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(Octobre  2004)

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Dihya des Aurès ou esquisse d’une nation

Par : Oum-Hani Tarbint (Algérie)

PREAMBULE

Les convulsions politiques, idéologiques et sociales qui n’ont cessé d’émailler l’Algérie au lendemain de l’indépendance, pour en dernier lieu, engendrer une tragédie qui endeuille chaque jour notre peuple, ont éclairé en filigrane mon cheminement identitaire et ma quête civilisationnelle.

Faisant échos aux innombrables appels de notre mémoire, enfouie dans les méandres de l’oubli programmé, les meurtrissures de notre chair et de notre âme, m’ont paradoxalement gratifiée de cet implacable cri de douleur et d’espoir retrouvé, rendu intelligible à l’esprit par cette question existentielle: Qui sommes-nous?

Le torrent d’interrogations et de réponses qui s’ensuivit m’a conduit à poser la Question: Et si c’était une immense supercherie qui nous a ensorcelée 14 siècles durant? Partant de là, le travail qui vous est présenté s’inscrit dans cette perspective et il nous appartient individuellement et collectivement d’en cerner les tenants et les aboutissants. Car comprendre le passé nous aidera à mieux appréhender le présent et préparer l’avenir.

Serait-il vrai que les Imazighen n’étaient que peuplade disséminée dans un espace et recroquevillée sur elle-même se suffisant de son arriération et de sa «barbarie»? N’avaient ils pas un projet social, des croyances, un vécu spirituel et confessionnel?

Si c’était le cas c’est à dire une société disloquée sans infrastructures sociales, ni organisation, ni culture comme le déclare le discours officiel et le canal scolaire depuis 1962, des peuplades à civiliser comme le déclarait le projet colonial sous tendu par la mission civilisatrice française, si ces informations sommaires sur nos ancêtres que nos colonisateurs successifs nous ont léguées pour légitimer leur propre barbarie et servir leurs propres intérêts étaient fondées, comment alors expliquer l’émergence de personnalités diverses telles que Massinissa, Jugurtha, Saint Augustin, Donat, Koceïla et Dihya pour ne citer que ceux la?

Le choix porté sur Dihya nous permettra de saisir l’essence d’une réalité politique nationale et d’une dynamique sociale contemporaine qui rend l’action même de ce personnage légendaire aussi présent que vous et moi, aussi présent et aussi palpable que notre exil, aussi présent que le printemps amazigh de 80, aussi tangible que le printemps noir de 2001 et aussi amer que l’assassinat de Abbane Ramdane, de Boudiaf, de Tahar Djaout ou de Matoub Lounes.

S’agissant des Aurès, je paraphrase Salim de l’association culturelle ASSIREM (espoir) en évoquant Tkout et toutes les autres régions de ce berceau de l’histoire de l’Algérie, «Cette région a été totalement abandonnée par l’État». Dans la totalité des villes et villages auressiens, des gens souffrent de faim et de froid. Comme Assirem, TAMOUSNI a mené, dans des conditions hostiles, un combat au quotidien pour la promotion et la reconnaissance de la culture et l’identité amazigh qui mérite le respect de chaque citoyen. Malheureusement la liste est longue.

Nous voyons donc que l’action de Dihya à savoir sa résistance contre l’envahisseur, s’inscrit dans le long processus historique qui a favorisé l’émergence de la nation algérienne moderne dans sa dimension authentique, fondamentalement amazighe en gestation continue.

INTRODUCTION

Par effet rétroactif, la propulsion de la femme algérienne d’aujourd’hui, au devant de cette vaste entreprise sanguinaire qui a visé le peuple algérien en général et sa composante féminine en particulier, porte un éclairage édifiant sur la continuité historique de la personnalité algérienne. Si la reine Dihya s’est portée avec bravoure au devant du conquérant arabe comme le lui commandait son statut, son héritière contemporaine, malgré le statut réducteur dans lequel elle a été figée (code de la famille), a reproduit avec autant de mérite, la même gestuelle de résistance que son illustre devancière Dihya, reine des Aurès.

