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(Décembre  2004)

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Quel est l’avenir du patrimoine amazigh?
Par: Lghazi Hsaine

Il est temps de le dire, me semble-t-il, le 29 février 2000, le ministère de la culture a inauguré le 1er musée du patrimoine culturel amazigh d’Agadir. Cette œuvre artistique a été réalisée grâce au travail conjoint d’une équipe de muséographes français et marocains passionnés par l’histoire et la culture amazighes. Dans le but de préserver le patrimoine Amazigh au Maroc, une plaque nominative a été mise en place sous le titre apparent aux visiteurs: «Musée du patrimoine amazigh». Malheureusement Imazighen qui ont favorablement accueilli avec un grand intérêt cette honorable initiative ont été récemment surpris en observant que la fameuse plaque a immédiatement disparu et remplacée par: «Musée municipal». Adieu le musée du patrimoine amazigh! S’agit-il d’une erreur ou d’une volonté délibérée? Franchement pour illusionner le peuple amazigh, par un trait de ressemblance, on a gravé la fameuse sentence de Mr Jean Genet à l’intérieur du musée: «l’agonie de certains monuments est plus significative encore que leur heure de gloire. Ils fulgurent avant de s’éteindre».
Si on voit aujourd’hui d’autres musées ouvrir leurs portes, et si pour l’art, la langue n’est pas un obstacle, il emploi régulièrement une langue sentimentale universelle pour s’exprimer à un public généralement sans frontières; pourquoi faire de l’art populaire Amazigh une distinction? Quand on approuve que les prétendus socialistes, nationalistes et islamistes essayent de nous asphyxier économiquement, Ils font aussi de leur mieux pour exterminer notre patrimoine, notre culture, notre art, et notre identité! Ceux qui acculent le mouvement culturel amazigh à la crise, font causer du tort au visage du pays. Evidemment, aucun rapport authentique n’a pu être observé entre ces groupes et: le socialisme, le nationalisme et l’islamisme. Du fait qu’il s’agit de groupes majoritaires de personnes qui préconisent l’éloignement de l’autre et défendent leurs propres intérêts communs sur les plans politique, économique, social, linguistique etc. 
Or on ne peut pas exclure Imazighen du socialisme, du nationalisme et de l’islamisme, car ces doctrines universelles n’appartiennent pas exclusivement aux arabisés qui les interprètent et les appliquent conformément aux besoins de leurs intérêts privés. Si on lit dans la presse nationale: «la démocratie marocaine unique dans le monde arabe», elle est unique du fait qu’elle exclut l’amazighité de toutes les institutions de l’état! Malheureusement, on en parle clairement de la répression et de l’atteinte aux droits de l’homme! On dit: «En sa peau mourra le renard», pour exprimer que l’homme vicieux ne se corrige pas.
Bref, dans le cadre du devoir humanitaire, de la solidarité nationale et de la transition démocratique que connaît récemment notre pays, les responsables (technocrates et sympathisants des partis politiques) doivent:
-Respecter et défendre la culture générale acquise par le peuple marocain, collaborer ensemble pour trouver un instrument politique adéquat et capable d’apporter une solution efficace aux problèmes économiques, politiques, sociaux et culturels; garantir les droits fondamentaux et prémunir la société marocaine contre l’injustice et le désordre.
-Renoncer à la politique de marginalisation discriminatoire et destructive et opter pour une politique démocratique qui observe équitablement l’intérêt supérieur du pays.
-Se rendre compte que la mauvaise gestion des affaires des citoyens par la politique: «socialisme, nationalisme et islamisme » ne fait qu’alourdir le pays de dettes extérieures et enrichir une minorité pour que plus de la moitié des marocains reste au dessous du seuil de la pauvreté au début de ce 3eme millénaire! Loin du discours politique, chercher une méthode efficace pour un développement global et durable, s’inscrit parmi les priorités les plus urgentes.
-Dans le cadre de la modernisation démocratique, il faut instaurer obligatoirement l’égalité entre tous les marocains, toutes les langues et toutes les cultures et prendre fermement une décision politique visant à généraliser la scolarisation de la langue tamazight et prendre en considération la répartition des universités au Maroc. Les régions Amazighophones ne bénéficient guère équitablement du droit à l’enseignement supérieur!
-Réinstaller immédiatement la plaque nominative qui représente le symbole très fort de notre identité et notre existence: «Musée du patrimoine amazigh» à Agadir et abdiquer immédiatement toutes les initiatives fastidieuses. «Rendre à Cesare ce qui appartient à Cesare» dit-on.
-Mettre pleinement en œuvre les atouts patrimoniaux et culturels, dans le cadre d’une vision stratégique pour le développement économique et social et sensibiliser tous les marocains à découvrir le patrimoine et la culture amazighs.
-Faire preuve de bonne volonté et passer en action fondée sur la rationalisation et le rendement et accorder un intérêt particulier à notre amazighité l’importante composante de l’identité de tous les marocains.
-Dans le cadre de la responsabilité de tous, lancer une campagne nationale de sensibilisation qui vise à vulgariser l’importance de l’enseignement de la langue tamazight en sa qualité de langue nationale et officielle.
-Savoir surtout qu’Imazighen sont ouverts sur les valeurs de la démocratie réelle et de la modernité, ils sont hospitaliers et tolérants, ils décident aujourd’hui à ne plus rester les oubliés de l’histoire, il faut aussitôt qu’ils s’intègrent davantage au champ politique national, au développement économique du pays et toutes les autres activités. Et ce, par l’éradication de toute forme de source de problèmes: la marginalisation et la discrimination. Juridiquement, dans le cadre de l’application de la démocratie ‘unique’ au Maroc, il faut qu’imazighen accèdent aux postes de décision politiques et économiques.
En effet, le patrimoine, la culture et la civilisation millénaire amazighs ne peuvent être condamnés d’un trait de plume à la mort lente. L’identité du Maroc se définit objectivement par les données historiques et linguistiques, il devient obligatoire d’abandonner les méthodes caduques qui visent à écarter tout l’héritage amazigh (patrimoine, culture, langue, civilisation, identité, histoire et finalement la société amazigh)! Il faut mener des recherches, dans un esprit d’équipe et de solidarité, pour promouvoir, développer la langue et la culture amazighes, confectionner un outil pédagogique adapté, œuvrer pour un développement socio-économique équitable, donner à la langue tamazight le droit dans nos moyens audio-visuels, l’intégrer dans les nouvelles technologies et ratifier officiellement la reconnaissance constitutionnelle de l’amazighité du Maroc sans retard.

 

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