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sdyur  2005

(Juin  2005)

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 S’agit-il d’une naissance de la chanson populaire engagée?
Par : Ayt Assou Saleh

 Après son succès éclatant intitulé Warru, qui va sûrement contribuer à la sauvegarde de certains chants amazighs antiques et bien ancrés dans la mémoire d’imazighen, surtout dans le Sud-est marocain, l’édition Alennif vient de sortir un nouvel album. Mais cette fois-ci avec la chanson amazighe populaire interprétée par le jeune artiste Baha Lehssen. Cet album comprend quatre chansons, avec une Tahiduset à la fin, dont Tamedyazet, Awa mayd yaghen, Amazigh n tizi… En fait, cet album, avec le travail déjà entamé par Aeggurann, marque un tournant considérable dans la chanson amazighe engagée. Comment? Et en quoi Ces deux chanteurs se distinguent-ils parmi d’autres connus eux aussi par leur engagement vis a vis de Timmuzegha?
Plusieurs artistes amazighs se sont montrés engagés explicitement à travers leurs œuvres artistiques, notamment dans la chanson. On cite a titre d ‘exemple Mellal, Khaled Izri, Agizul, Yuba, Walid mimun, Aemmuri Nbarek, Taziri… Ces chanteurs ont bien produit des remarquable succès scandés à chaque fois qu’imazighen sont réunis. D’un point de vu artistique, ils sont aussi d’une haute qualité. Or ces productions sont restées limitées, faute de moyens, mais aussi, par ce que le discours porté était élitiste dans la plupart des cas. Autrement dit, il n’était pas à la porté de tout le monde, à savoir, la masse populaires pour en comprendre le contenu formulé souvent dans un style symbolique et littéraire. C’est un discours pour le mouvement amazigh seulement. Et ça ne pourrait être suffisant pour un mouvement qui cherche à s’élargir et s’ancrer dans la société pour que la problématique de l’amazighité récupère sa place comme une préoccupation majeure.  A notre avis c’est le pas que la nouvelle chanson engagée a réussi à franchir. Grâce à deux caractéristiques qui la distinguent au moins; la première concerne la forme; ces jeunes chanteurs emploient des instruments populaires connus, et composent leurs paroles sur des mélodies familières et bien répondues, ils recourent également à la variation des sujets au sein de leurs albums. Le deuxième trait apparaît au niveau de contenu; les chanteurs tels Baha et Aeggurann disent les choses explicitement comme il se doit. En utilisant un langage très simple ils ont réussi a transmettre, pour la première fois, le discours du mouvement amazighe au reste d’imazighen sans confusion ni allusion ni symbolisation. Dans «Tamdyazet» de Baha on trouve les maux d’imazighen, les stratagèmes manigancés par leurs ennemis afin de les éliminer et de s’accaparer des richesses du pays, et la nécessité de s’unifier contre le vrai danger, tous étalés et présentés aux simples amazighs facilement. La belle mélodie nostalgique amazighe montée par Ruicha, malheureusement, pour chanter l’Irak et la Palestine intitulée «metta zzman-a nettizvir» comme si l’atlas ne manque pas de blessures. A était exploité également comme il faut par ce jeune artiste en déplorant la situation pitoyable de tamazight et imazighen; «metta. zzman a n ttizvir wa yuwyagh unebgyi awal yawey timizar», les martyrs de la cause amazighe dont le grand regretté Matoub Lounèss, les grands événements tels que tafsut n imazighen, et les incidents douloureux et mémorables de Tafsut Taberkanet qui ont eu lieu en Kabylie… Ce qui reflète la montée d’une nouvelle conscience fixe de l’amazighité, concernant l’unité du combat amazigh dans toute l’Afrique du nord, qui s’étend progressivement au sein de la jeunesse amazighe. A signaler que ces artistes sont sortis de la matrice du mouvement estudiantin amazigh où le combat amazigh est encore plus vif qu’ailleurs.  Et ils ont pris conscience que la chanson populaire doit être exploitée afin de servir la cause amazighe auprès de la masse. Apparemment ils ont fait le bon choix. N’est ce pas que dans la chanson populaire engagée Matoub exprimait ses idées révolutionnaires et   devient ainsi une diva, une légende inoubliable qui a dérangé énormément les ennemies de tamazight en Algérie?
Ayyuz i Baha d Aeggurann et bonne continuation, salut.

 

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