A partir de là nous observons que les trais caractéristiques de l’identité algérienne sont reproduits dans la lutte qu’a menée la femme, de l’antiquité à nos jours.

A ce titre nous évoquerons la personnalité de Dihya tout en projetant son parcours héroïque dans le quotidien qu’endure notre compatriote en Algérie.

Dihya (l’Kahena) fille de Tabet, est un personnage glorieux qui habite encore la mémoire des Imazighen. Cette reine au comportement exemplaire, marqua l’histoire de son pays par sa bravoure et son courage. Par son intelligence remarquable, elle a su gagner la confiance du Conseil des tribus qui la mit à la tête d’une confédération.

Excellente politicienne et grand stratège, elle réussit, après la mort de Koceïla son prédécesseur, à apaiser les difficultés et les rivalités et fit cesser les guerres civiles pour établir en suite son autorité sur la majorité des Imazighen de la Numidie orientale ainsi que sur les Byzantins encore établis dans cette région.

Dihya avait deux fils (Ifran et Yezdia). Lors de sa dernière manœuvre militaire contre les forces de Hassan, estimées à 50 000 hommes, elle ordonna à ses fils de se rendre au camp musulman par souci de les protéger et d’assurer la succession. Ils ne participèrent donc pas à la bataille de Tabarka(1).

Insoumise jusqu’au sacrifice d’elle-même, elle conjugua à merveille les impératifs de son statut de femme Amazighe profondément encrée dans son milieu social, avec les exigences patriotiques que lui confère sa position politique en sa qualité de chef politico-militaire. De ce point de vue elle a emboîté le pas à ses illustres prédécesseurs Massinissa et Jughurta et fit preuve d’autant de bravoure pour défendre sa patrie.

PREMIERES INVASIONS ARABES

Selon les historiens, les arabes, venus de l’Est, entrèrent en Afrique du nord pour la première fois, en 640. Leurs effectifs étaient de 4000 hommes qui avançaient par petits groupes (davantage des éclaireurs/pillards).

Pris par leurs querelles, les Numides et les Maurétaniens ne prennent pas conscience de ce qui se préparait à l’Est. Le flot enfiévré qui prenait l’Égypte en otage en imposant des lois tyranniques au peuple égyptien, continuait à se préparer pour d’éventuelles invasions du grenier inépuisable qu’était la Numidie et la Maurétanie.

En 647 et après une large razzia fut assassiné Patrice Grégoire allié byzantin des Imazighen lors d’une bataille à Byzacène, Sufétula (actuelle Sbeïta) en Tunisie. Les Musulmans avec leur général arabe Ibn Saad retournent en Égypte munis d’un grand butin. La richesse du pays et la faiblesse de ses maîtres du moment, encouragèrent les Arabes à se préparer à d’autres invasions beaucoup plus importantes.

Aussitôt que leurs problèmes de rivalité pour la succession furent réglés, les Arabes organisent en 667 une nouvelle incursion dans le pays des hommes libres, les Imazighen. Cette razzia dura trois ans, confrontée à une âpre résistance.

Un nouveau général, Okba ibnou Nafï est au service du khalife de la dynastie des Omeyyades; il réussit en 670 à fonder une ville (Kairaouan) qui lui servira de place d’armes. Cette ville est aujourd’hui un lieu de pèlerinage pour des musulmans nord-africains.

Le royaume numide est désormais la proie d’une armée de conquérants arabes assoiffés de richesses et de sang que rien n’arrêtera dans ses perspectives de dominer le monde.

LA RESISTANCE DE KOCEILA (682 A 686):

Après une très forte résistance face à Okba, Koceïla fut prisonnier en 682 par ce chef arabe qui le contraint à embrasser l’Islam. Outragé et humilié par ce dernier, il ne cessa pas pour autant de s’organiser. Il avait des émissaires fidèles parmi ses amis Byzantins et a su conserver des contacts avec les siens dans les Aurès. «...une terrible révolte balaye l’occupation arabe: les tribus berbères de l’intérieur font l’alliance avec les Grecs des villes côtières...»(2).

