monde entier s’est retrouvé grâce aux religions, aux doctrines idéologiques et aux systèmes politiques, entraîné dans un conflit familial qui ne devait concerner, si on y tient comme destinée obligée, que les deux «tribus» en faisant naturellement partie: Les arabes et les israéliens... Du moins, ceux là ont quelque chose à y gagner ou à y perdre…

Imaginez qu’il n’y a eu jamais la querelle des concubines Sara et Agar, qu’Abraham aurait simplement pu faire hériter la paix entre ses propres enfants et qu’il n’y a pas eu ce transfert du différent à la culture et à la pensée des hommes… Imaginez que les fils d’Abraham, en accord avec eux même et ce qu’ils prétendent représenter entre Dieu et les autres nations, nous auraient comblés d’une même version authentique de la religion et qu’aujourd’hui une seule approche du bon Dieu et de l’organisation de sa création nous aurait unie dans une même et unique civilisation, toute fois riche et ahurissante de notre diversité naturellement harmonieuse… Diversité et non adversité, différence et non racisme, paix et non guerre…

Hélas… La logique de l’histoire a été faussée. Pire, l’humanité entière a cru en cette histoire infeste et s’est faite prendre en otage à ce que les aliénés des idéologies appellent leur «guerre des civilisation»… Cette stupidité qui devait être prise comme une incitation au terrorisme…

Restons au Moyen Orient dont le Maghreb, pour une utopie de ses nostalgiques venus d’orient, se laisse aller en pseudo partie aussi enfoncée «jusqu’aux oreilles» dans son marécage de sang et de pue de haine… Remarquons que les calamités qu’échangent les deux belligérants arabes et hébreux sont généralement communes aux deux parties. Car au fait, ils sont comme leurs chameaux qui se moquent des bosses de leurs frères sans jamais songer qu’ils l’ont aussi… L’expansionnisme par la force, la négation des autres, La spécification exclusive de soi par la noblesse et la détention des droits «sacrés» permettant l’exceptionnalité devant l’égalité des humains sont des crimes qu’ils se rejettent les uns sur les autres…

L’expansionnisme fut pratiqué d’abord par les hébreux qui viendront en Egypte antique… On ne sait pas comment, mais en brutes qu’ils ont toujours été, on pourrait imaginer que cela ne fut surtout pas une fête au bord du Nil… Ils tomberont, vaincus, en esclavage chez les Pharaons jusqu’à ce que Moïse les reconduise en «terre promise»… «Promise» ici dénote déjà cette notion dite sioniste d’ «un peuple sans terre et d’une terre sans peuple»… Cherchaient-ils une bonne terre à s’accaparer? Autant qu’ils n’ont pu garder la leur?... Ne leur est-il pas arrivé le dicton: «Qui va à la chasse perd sa place »?...

Pour les arabes!... A-t-on besoin de redresser le tableau des invasions et la doctrine qui a fait de la péninsule amazighe une arabe de sang pur?...

S’agissant du culte de la noblesse du peuple choisi et des tribus sacrées devant eux seuls gouverner la destinée des nations soumises soit à leur force, soit à leur charme et leur art de maquiller l’horreur… Même l’homicide, la pire des morts, est présenté tel un mariage avec les anges… Les amoureux ne manquent pas… La vie, elle, telle qu’on se la fait, ne compte pas…

La négation des «autres» est en effet le commun des fils d’Abraham… Une négation qui revêt plusieurs aspects et touche à tous les niveaux… Ils nient les peuples sur leur propre terre comme c’est le cas en Afrique avec Iqabbaden, Issouddan et Imazighen et en Asie avec les Kurdes sans oublier la Palestine dont nous rappelons qu’elle et son peuple ont précédé en place tous ce monde… En effet, la ligne de feu, si elle devait exister entre vrais arabes et vrais israéliens, elle devait être ailleurs là où les frontières d’Abraham ont été vraiment bousculées…

Un aspect plus grave de la négation des autres est lié à la politique démographique pratiquée dans le cadre du conflit… Les arabes avancent aujourd’hui qu’ils sont plus de trois cent million de «noirs de tête»… Or, si ces arabes sont les cousins égaux des hébreux qui ne font, eux, que quelques millions, une quarantaine au plus si l’on compte les pertes, d’où les arabes font sortir leur multitude impossible?... La réponse est simple: La nation arabe est gonflée de sujets accaparés aux identités auxquelles elle a envahi les patries et même, souvent, les âmes… De l’autre côté, les Israéliens cherchent aussi à gonfler leur nombre en faisant venir des juifs de part le monde en dépit de leurs identités naturelles… Les flashas éthiopiens sont peut être juifs, mais qu’ont-ils d’israélien?... Rien!.

Pourtant, au lieu de regarder les choses telles qu’elles sont, reconsidérer l’histoire telle qu’elle a été réellement et refaire justice à l’humanité meurtrie par tant de mensonges «divinisés», on assiste, la guerre contre le terrorisme et la mondialisation le prouvent, à une politique internationale orchestrée toujours, malgré les apparences, de nos «deux extrêmes belligérants» pour impliquer le reste du monde dans l’imposture meurtrière de l’histoire…

Concluons! Ce monde ne s’est il pas, depuis très longtemps déjà, fait avoir ?...

 

 

 

 

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