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  2005

(Janvier  2005)

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 Vers quelle requalification du champ politique aspire notre pays?
Par: Lghazi Hsaine

Récemment, le champ politique national a été marqué par un débat ardent en vue de promulguer le projet de loi relatif à la constitution des partis politiques dans notre pays. En effet, dans le cadre de la configuration d’une carte politique à l’horizon des prochaines élections, le ministre de l’intérieur a négocié avec les chefs des partis politiques un projet de loi relatif à la mise à niveau de ces formations politiques.
La presse nationale a édité l’avant-projet de cette loi. Le sous-titre gros et gras stipule: «Est interdit la constitution de partis politiques fondés sur des considérations religieuses, linguistiques, ethniques ou régionales». Cette loi précise également que le parti politique doit être organisé et administré sur des bases et des principes démocratiques donnant vocation à tous les membres de participer effectivement à la direction des différents organes.
Ce projet de loi s’articule autour de plusieurs axes et le financement demeure le point le plus important. Le texte précise que le fonds des partis politiques provient des droits d’adhésion des militants, des dons et subventions ainsi que le revenu lié aux organisations d’activités culturelles et sociales en plus de l’aide de l’Etat. Il interdit aux partis politiques de recevoir des aides financières – directes ou indirectes – des collectivités locales, des institutions publiques et des sociétés où l’Etat dispose d’une participation au capital, comme il interdit à toute formation politique de recevoir des subventions et des aides – de quelque forme que ce soit – d’un pays étranger, d’une personne morale soumise à une loi étrangère ou d’une personne qui ne porte pas de nationalité marocaine. L’État finance les campagnes électorales des partis politiques et leur accorde une aide annuelle. Le montant de l’aide est tributaire du poids du parti au sein des chambres parlementaires.
Il s’impose donc aux partis politiques de faire émerger une stratégie constructive globale et d’intérioriser les valeurs de la démocratie, de la modernité, de la transparence dans la gestion et de l’alternance au niveau des directions politiques de cette loi, tant attendue, pour surmonter les obstacles et répondre à toutes les questions qui préoccupent l’opinion publique nationale. Si la constitution du 10 mars 1962 promulguait définitivement le principe du multipartisme, il s’avère très urgent et très essentiel que la constitution actuelle promulgue le principe du multilinguisme et de la diversité culturelle au Maroc, si vraiment il y’a une bonne intention pour concourir à la représentation des citoyens et une bonne volonté de créer des conditions favorables pour animer le champ politique national, dynamiser l’action des partis politiques et surtout éradiquer toute forme de discrimination pour impulser un développement socio-économique tangible.
Y’a-t-il, aussi, une bonne volonté nationale pour contrôler rigoureusement le financement des partis politiques par les collectivités locales, les institutions de l’Etat, les pays étrangers ou les personnes n’ayant pas de nationalité marocaine et réprimer sévèrement les transgressions relevées?
Toutefois, certains moyens médiatiques jugent que l’interdiction des partis ‘’fondés sur une base religieuse est une grosse hypocrisie’’, en se demandant qu’est donc le PJD? Le leader du parti «Istqlal» profère que la constitution du parti rifain a été interdite. Cet homme politique qui juge que son invitation au programme télévisé «Hiwar» du 16.11.2004, pour une seconde fois dans six ans, est une injustice par rapport au Parti Istiqlal; juge en conséquence que: Imazighen privés sauvagement de leurs droits légitimes durant plusieurs décennies, doivent attendre au moins 20 ans pour envisager la constitutionnalisation de la langue Tamazight! N’est-t-il pas une très grande injustice par rapport aux imazighen? Quand était-il juste d’inciter un peuple à renier ses origines?
Pratiquement, si on défini tous les partis politiques on remarque clairement qu’ils sont tous constitués de groupe de personnes qui défendent les mêmes intérêts linguistiques, ethniques, religieux et régionaux! Tous les partis politiques créés sont fondés sur la démagogie et la défense de la politique arabo-islamiques. Ils soutiennent les arabes,  la langue arabe, l’islamisme politique, les intérêts de la Palestine et de l’Iraq sans se soucier des énormes problèmes de la masse populaire marocaine épuisée par: la pauvreté, l’ignorance, la maladie, le chômage et l’injustice sociale! Tout en discriminant catégoriquement notre amazighité, malgré qu’Imazighen avaient sauvegardé rationnellement l’Islam, ils avaient lutté pour l’indépendance du pays et ils défendent toujours l’intégrité territoriale du Maroc. Devant la loi et l’Etat de droit, nos partis politiques sont-ils d’abord crédibles?? Sont-ils démocrates??
Aujourd’hui, le mouvement culturel amazigh défend légitimement sa cause en vue de se procurer les droits reconnus par la charte des Nations Unies en matière des droits de l’homme; il défend surtout l’unité et l’intégrité territoriale du pays. Le peuple amazigh solidaire a pleinement le droit de protéger son identité, sa langue, sa culture, sa civilisation, et sa glorieuse histoire dans le cadre des droits de l’homme, de la diversité culturelle et du multilinguisme.
Dans le cadre du devoir national et de l’intérêt général du pays, la réconciliation du Maroc avec son Amazighité, la révision de la constitution et le développement du secteur de l’enseignement de la première langue du pays depuis les temps préhistoriques: Tamazight, sont devenus obligatoires pour mettre fin au dialogue des sourds, donner une solution radicale à la question d’actualité nationale par la sauvegarde et le reconnaissance constitutionnelle de la langue et la culture Amazighes.
L’écrivain amazigh algérien Kateb Yacine a dit: «on voit l’absurdité d’une censure bureaucratique qui opère dans l’ombre et fait d’autant plus mal qu’elle atteint le citoyen au plus profond de lui-même, en occultant ses origines». Pour dire ensuite: «Et comme l’ignorance engendre le mépris, beaucoup d’Algériens qui se croient arabes – comme certains s’étaient crus français – renient leurs origines»
Interrogé, sur le dernier mot, dans l’interview du 08.01.2004, Mr Ferhat Mehenni a répondu: «J’ai énormément de respect pour toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à notre culture, à notre identité et à notre langue».
 

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