Après s’être évadé, Koceïla n’avait pas eu de problèmes à relancer un grand mouvement de résistance. Approuvé et appuyé par la majorité des habitants de la région, fatigués et révoltés de la tyrannie imposée par le chef arabe Okba et son armée, ils rejoignent Koceïla dans sa résistance. «kosaila anime la résistance: chrétien, il rassemble autour de lui tous ceux qui veulent défendre le Christianisme...»(3)

Parvenu à Tehouda au nord-est de Biskra, le chef arabe se mesura à Koceïla. Ce dernier, devenu chef d’une grande résistance, était en mesure d’affronter Okba. Le chef arabe est tué au même endroit et son armée subit une importante défaite (683). Paradoxalement, une oasis et un tombeau portent le nom du général arabe (l’oasis de Sidi Okba, pire encore l’état algérien voulait ériger une stèle à la mémoire de Sidna Okba) qui est devenue ensuite une capitale religieuse.

Koceila fut reconnu comme roi. Il ne s’arrêta pas à cette victoire. Il fonde un royaume amazigh à Kairaouan et régna pendant cinq ans (de 681 à 686).

Cette tranquillité n’était que momentanée. Aussitôt que les Arabes n’étaient plus occupés par leurs luttes pour la succession et suite au triomphe des Oumayades, le khalifat Malik ordonna à Zoubeir Ibnou Kaïs, qui était resté à Barka (Libye), de venger la mort de Okba et la défaite que leur à fait subir Aghelidh (roi) Koceïla.

En 686, Koceïla fut assassiné ainsi que de nombreux chefs byzantins (grecs) et amazighs lors d’une grande bataille qui eut lieu à Mems (Sbiba), une localité à l’est de Kairaouan. Selon l’historien Marcel PEYROUTON, dans son livre, HISTOIRE GENERALE DU MAGHREB, «La rencontre eu lieu aux portes de Kairouan. Les troupes de Koceïla sont détruites, lui-même tombe les armes à la main.»(4)

DIHYA (L’KAHINA) REINE DES AURES:

Hassan Ibn El Nou’man el Ghassani succéda à Zoheïr Ibn Kaïs. Il renforça son armée et se prépara à d’éventuelles attaques de la Numidie orientale afin d’étendre la domination arabe dans cette région.

Dans les Aurès et parallèlement aux manœuvres des Arabes, les Auressiens (imazighen des Aurès), préparaient la succession de Koceïla.

Une femme fut choisie par un sénat amazigh qui ne se réunissait qu’en cas de force majeure. D’une brillante intelligence et d’un pouvoir de conviction qui rassemblait la majorité des imazighen, pour former un bloc solide, capable d’affronter l’envahisseur arabe, c’est Dihya.

Il est difficile de dire avec exactitude la date du couronnement de Dihya. Cependant, il est important de souligner que la société amazighe est profondément démocratique et matriarcale. L’historien M. Peyrouton a écrit en 1966 à ce sujet, dans son ouvrage, HISTOIRE GERERALE DU MAGHREB parlant de l’amazigh «...il n’est pas si différent, en ses profondeurs, de son ancêtre d’il y a deux mille ans. Même esprit foncièrement démocratique, même libéralisme vis à vis de la femme, qui, à l’opposé de la femme arabe, joue un rôle sociale,...même bravoure.»(5)

Dihya devint l’ennemi redoutable du chef de l’armée arabe Hassan Ibn Nou’man. Par sa force de caractère elle réussit à transmettre aux Auressiens sa foi dans le triomphe comme le fit jadis Jugurtha contre Rome.

Suite à plusieurs défaites que la reine Dihya fit subir aux Arabo-musulmans, ces derniers la surnommèrent Kahina pour la désigner comme sorcière. Certains historiens occidentaux ont vite fait le rapprochement entre Kahina et kahan (cohen mot hébreu qui veut dire prêtre) pour conclure que Dihya était de confession juive.

Présente dans la mémoire collective de tous les Imazighen elle est au cœur de nombreux récits légendaires. Elle est chantée autant par les Kabyles que les Auréssiens. Au cœur de berceuses chawies elle a bercé l’enfance et enflammé l’imaginaire de tous les chawis.

