uïïun  90, 

mrayur  2004

(Octobre  2004)

Amezwaru

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Tamazight

Tamazivt jar ticli tamaçäayt d usikz unãib anaktam arkkak

Assefru n Lquran s tmazight

Antun n tirra

Rmed ad tesqared

Di rewdva ntgeooad

Ratar n ijj n umezruy

Français

Azaykou n'est plus

Ces berbères, éternels soldats des causes d'autrui

Imazighen, le racisme et les racistes

Awal iddern

Le souffle de la patrie

Toi, l'illettré

Un constat à bâtons rompus

Tamazight rebelle

Quelle langue pour le Maghreb amazigh?

Dihya des Aurès ou esquisses d'une nation

La saison des errances

Ces intégristes qui menacent l'humanité

L'aménagement linguistique

La terminologie

Le musée amazigh saharien

Les re-damnés de la terre

L'enseignement de tamazight: un recul inquiétant

La fin du mythe du panarabisme

Festival d'Imilchil

Communiqué du CMA

Cours de langue amazighe

Déclaration de la délégation amazighe 

العربية

القضية الأمازيغية بين التقدم البطيء والاعتراف الناقص والمتردد

أزايكو كان هنا

أزايكو يغادرنا إلى الأبد

عودة النسر الجريح

مسألة اللغة في الإحصاء العام

الكروج مغربي بالقميص وعربي بالقلب والدم

رد على مقال الانسلاخ الهوياتي

تاريخ المغرب أو التأويلات الممكنة

الأمازيغ من خلال أحاديث الرسول

مرتكزات تجاوز الوعي التقليدي

رسالة مفتوحة إلى وزير الداخلية

هل حدثوك يوما

دورة تكوينية لمفتشي الأمازيغية

بيان كنفيديرالية الجمعيات الأمازيغية بالشمال

بيان جمعية إفني

تعزية

 

Le  souffle de la  patrie.

Par: Ouachrine Houssaine

"A muha nw, a memmis n tghribt, mani bbatun

  unna d ikkan ssuq ur nnin ad ac azden ca"

(ô mon petit Moha, fils d'étrangère

  Où est ton  père, les revenants du

marché ne vont rien te donner)

Au Sud comme au Nord, cet appel d'une veuve et son enfant en détresse et délaissé évoque et matérialise le drame des mamans marocaines face au monopole qui tenaille notre Souk culturel. Monopole agressif,  discriminatoire et constamment en digression par rapport aux réalités nationales, et pis encore dirigé par une mentalité hiératique d'arabizantinistes persistant dans leur défaitisme grossier.

Ce gros souk de la  malpensance, de la malvoyance, de la malprévoyance est un nid de râteurs dérailleurs  qui risquent de dévier le nouveau train chargé de tous les outils nécessaires à la reconstitution et à l'affermissement de l'altérité du Maroc et de tout le  maghreb si ce train trouve de jeunes et dynamiques mécaniciens ayant assimilé "leurs humanités" dans les laboratoires  de la  vigoureuse marocanité, et non ceux-là qui abusent de leur fonction , se métamorphosant en don quichotte à tous propos.

Exemple de nos télévisions  que crèvent des protubérances inopportunes telle la brave dame de 2m animant des émissions qu'elle transforme en une quête passionnée de l'identité arabe (al hawwya) même chez les RME travaillant en Europe,  majoritairement amazighophones. Une lubie imbécilement euphorique ici alors  qu'elle a fini par provoquer le désastre de l'orient arabe et  assurément à cause du panarabisme ségrégationniste où  germait l'éclosion brutale de la hideuse terreur que subissent les peuples proche orientaux. Existe-t-il  réellement une nation arabe  pour qu'on s'évertue morbidement à en chercher l'identité? Mon conseil à tous ces fabulateurs: Soyons d'abord nous-mêmes: AMAZIGHS MAROCAINS!!!

Et si on cherche aujourd'hui à restituer tamazight qui est historiquement la mère de l'Afrique du nord ou tamazgha, c'est parce qu'elle est la seule culture entitaire marginalisée et même outragée par tous les méconnaissants qui l'ignorent et pourtant, ils continuent à la dévaloriser en puisant de fallacieux arguments dans les  registres démagogiques vétustes que le poids de l'évolution a relégués au rang  de ces archaïsmes  que les peuples avancés n'utilisent plus.

Alors , notre gros et décadent SOUK de la culture continue d'ignorer tous les petits Moha qu'on empêche de s'épanouir culturellement dans leur milieu sociogéographique naturel. Même les maçons de Taccoseft ou la Cosef semblent avoir négligé les enseignements des pionniers psychopédagogues, dénigrant même le père de l'Emile, Mr JJ Rousseau… Les petits Moha et tous leurs cousins petits Kaddour vont grossir le peuple des SDF culturels, formé de générations aliénées, sans attache affective et sans repères du passé  pour fixer le présent. Quant au futur, il appartient aux enfants élus de l'élite du Monopole du Souk culturel - les seuls qui pourront colorer le futur par delà  tout le  Maroc de la diversité dit-on…

Aux petits Moha et petits Kaddour ayant rompu les liens les attachant jadis solidement  à leur terre—Ces petits orphelins appelés cyniquement Harraga, à ces aventuriers, produit des ratages politiques ayant dominé le Maroc voici plus de 40, à ceux-là je chante ces oraisons: 

Nos enfants s'exilent, ils s'en vont

 Arrachés au pays,ô fleurs qu'emporte le vent

Leur exode, un calvaire les vouant à l'errance fatale

où les verse  la misère de ses fourches   infernales

et les sournoises frondes éclatant leurs espoirs

ils ne cessent de partir, ils s'offrent aux mouroirs

Car longtemps assoupis dans un rêve qui n'est pas leur

Au brusque éveil, leur digne sursaut les jette ailleurs

 Alors nos enfants s'égarent, meurent et meurent

Et les leurs—miens peinés, pleurent et pleurent.

(ohoussa@yahoo.fr)

 

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