VICTOIRE DE DIHYA CONTRE EL HASSAN A OUED NINI:

Après sa victoire face aux byzantins et son occupation de Kairaouan, El Hassan a mis la main définitivement sur Carthage en 698. Avec une armée de 40 000 hommes, ce général arabe se dirigea vers les Aurès. Il subit alors une grande défaite en affrontant Dihya. C’était à Oued Nini, une région non loin de Aïn El Beidha et qui prit depuis cette victoire le nom arabe de Oued el Bala ou rivière de la souffrance. La reine Dihya réussit à détruire l’armée arabe et força son chef à retourner en Orient.

Une fois la bataille de Oued Nini fut terminée, Dihya renvoya tous les prisonniers arabes excepté un, il s’appelait Khaled Ben Yazid. Le trouvant beau et courageux, elle décida de l’adopter. Il fut élevé avec ses propres enfants.

Selon certains historiens Dihya pratiqua la stratégie de la terre brûlée. Elle était persuadée que c’était le seul moyen de faire reculer les Arabo-musulmans qui attaquaient et pillaient régulièrement les imazighen de cette région. Le LT. Colonel Delartigue, dans son document, MONOGRAPHIE DE l’AURES, mit sur la bouche de Dihya: «Ils veulent s’emparer des villes, de l’or et de l’argent tandis que nous, nous ne désirons posséder que les champs pour l’agriculture et des pâturages. Je pense donc qu’il n’y a qu’un plan à suivre, c’est de ruiner le pays pour les décourager.»(6)

Mais il est certain que la capacité matérielle et le potentiel militaire de Dihya étaient dérisoires. Le rapport de force entre les armées arabes surarmées et les poches de résistance limitées de la reine Dihya, était disproportionné. Malgré sa ténacité la guerre d’usure menée par le conquérant arabe lui était fatale. L’ennemi se renforçait d’attaque en attaque. Il avait eu le temps de parfaire sa stratégie grâce à une expérience acquise tout au long de son passé expansionniste depuis la péninsule arabique jusqu’au confins de l’est Libyen et de sa connaissance des Aurès qu’il avait visités lors d’attaques antérieures.

LA DEFAITE DE DIHYA PAR EL HASSAN IB EN’OUMAN:

Après avoir reconstitué son armée et reçu du renfort, Hassan reprend sa marche vers l’Ouest à partir de la Libye. Il reprend Carthage en 698. Mais le royaume numide de Dihya reste le seul obstacle face à l’expansion du pouvoir arabo-islamique.

Le Khalifat Malik se résolut à en finir avec la résistance des Imazighen. En 702, il ordonna à Hassan d’envahir de nouveau les Aurès. Ce dernier, doté d’une armée de 50 000 hommes, entreprend ses manœuvres à partir de Gabés et Gafsa et attaqua encore les Imazighen des Aurès. Dihya, déterminée à défendre son peuple, n’hésitât pas à affronter les Arabo-musulmans et leur chef El Hassan bien que les rapports de forces étaient largement en faveur des conquérants.

La bataille dura 2 ans. Voyant la défaite imminente, Dihya demande à ses enfants de se rendre pour les protéger. Mais loin d’abdiquer, elle préfère mourir et refuse de se plier. La reine Dihya fut capturée en 704 décapitée dans un endroit qui porte désormais son nom Bir El Kehna (puits de la Kahina). Sa tête fut envoyée par El Hassan et expédiée en trophée au khalifat Abd El Malik à Baghdad.

Pour s’assurer de la soumission des Imazighen, le général arabe fit un épouvantable massacre et incorpora 12 000 Auressiens dans l’armée musulmane, et comme tout colonisateur, s’empara des richesses du pays appauvrissant et dépossédant les enfants du pays. Ainsi en quelques années, le pays des Imazighen devint la chasse gardée des arabo-musulmans.

Nous voyons donc que les moyens utilisés par le colonisateur romain, arabo-musulman, ottoman et français rappellent douloureusement une réalité, ô combien contemporaine. La répression, l’appauvrissement, l’acculturation et la déculturation, le déni de l’identité profonde de l’Algérie pour ne citer que cette partie de Tamazgha sont autant de moyens dont le pouvoir actuel use pour maintenir les Algériens dans une aliénation qui fait d’eux les vassaux de l’Orient et de l’Occident.

 

[1]

Notes:

1- Tbarka en Tunisie, rive nord de la méditerranée

2- Maurice MEULEAU et Luce PIETRI-Le monde et son histoire- Page 599

3- Maurice MEULEAU et Luce PIETRI-Le monde et son histoire- Page 599

4- M. Peyrouton. Histoire générale du Maghreb. Page 82

5- M. Peyrouton. Histoire générale du Maghreb. Page 2

6- LT.Colonel Delartigue, du 3em Zouaves Document sur Batna et sa région «Monographie de l’Aurès» constantine 1904.

Biblographie:

-Marcel, PEYROUTON- Histoire générale du Maghreb -Maroc. Algérie. Tunisie- des origines à nos jours, Albin Michel, Paris, 1966, 284 p,

-Elysabeth FECHNER-La gloire de l’Algérie-

Calmann-Lévy, paris, 2000 104 p,

-Pierre MONTAGNON-Histoire de l’Algérie, des origines à nos jours,

-Pygmalion Gérard Watelet. Paris, P: 1998, 399 p,.

-Maurice MEULEAU et Luce PIETRI-Le monde et son histoire- LE MONDE HANTIQUE ET DES D? BUTS DU MOYEN ?GE Vers 300 av.J-C au XII AP j-C, Bordas et robert Laffont. Paris,1971, 1006p

Témoignage:

-LT. Colonel DELARTIGUE du 3e Zouaves-Monographie de l’Aurès-Constantine, 1904, 399 p,

Revue:

-L’HISTOIRE, Numéro spécial, Les Arabes de la Mecque aux Banlieues de l’Isalam, no 272, janvier 2003.

L E S G R A N D E S  D A T E S

1. Les trois premières invasions arabes:

· 640, les arabes entrèrent pour la première fois en Afrique ;

· 665, une deuxième fois les troupes de Amr envahissent la partie méridionale de Ifriquia ;

· 670, Okba fonde kairaouane.

2. Règne et résistance de Koceila (682-686) :

· Le règne de koceila dure prés de 5 ans sur le royaume berbère. Il fit repousser deux fois les Arabes et les historiens lui témoignent courage, bienveillance et justice lors de l’exercice de son pouvoir.

· Hassan reçoit des renforts d’Orient en (695) :

· 695, les Byzantin reprennent Carthage ;

· 695, Hassan reprend sa marche à l’Ouest ;

· 698, Carthage fut reprise par Hassan

3. La reine Dihya (kahina) de 696 à 704 :

· 696, la Kahina accéde au pouvoir par une décision du Conseil des Tribus (sénat amazigh).

· 697, défaite de Ibn En Nou’man par Dihya à Ouled Nini à 16 km d’Aïn al Baïdha.

· 702 An Nu’man obtint des renforts du Khalifat Abd el Malik ;

· 702, Dihya vole au secours de Tabarka(Tunisie), elle sera poursuivie et vaincue par les troupes arabo-musulmanes.

· 704, à la bataille de Tabarka, la grande défaite des Imazighen face à une armée de 50 000 hommes. La reine Dihya fut capturée et décapitée au lieu dit Bir Elkahna (puitsde la Kahina).

N.B: Ce texte n’est rien d’autre qu’une modeste contribution pour apporter un témoignage et dénoncer l’amalgame, la confusion et la falsification qui sont délibérément érigés en méthode exclusive.

Cette tentative ne parviendra pas à élucider certaines zones d’ombre mais elle a le mérite d’interpeller les érudits comme les néophytes sur l’urgence qu’il y a à restituer à notre peuple son patrimoine historique tel qu’il est et non tel que nos colonisateurs successifs l’ont écrit ou tel que l’on veut bien le faire croire pour servir une idéologie ou une confession ou d’autres intérêts. Car nous savons que celui qui ne connaît l’histoire, est condamné à la revivre.

La thérapie salvatrice de notre peuple amazigh, frappé malgré lui d’amnésie, réside en la réappropriation de sa mémoire.

 

 

 

 

 

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